Le deuxième témoignage de Roger Rawlings au procès du 5 avril 2013

ATTESTATION SUR L’HONNEUR

Je soussigné, Roger Rawlings, ancien élève d’une école Steiner-Waldorf, directeur de publication du site « Waldorf Watch », étant au fait de la procédure en diffamation intenté par la Fédération des écoles Steiner Waldorf en France contre Catherine Picard, directrice de publication du site « www.unadfi.org », ainsi que contre Marie Drilhon et Grégoire Perra pour avoir publier l’article intitulé « L’Endoctrinement des élèves à l’anthroposophie dans les écoles Steiner-Waldorf », souhaite être entendu par la personne chargée d’instruire et de juger cette affaire, afin de porter à la connaissances des autorités compétentes les faits suivants, dont j’ai eu personnellement connaissance et dont je peux attester sur l’honneur de la véracité. Je souhaite en effet par la présente lettre certifier que les allégations de M. Grégoire Perra, dans son article, n’ont absolument rien de diffamatoire et qu’elles correspondent bien à la réalité des écoles Steiner-Waldorf. Je peux notamment confirmer les propos de M. Perra sur plusieurs points importants, à savoir :

– l’endoctrinement des élèves à la doctrine anthroposophique,

– leur inadaptation sociale lorsqu’ils sortent de ces écoles, qui est bien souvent le résultat de cette pédagogie,

– l’existence des dérives engendrées par la promiscuité entre professeurs et élèves, constitutive de cette pédagogie,

– l’existence de luttes intestines et du climat sociale délétère qui règne bien souvent dans ces institutions.

Le présent témoignage a pour objectif de compléter la première lettre que j’ai envoyée dans le cadre de cet affaire, laquelle n’avait pu traiter en profondeur de ces sujets, faute de temps, en raison des délais de remise du dossier. Mon témoignage actuel s’appuie non seulement sur ma propre expérience au sein d’une école Waldorf, mais également sur l’important travail de collecte de témoignages d’anciens élèves, de parents ou de professeurs de ces institutions, ainsi que sur mes lectures des ouvrages de pédagogie Waldorf que j’ai pu effectuer durant de nombreuses années.

LA VOLONTE D’ENDOCTRINEMENT DES ÉLÈVES A l’ANTHROPOSOPHIE

Je peux certifier que le but des écoles Waldorf est de répandre l’anthroposophie. Les enfants y apprennent l’anthroposophie, généralement indirectement. C’est ce processus que M. Perra qualifie d’endoctrinement. Voici quelques déclarations de Rudolf Steiner lui-même, révélant l’objectif réel des écoles Waldorf :

Un  premier extrait, montrant que Rudolf Steiner avait consciemment pour objectif de faire apprendre l’anthroposophie aux élèves :

« Vous devez rendre les enfants conscients que c’est la vérité objective que vous leur enseignez. Si parfois cette vérité s’avère être anthroposophique, la faute n’en incombe pas l’anthroposophie. Car l’anthroposophie a quelque chose à dire au sujet de la vérité objective. Les choses sont comme ça. C’est la matière étudiée elle-même qui engendre ce qu’on dit être anthroposophique. Nous refusons l’attitude extrême consistant à affirmer que l’anthroposophie ne devrait pas être introduite dans l’école. L’anthroposophie sera à l’école lorsqu’elle est objectivement justifiée, c’est-à-dire lorsqu’elle est appelée par la matière étudiée elle-même. » [Rudolf Steiner, Conseils, réunions avec les professeurs de l’école de Stutgartt (anthroposophique Press, 1998), p. 495.]

Je peux certifier également que les enseignants Waldorf tentent constamment d’introduire dans leur enseignement des attitudes et des sentiments religieux anthroposophiques. Comme le révèle l’extrait suivant, ce processus est systématiquement mis en oeuvre dans tous les cours :

«  Il est possible d’introduire un élément religieux dans tous les sujets, même dans les leçons de mathématiques. Quiconque a une certaine connaissance de l’enseignement Waldorf sait que cet énoncé est vrai. » [Rudolf Steiner, La base de la pratique pédagogique (anthroposophique Press, 1996), p. 94.]

De plus, je peux certifier que les enseignants des écoles Waldorf se doivent d’être des anthroposophes dévots, comme le montre cette déclaration explicite de Rudolf Steiner lui-même :

« En tant qu’enseignants dans les écoles Waldorf, vous aurez besoin de cheminer plus profondément dans la compréhension de l’Esprit et trouver les moyens de refuser les compromis… En tant qu’enseignants Waldorf, nous devons être de vrais anthroposophes dans le sens le plus profond dans notre sentiment plus profond. » [Rudolf Steiner, Conseils, réunions avec les professeurs de l’école de Stutgartt (anthroposophique Press, 1998), p. 118.]

 

Je peux enfin certifier que les écoles Waldorf ont pour raison d’être la promotion de l’anthroposophie :

« Un des faits les plus importants concernant l’École Waldorf est que, grâce à cette institution, nous sommes devenus capables de donner une relativement grande ampleur au mouvement anthroposophique. Ce dernier est ainsi devenu un grand mouvement. » [Rudolf Steiner, RUDOLF STEINER IN THE WALDORF SCHOOL (anthroposophique Press, 1996), p.156.]

 

Rudolf Steiner précise même que les enseignants Waldorf doivent se mettre au service des dieux :

« Au sein des collèges, nous devons être conscients que nous ne sommes pas ici pour notre propre bien, mais pour réaliser le plan cosmique divin. Il faut sans cesse rappeler que lorsque nous faisons quelque chose, nous sommes effectivement les instruments des intentions des dieux, que nous sommes, dans un certain sens, les moyens par lesquels cette source qui ruisselle des hauteurs se répand dans le monde. » [Rudolf Steiner, réunions de professeurs avec RUDOLF STEINER (anthroposophique Press, 1998), p. 55.]

 

Se considérant comme étant au service des dieux, les enseignants Waldorf essayent d’amener de manière clandestine les élèves vers l’anthroposophie :

« Ne perdez pas de vue qu’une institution comme l’École Waldorf, avec son caractère anthroposophique, a des objectifs qui, bien sûr, coïncident avec les désirs de l’anthroposophie. Cependant, si à l’heure actuelle ce lien était rendu public, la société briserait aussitôt le cou de l’École Waldorf. » [Rudolf Steiner, [Rudolf Steiner, Conseils, réunions avec les professeurs de l’école de Stutgartt (anthroposophique Press, 1998), p. 705.]

 

L’INADAPTATION SOCIALE DES ELEVES ISSUS DES INSTITUTIONS SCOLAIRES STEINER-WALDORF

Je peux certifier que les élèves des écoles Waldorf sont délibérément éloignés de ce que les anthroposophes nomment le « monde extérieur » (autrement dit, le monde réel et la société dans son ensemble), ce qui a pour conséquence d’en faire des personnes inadaptées. Dans le texte ci-dessous, je décris les effets que cette mise à l’écart du monde a provoqué sur ma propre personne lorsque j’étais élève Waldorf. Ce texte a été largement salué et reconnu comme une description précise des effets de l’éducation Waldorf :

 

« J’ai ressenti une complète allégeance [envers le mouvement Waldorf et l’Anthroposophie] le jour de la remise des diplômes. Ce moment d’excitation et de nostalgie est resté gravé dans ma mémoire. Ce matin de juin, je me considérais comme profondément religieux (bien que je fut alors incapable de réciter les dix commandements, ni de citer le moindre verset de la Bible). Je vibrais intérieurement à l’idée que le monde était plus spirituel que physique, plus idéel que réel. Je me suis comporté de manière vaniteuse, moraliste, guindée, puriste, honteuse. Mon esprit était encombré d’une idéologie raciste. J’étais imbu de ma personne. Pourtant, ma faculté de juger était encore balbutiante. Je n’avais pas de patience à l’égard des exigences scientifiques et me contentais de demi-vérités non-approfondies. Je préférais l’imagination à la réflexion, la sensiblerie au bon sens. J’avais raison sur tout, en permanence.  Je ne connaissais que de manière très superficielle l’économie américaine et les problèmes politiques majeurs du monde — et je m’en foutais ! Tout ce que je découvrais à l’extérieur de l’école me semblait être indigne de mon intérêt. J’étais sans direction. Je n’avais aucune ambition de carrière. Je n’avais pas non plus de projet universitaire, et ne possédais aucune compétence monnayable. Mes aptitudes sociales étaient d’ailleurs limitées. Je voulais me trouver une compagne aryenne aux formes généreuses. Je fantasmais sur Marilyne. J’espérais m’engager dans la vie comme on part en croisade, pour apporter le Salut à l’humanité. Je rêvais d’écrire un livre intitulé GOD, lequel concilierait toutes les religions du monde. J’ai rêvé de devenir président des États-Unis. J’ai rêvé de réaliser — sans savoir exactement quoi — quelque chose de titanesque, de prodigieux. Mais je n’avais pas l’intention de lever le petit doigt pour cela. J’attendais… En d’autres termes, j’avais subi un lavage de cerveau, réalisé avec une minutie et une intensité je n’étais pas en mesure de comprendre. En fait, j’ai été — sans m’en apercevoir complètement — profondément malheureux. Dieu merci, j’ai été profondément malheureux. Et comme la réalité de mon découragement m’est apparu progressivement au fil des ans qui ont suivi ma sortie de l’école Waldorf, j’ai tenté de comprendre les causes de mon état, puis d’y remédier. Malgré cela, ce n’est que peu à peu que j’ai été en mesure de cesser de suivre la pente descendante qui me conduisait dans le brouillard. J’ai fait de la lévitation (au sens figuré) et pu enfin trouver pied dans la réalité. Il m’a fallu plus de vingt ans pour me reprogrammer entièrement moi-même. [Roger Rawlings, « I Went to Waldorf ».]

Ces témoignages ainsi que d’autres sont disponibles sur mon site à l’adresse internet suivante :

https://sites.google.com/site/waldorfwatch/i-went-to-waldorf]

 

LES PRATIQUES ABUSIVES DES PROFESSEURS SUR LES ÉLÈVES DANS LES INSTITUTIONS SCOLAIRES STEINER-WALDORF

J’ai eu connaissance de nombreux cas de comportements abusifs commis à l’égard des élèves dans les écoles Waldorf. Ces comportements sont parfois le fait des enseignants Waldorf eux-mêmes,  parfois sont commis par des élèves sous le regard de leurs enseignants, sans interventions de leur part. En voici quelques exemples, extraits des témoignages que j’ai pu recueillir :

 

« Une fille que je connaissais a été violemment poussée contre un mur et battue par son enseignant [Waldorf]. Elle a quitté l’école peu de temps après et semblait traumatisée quand, plus tard, elle m’a raconté cette histoire. Une autre fille m’a raconté qu’un enseignant lui avait fait mal en lui tirant violemment le bras pour la forcer à franchir un cours d’eau lors d’un voyage de classe. Il l’avait ensuite attrapée et secouée violemment, malgré ses injonctions de ne pas la toucher. “J’ai vu un enseignant faire irruption dans un état de colère extrême et s’emporter contre les deux enfants qui jouaient avec des lignes d’arrosage extérieur. Un autre professeur, que pourtant nous aimions et respections, était connu pour piquer de véritables crises de rage, qu’il laissait parfois éclater dans la salle de classe. »

 

« Mon professeur [Waldorf] (appelons le Monsieur M.) était un harceleur… Il me faisait subir des moments pénibles en me harcelant chaque fois que je rencontrais une difficulté scolaire, ou lorsque je commettais la moindre petite erreur. »

 

« Au sein de l’école Waldorf où j’ai effectué ma scolarité, même au Jardin d’enfants (école maternelle), régnait un climat permanent de violence. On y pratiquait systématiquement le harcèlement, comme me l’ont d’ailleurs confirmer d’autres témoignages. Rien n’a été jamais fait pour mettre un terme à cette pratique »

 

« La violence était une méthode courante dans mon école Waldorf. Les élèves y étaient frappés ou bousculés tous les jours. »

« Nos enfants ont fréquenté une école Waldorf où l’utilisation illégitime de la force physique par les enseignants était une pratique ordinaire, pouvant même prendre des formes assez violentes. La pratique du harcèlement était également répandue parmi les enfants. Les enfants de couleurs, ou ceux qui n’avaient pas une origine européenne, en étaient les premières victimes. Le simple fait d’interroger cet état de fait mettait en rage les enseignants… »

 

« J’ai eu connaissance de plusieurs cas d’enfants ayant été frappés et injuriés par des enseignants Waldorf. Ces comportements étaient pratiqués en toute impunité. Ceux qui osaient demander des comptes à ce sujet se voyaient répondre avec condescendance qu’il ne comprenaient rien au karma. En réalité, l’école n’ayant pas la possibilité de recruter d’autres enseignants, l’institution gardaient les plus sauvages. Malgré leur incompétence, ces derniers croyaient qu’ils étaient prédestinés à être les professeurs des enfants dont ils avaient la charge, conformément à ce que leur répétait les autres professeurs plus expérimentés, et à ce qu’il avait lu dans les écrits de Steiner. »

 

« Lors d’une journée Portes Ouvertes à laquelle nous avons assisté à l’école [Waldorf], mon fils a été violemment bousculé au cours d’un jeu collectif. Certes, ce genre d’incident n’a rien d’inhabituel en milieu scolaire. Cependant, tandis que je réconfortais mon enfant, j’ai été frappé par le fait que l’enseignante qui avait assisté à la scène ne manifestait aucune réaction et ne semblait même pas avoir conscience de ce qui venait de se produire. Elle continuait à coudre en silence. Je restais assise là, stupéfaite par ce comportement. Cette volonté d’ignorer délibérément l’incident avait quelque chose de plus violent que l’incident lui-même. Constatant ma stupéfaction et mon indignation à l’égard de l’insouciance de cette enseignante, un parent est venu m’expliquer que les enfants « travaillaient sur leur karma. »

Voici enfin un extrait d’article paru dans un journal en Australie:

« Roger Graham, professeur d’anglais [dans une école Waldorf] savait écrire de belles lettres d’amour. Mais en 2001, lorsqu’il commence à écrire à l’une de ses élèves de sexe féminin âgée de 16 ans, ce quinquagénaire marié rédigeait en fait le chapitre final de l’École Waldorf de Newcastle. Une école Rudolf Steiner, qu’il a pourtant contribué à fondé au début des années 80… La relation [entre Graham et la jeune élève] a été découverte en mai 2001. Graham a alors été licencié. Même alors, il continua d’écrire à la jeune fille. Ses lettres furent transmises à la jeune fille par Keitha Montefiore, co-fondatrice de l’école et professeur principale… Cette dernière péripétie de Robert Graham fut le dernier épisode d’une longue série de polémiques survenues dans cette l’école de 140 élèves, à commencer par une affaire de toilette sexuelle des élèves, perpétrée par les enseignants masculins et féminins au milieu des années 2000, ainsi que les accusations de faits d’abus physiques et émotionnels remontant au début des années 1990. En 1995, huit enfants et plusieurs parents ont fait des déclarations à l’Unité spéciale de protection de mineurs de la Police de Newcastle, enquêtant sur des accusations selon lesquelles sept enseignants auraient bousculé, étouffé et frappé sept de leur jeunes élèves à coups de pied. Un enseignant aurait également projeté un garçon à travers une fenêtre d’une salle de classe, lui brisant le bras… Les parents, les anciens élèves et les anciens personnels administratifs de l’école témoignent de l’existence d’une culture du secret, de dénégations et de dissimulations systématiques, ainsi que d’une gestion de cette institution scolaire comme s’il s’agissait d’un fief privé appartenant à Montefiore et Graham, jusqu’à ce que survienne le licenciement de ce dernier… Plusieurs enseignants ont finit par épouser danciennes élèves, qui devinrent à leur tour des enseignants de l’école. « Toute cette affaire est incroyablement incestueuse et féodale » déclara l’ancien membre du Conseil d’administration. [Extrait de la page intitulée « Extrémité », disponible sur le site Waldorf Watch :

https://sites.google.com/site/waldorfwatch/extremity%5D

 

Ces témoignages ainsi que d’autres sont disponibles sur mon site à l’adresse internet suivante :

 https://sites.google.com/site/waldorfwatch/slaps

L’AMBIANCE DELETERE ET LES GUERRES INTESTINES ENTRE LES ENSEIGNANTS AU SEIN DES INSTITUTIONS SCOLAIRES STEINER-WALDORF

Je peux certifier que de nombreuses personnes, salariées ou bénévoles des écoles Waldorf, évoquent l’existence d’un climat conflictuel aux conséquences parfois assez graves. Voici deux témoignages à ce sujet :

 

• Déclarations de Keith Francis, ancien enseignant et directeur d’une école Waldorf :

« Les écoles Waldorf attirent souvent des enseignants aux personnalités instables. Je me souviens qu’à plusieurs reprises, notre institution s’est vue paralysée pendant des semaines, ou même des mois, parce qu’un ou deux enseignants avait développé des idées obsessionnelles. Je me souviens que de bons professeurs ont quitté notre école parce qu’ils ne pouvaient plus supporter davantage les incessantes chamailleries qui s’y produisaient. »

« Quand les enseignants Waldorf travaillent ensemble, les forces adverses extérieures à l’école [c.-à-d., qui s’opposent à la pédagogie Waldorf et/ou à l’anthroposophie] peuvent être repoussées efficacement, voire même vaincues. Cependant, j’ai fait l’amère expérience du fait que ces périodes d’entente sont de courte durée. Lorsque les choses tournent mal, c’est toujours de l’intérieur de nos écoles que vient le problème… »

  

« Dans l’école Steiner où j’ai travaillé, un cycle de paix relative et de productivité de trois ans était aussitôt suivi d’une période de forte discorde, au cours de laquelle se réveillaient les vieux démons. Cette fois-là, la résistance [contre la politique de l’école] fut aussi forte que les fois précédentes, mais plus bruyante. Peu de temps après, l’enseignant contestataire a pris un emploi dans une autre école Waldorf, laissant l’institution qu’il quittait amèrement divisée et la vie sociale de école gravement endommagée… »

 

« Lorsque la discorde déchire les institutions Waldorf, il faut souvent en rechercher la cause dans des conflits d’interprétations entre enseignants au sujet de « l’Ecriture Sainte » — c’est-à-dire, les enseignements de Rudolf Steiner. Les conséquences sont alors comparables à un conflit dogmatique survenant entre des groupes de fanatiques religieux. Certains enseignants, en raison d’une incompréhension et d’un détournement de certains propos de Steiner au sujet du projet pédagogique de création d’un orchestre au sein de l’école, se sont alors crispés sur cette idée de manière obsessionnelle. Certes, ce point méritait une certaine attention, mais le zèle et la ferveur avec laquelle il était défendu faisaient davantage penser à une foi inconditionnelle envers une nouvelle religion qu’à une initiative pédagogique.. »

« Un grave conflit entre les gestionnaires de l’école Waldorf et leurs protégés avait à ce point dégénéré que je décidais de quitter cette institution… J’ai alors trouvé un poste d’enseignant à l’école de Lenox [qui ne pratique pas la pédagogie Steiner]… Dans cette école, je devais enseigner à des élèves bien plus difficiles que ne l’étaient ceux de l’école de Rudolf Steiner. Mais cela était partiellement compensé par la meilleure entente qui régnait entre les enseignants. »

 Ces témoignages ainsi que d’autres sont disponibles sur mon site à l’adresse internet suivante :

[https://sites.google.com/site/waldorfwatch/ex-teacher-9]

 

• Déclarations de Debra Snell, ancien membre du Conseil Waldorf :

 

« J’ai fini par comprendre que les règles ordinaires ne s’appliquent pas dans les écoles Waldorf. L’anthroposophie y est plus importante que les droits individuels, lois ou vérités communes… »

 

« Les réunions pédagogiques du Conseil de l’école étaient toujours épuisantes.  L’ambiance entre les enseignants était à couteaux tirés. Chacun choisissait soigneusement ses mots, mais les non-dits prenaient plus de place que ce qui était dit à voix haute. Deux enseignants souffraient de troubles graves de l’alimentation, mais cela semblait être le cadet de leurs soucis… »

« J’ai observé les enseignants Waldorf lors des réunions avec les parents. Les enseignants s’embrassaient les uns les autres et chantaient des chansons ensembles, tandis que les parents souriaient joyeusement. J’ai été étonné. En privé, ces enseignants se combattaient constamment. Ils étaient en concurrence pour conquérir le pouvoir au sein de l’école. Il y avait beaucoup de lutte et d’agressivité. J’ai tout d’abord pensé que ces problèmes n’avait lieu que dans notre école, mais j’ai fini par conclure qu’ils étaient provoqués par des problèmes de fond, des problèmes non résolus dans l’anthroposophie. »

 

« Les enseignants se montraient incapables de penser logiquement. Ils s’abandonnaient à leurs émotions de manière irrépressible. Il était fréquent que des psychodrames, qui allaient jusqu’aux crises de larmes, éclatent, même en présence des parents… Les enseignants réclamaient tous une meilleure gestion des réunions par le Président de séance, mais celui-ci s’en montrait incapable. Il n’avait aucune compétence sociale, mais sa grande connaissance de Rudolf Steiner le rendait indéboulonnable… Constatant cet état de fait, de nombreux parents potentiels ont pris peur. A l’école, il y avait beaucoup de discussions à huis clos à ce sujet. »

Ces témoignages ainsi que d’autres sont disponibles sur mon site à l’adresse internet suivante [https://sites.google.com/site/waldorfwatch/coming-undone]

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