Endoctrinement et dissimulation dans les écoles Steiner-Waldorf : une synthèse.

Introduction

 

 

Concernant les écoles Steiner-Waldorf et de l’Anthroposophie, mon propos abordera aujourd’hui deux aspects : l’endoctrinement des élèves et la dissimulation. Si je parle de ces écoles, c’est tout d’abord en tant que témoin. Témoin, parce que je suis un ancien élève Steiner-Waldorf. Témoin, parce que je suis un ancien professeur Steiner-Waldorf. Témoin enfin, parce que je suis un ancien anthroposophe. A ce dernier titre, j’ai participé aux cercles les plus secrets, les plus fermés et les plus hauts de cette mouvance internationale. Mais j’ai pu me libérer de l’emprise que j’avais subi, par un travail de réflexion, par la Philosophie, par le fait que j’ai pu bénéficier de points de comparaison qui m’ont permis de ne jamais être totalement immergé dans ce milieu. Et c’est ce qui m’a permis d’aller à la rencontre de l’UNADFI, en juillet 2010, puis de répondre à leur demande de publication d’un témoignage. Témoignage, donc, qui résume trente années de ma vie.

 

Je précise à ce sujet que j’ai fait l’objet d’une plainte en diffamation de la part de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France et que j’ai gagné définitivement le procès en question, le 4 juin 2013. Les attendus du jugement de la XVIIème chambre correctionnelle de Paris sont très clairs : aucune animosité n’a été reconnu contre moi et mon texte « est le fruit d’une réflexion philosophique sur l’Anthroposophie et ses modes de diffusion, notamment à travers les écoles Steiner-Waldorf. »

 

Qu’est-ce que les écoles Steiner-Waldorf et l’Anthroposophie ?

 

Le lien des écoles Steiner-Waldorf et l’Anthroposophie de Rudolf Steiner est rarement perçu, alors même que c’est le fondateur de l’Anthroposophie, Rudolf Steiner, qui est aussi le fondateur de ces écoles. C’est à se demander comment les responsables de notre société, notamment ceux qui sont chargés d’être vigilants en matière d’éducation, ont pu n’y voir que du feu depuis des années !

 

Les écoles Steiner-Waldorf se présentent et sont perçues comme des institutions pratiquant une pédagogie alternative, au même titre que les écoles Freinet ou Montessori. Qu’il existe dans ces écoles des éléments d’innovations et des pratiques intéressantes sur le plan pédagogique n’est pas une chose qu’il faut nier. Mais c’est selon moi l’arbre qui cache la forêt. La sombre forêt de l’Anthroposophie.

 

Qu’est-ce que l’Anthroposophie ? C’est une nouvelle religion. C’est un syncrétisme associant divers éléments du Bouddhisme, de l’Hindouisme, du Christianisme, du Celtisme et d’autres religions. C’est une pseudo-science : une « science de l’Esprit », qui prétend notament que la Lune est faite de corne vitrifié, que le Bouddha s’est réincarné sur Mars, que le cosmos s’arrête à Saturne et que les Dinosaures crachaient du feu. C’est une méthode pour devenir clairvoyant. C’est une discipline initiatique. C’est un fatras de croyances en tout genre. C’est une doctrine totalisante, qui enferme l’esprit. Ce sont des modes de vie, des coutumes et des comportements spécifiques, qui enferment les adeptes dans un monde à part, en marge de la société, qu’ils perçoivent comme « décadente ». C’est une vénération pour un individu, Rudolf Steiner, que ses successeurs comparent volontiers à un Bodhisattva, ou à un représentant du Christ sur Terre, ou encore à un martyre de la cause spiritualiste. Rudolf Steiner : un être qui se considérait capable d’explorer le monde invisible et de converser avec les Dieux avec la même facilité que nous allons acheter notre pain chez le boulanger.

 

L’Anthroposophie, c’est un mouvement qui prétend être capable de transformer en profondeur la société, avec ses écoles, son système financier (la NEF), son organisation sociale (la « tripartition sociale »), son agriculture (la Biodynamie), sa cosmétique (les produits Hauschka), sa médecine (Weleda), ses arts (Eurythmie, Chant Werbeck, Art dramatique selon Rudolf Steiner, Peinture Hauschka, etc), sa gymnastique (Bothmer), sa messe (le culte de la Communauté des Chrétiens), son architecture (dans le style du Second Goetheanum), etc.

Que veut l’Anthroposophie ? Dans Souvenirs d’un européen, aux Éditions Belfont, Stefan Zweig s’est posé cette question après avoir connu Rudolf Steiner. Il n’a pas été en mesure d’y répondre. Je crois que j’en suis capable. Ce que veut l’Anthroposophie, c’est donner naissance à une nouvelle civilisation. La civilisation anthroposophique.

 

On peut donc comprendre pourquoi la pédagogie Steiner-Waldorf joue un grand rôle dans un tel projet. Impossible en effet de changer de civilisation sans en changer les bases, c’est-à-dire l’école. Selon Steiner, les principes de la pédagogie Steiner-Waldorf lui aurait été directement inspirée par les Dieux, avec qui il conversait régulièrement. Il est donc en réalité impossible de dissocier cette nouvelle religion qu’est l’Anthroposophie de la soit disant pédagogie Waldorf. D’ailleurs, Steiner disait lui-même que les écoles Steiner-Waldorf étaient ce qui allait permettre à l’Anthroposophie de devenir un grand mouvement. Et il avait raison ! Car ces écoles n’ont à mon sens pas d’autres fonctions que de promouvoir cette nouvelle religion, ce projet de nouvelle civilisation qu’est l’Anthroposophie.

 

L’endoctrinement

 

Mais ne nous y trompons pas : derrière ses aspects écolos, new-age, alternatifs, solidaires, spiritualistes, etc., il ne ferait pas bon vivre dans la future civilisation anthroposophique. J’en parle d’expérience. La vie dans l’anthroposophie est une aliénation. Une perte du rapport sain à soi-même, aux autres et à la société. Et surtout : une extinction de la capacité de pensée. Cela peut paraître étonnant, compte tenu de la complexité des discours ésotériques des anthroposophes. Mais c’est bien ce qui me frappe le plus lorsque je repense à toutes mes années passées en compagnie des anthroposophes : l’anéantissement de la pensée ! Et de fait, c’est une atteinte à la liberté des individus.

 

Ces écoles, qui clament haut et fort que leur but pédagogique n’est autre que la liberté des élèves, sont donc associées à une Anthroposophie qui aliène les individus. Cette association n’est pas simplement un lien à la doctrine. Il s’agit aussi de liens institutionnels entre les écoles Steiner-Waldorf et la Société Anthroposophique, notamment la « Section Pédagogique » de son École de Science de l’Esprit. Et pourtant, on continue à les croire, trop souvent, lorsqu’elles ont le mot « liberté » à la bouche. Certes, on y fait du théâtre, du modelage, du jardinage. Certes, on y mange bio à la cantine. Mais faut-il s’arrêter à ce que ces écoles affichent à leur propre sujet ?!

 

Pourtant, si on y réfléchit, on ne devrait rien trouver d’étonnant à ce que les écoles Steiner-Waldorf soient porteuses d’une forme d’endoctrinement. J’ai tenté de le décrire en détail dans mon témoignage paru sur le site de l’UNADFI, puis dans mes travaux ultérieurs paru sur mon blog depuis deux ans. Je vais ici en présenter les grandes lignes, sous forme schématique (et donc nécessairement lacunaire) :

 

  • Dans les écoles Steiner-Waldorf, l’endoctrinement des élèves passe tout d’abord par un mélange subtil du mythe et de l’Histoire. Tout y est fait pour entretenir dans l’esprit des enfants une certaine confusion entre l’imaginaire et la réalité. Cela s’explique par le fait que, pour l’Anthroposophie, les mythes traduisent de manière symbolique des faits réels du monde invisible, du monde suprasensible. Cette façon de penser va marquer profondément les élèves. Cela les prépare à l’Anthroposophie, ou à des modes de pensées magico-religieux similaires.
  • Dans les écoles Steiner-Waldorf, l’endoctrinement des élèves passe ensuite par l’omniprésence de rituels à caractère cultuels, de cérémonies symboliques se rapportant en fait à des contenus ésotériques de l’anthroposophie de Rudolf Steiner. Usant d’un langage codé, les pédagogues de ces écoles masquent la réalité de ces rituels anthroposophiques en les appelant des « fêtes ». Ces cérémonies scolaires prennent même un caractère initiatique.
  • Dans les écoles Steiner-Waldorf, l’endoctrinement passe également par le fait de créer chez les élèves une défiance à l’égard du « monde extérieur » et de la société. Cela se manifeste notamment (mais pas seulement) par des tricheries lors des inspections pédagogiques, où l’on demande aux élèves de « jouer le jeu ». Cela crée à la longue une défiance profonde à l’égard des institutions et des règles de la vie en commun, voire même des lois et des mœurs.
  • Dans les écoles Steiner-Waldorf, l’endoctrinement des élèves passe en outre par l’introduction, dans tous les cours, de références culturelles particulières, qui sont en fait les références dont s’est emparée l’Anthroposophie. Par exemple, le Faust de Goethe, le roman de Perceval, le Manichéïsme, le mythe de Gilgamesh et Enkidu, etc. Lorsque les pédagogues de ces écoles parlent de ces œuvres, qui sont comme sacralisées aux yeux des élèves, ils le font en les commentant avec leur vision anthroposophique de ce ces œuvres. Ils donnent aux élèves un univers de référence qui est aussi l’univers de référence des anthroposophes.
  • Dans les écoles Steiner-Waldorf, l’endoctrinement des élèves est aussi mis en œuvre par la création de liens affectifs particulièrement forts entre les professeurs et les élèves. Cela commence très tôt, au jardin d’Enfant, par des gestes, des attitudes, une proximité corporelle. On veut donner aux enfants l’impression qu’ils sont aux sein d’une famille. Pour les élèves adolescents, il s’agit plutôt d’entrer dans une relation de copinage et de complicité, s’associant à une sorte de guidance spirituelle, pouvant provoquer des dérapages.
  • Dans les écoles Steiner-Waldorf, l’endoctrinement des élèves passe par l’introduction, dans les cours de sciences, de théories pseudos-scientifiques de Rudolf Steiner. Cela se fait sous le mode de l’allusion, jamais de l’affirmation directe. Ce qui rend le procédé difficilement repérable. Par exemple, on fera allusion à la possibilité de l’existence de l’Atlantide de manière réitérée.
  • Dans les écoles Steiner-Waldorf, l’endoctrinement des élèves passe par l’omniprésence de la pratique de l’Eurythmie. Contrairement à la façon dont l’Eurythmie est présenté par les pédagogues de ces écoles, il ne s’agit pas d’une expression corporelle, mais d’une forme de Yoga des anthroposophes, chargé d’occultisme. C’est aussi une école de l’autosuggestion. On pourrait aussi mentionner le « dessin de forme » ou la « gymnastique Bothmer », qui sont pratiqués dans ces écoles, et qui ne sont ni une gymnastique, ni des cours de dessin, mais des activités chargées de présupposés anthroposophiques. Ces présupposés doctrinaux sont transmis aux élèves à travers l’enseignement de ces activités.
  • Dans les écoles Steiner-Waldorf, l’endoctrinement des élèves passe par l’omniprésence de récitations à caractère cultuel. Elles sont appelées « les paroles », alors qu’il s’agit en fait de prières anthroposophiques, souvent écrites par Rudolf Steiner lui-même. Elles véhiculent ses idées ésotériques, qui vont s’imprimer inconsciemment dans l’esprit des élèves et marquer leur façon de penser. Il ne s’agit pas de « paroles » mais de « mantras ». Les anthroposophes rythment en effet leurs vies quotidiennes de mantras de Rudolf Steiner.
  • Dans les écoles Steiner-Waldorf, l’endoctrinement des élèves passe par un processus permanent de survalorisation des egos des élèves, associé à un manque criant de travail. On donne l’impression aux élèves qu’ils sont des êtres à part, de grande valeur, des « élus » doués d’un magnifique potentiel. Mais ce potentiel n’est associé à aucun travail qui permettrait à ce dernier de se développer, s’il existe, en se confrontant à la réalité. Cela correspond à mon sens au milieu des anthroposophes, qui pensent être des élus, des initiés.
  • Dans les écoles Steiner-Waldorf, l’endoctrinement passe par le discours promotionnel interne de ces écoles auprès de leurs élèves. Et également des parents. En effet, ce discours promotionnel interne suggère aux élèves qu’ils font partie d’un monde à part d’êtres supérieurs aux autres, auquel ils ont la chance d’appartenir. On leur fait comprendre, à travers de tels discours, que ce monde à part se conjugue nécessairement avec l’Anthroposophie, puisque c’est elle qui a permis l’existence de ces écoles.
  • Enfin – et c’est peut être ce qu’il y a pour moi de plus important, parce que c’est le plus pernicieux, parce qu’on ne peut être conscient de ce procédé que lorsqu’on l’a subi de l’intérieur – l’endoctrinement des élèves à l’Anthroposophie passe par un procédé très subtil que j’ai appelé, dans un de mes articles, « les fausses réminiscences ». Dit de manière simple, il s’agit du procédé par lequel le professeur des écoles Steiner-Waldorf va inculquer à ses élèves des idées anthroposophiques en leur donnant l’impression qu’ils les ont découvert par eux-mêmes !

 

La dissimulation

Concernant à présent la question de la dissimulation, nous venons de voir qu’elle passe par la dissimulation de l’endoctrinement aux yeux mêmes de ceux qui se font endoctriner. Mais cette dissimulation est plus vaste encore. Parce que ces écoles parviennent à dissimuler leur véritable nature aux yeux de la société et des autorités. Voici quelques aspects de cette dissimulation :

 

  • La dissimulation commence par le discours promotionnel malhonnête de ces écoles quand elles présentent leur soit-disant pédagogie, où elles omettent volontairement de parler de l’aspect ésotérique et initiatique de l’Anthroposophie. Tout est fait pour passer sous silence le fait que l’anthroposophie croit à la réincarnation, aux gnomes (« êtres élémentaires »), aux démons, aux esprits, à la hiérarchie entre les races humaines, etc. On veut donner d’elle une image lisse de philosophie humaniste.
  • La dissimulation se poursuit ensuite par des actes de tricheries, de fraudes, de stratégies de dissimulation de faits, parfois graves, aux yeux des représentants de la société. Ces pratiques sont devenus tellement habituelles que ceux qui les commettent ne se rendent même plus compte de leur caractère problématique. Les écoles Steiner-Waldorf ressemblent en fait à des villages Potemkine, pour ceux qui connaissent cette référence. La dissimulation à l’égard de la société, pour protéger leur institution de tout risque d’accusation de dérive sectaire, est devenu une sorte de seconde nature des pédagogues de ces écoles. Entre accomplir leur devoir en protégeant les enfants, ou protéger leur école, les professeurs Steiner-Waldorf choisiront la deuxième solution.
  • La dissimulation est également organisée en relation avec le médecin scolaire de ces écoles, dont Rudolf Steiner avait explicitement exigé qu’il soit un anthroposophe pratiquant la médecine anthroposophique. De fait, ce médecin sera avant tout un défenseur des écoles Steiner-Waldorf et de l’anthroposophie avant d’être au service des autorités sanitaires de son pays et de la cause de la santé. Compte-tenu de ses convictions thérapeutiques et de celles du milieu anthroposophique auquel il appartient, il pourra lui arriver de ne pas traiter certains problèmes comme d’autres confrères l’auraient fait, ou seraient tenus de le faire. Ainsi, dans certains pays européens, ainsi qu’au Canada, on s’est aperçu que des foyers épidémiques de certaines maladies rares avaient pour épicentres des écoles Steiner-Waldorf. Cela tenait aux réticences de la communauté qui entoure ces écoles envers la vaccination, mais aussi de manière plus large envers les antibiotiques et même les interventions chirurgicales. Le médecin avait omis de signaler aux autorités médicales dont ils dépendait l’ampleur de l’épidémie (rougeole, coqueluche, etc.) qu’il avait été en mesure de constater, afin de ne pas éveiller de soupçons sur l’école et risquer de la faire fermer, même temporairement.
  • La dissimulation se prolonge enfin par l’utilisation d’un autre vocabulaire, d’un langage codé. J’ai parlé des « paroles », dont le mot sert à masquer la réalité de prières anthroposophiques que l’ont fait dire aux élèves. Mais ce double langage est bien plus vaste encore. Il cache d’autres réalités aux yeux de la société. Il permet surtout, quand on vit à l’intérieur de ce monde en vase-clos, que l’on se dissimule certaines choses à soi-même. C’est ce qui se passe quand on est élèves, parents, ou professeurs de ces écoles. Et c’est sans doute là ce qu’il y a de plus redoutable, de plus inquiétant.

 

Conclusion

 

La plupart des élèves de ces écoles ne vont pas devenir des anthroposophes. Ils vont par contre devenir sensibles à des idées spiritualistes, new-age, ainsi qu’à un univers, une esthétique, une façon d’être qui était celle de leur école et qui est aussi celle des anthroposophes. L’endoctrinement subi est très subtil, insidieux. Il est difficile à repérer et à condamner. Mais ce n’est pas pour autant qu’il ne doit pas l’être.

 

Quand à la dissimulation, il ne s’agit pas d’une stratégie consciente, mais d’une habitude, d’un héritage. Sauf peut-être pour les hauts responsables. Au bout de 90 ans d’existence de ces écoles, aucune clarification n’est intervenue. Il n’en viendra aucune. C’est pourquoi la société doit prendre ses responsabilités à l’égard de ces écoles. C’est une question de courage. De courage politique, certainement. Mais aussi de courage d’aller jusqu’au bout du constat et de le dire publiquement. Si les écoles Steiner-Waldorf ont pris la place qui est la leur aujourd’hui en France et dans le monde – et qui ne cesse d’augmenter, au point que bientôt plus aucune instance de la République n’osera les contrecarrer – c’est parce qu’elles ont bénéficié de l’indolence et de la somnolence de ceux qui n’auraient pas dû dormir. Il est temps que cette somnolence soit secouée !

 

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