La méditation anthroposophique de la Rose-Croix

Méditation de la Rose-Croix

La plante et l’homme

« On se représente une plante ; on se la représente s’enracinant dans la terre, poussant feuille après feuille et se développant jusqu’à la floraison. (…) Puis n s’imagine un homme à côté de cette plante. (…)

« L’homme est plus parfait que la plante ; pourtant, je découvre en lui des penchants que je ne vois pas chez celle-ci et dont l’absence me la fait paraître plus parfaite que lui à certains égards. »

« convoitise, passion, erreur »

« Chez la plante au contraire, je vois que, de feuille en feuille, elle obéit uniquement aux lois de la croissance, et que sans passions, elle épanouit ses fleurs aux chastes rayons du soleil. »

La sève et le sang

« Je me représente maintenant la sèvre verte circulant à travers la plante et j’y vois l’expression, dans toute leur pureté, des lois de la croissance. »

« Puis je me représente le sang rouge qui circule dans les artères de l’homme et j’y vois l’expression d’appétits, de désirs, de passions. » p. 59

« Je me représente ensuite que l’homme est susceptible de progrès, qu’il peut, grâce aux facultés supérieures de son âme, purifier ses désirs et ses appétits et qu’ainsi est aboli ce que ceux-ci ont de bas, si bien qu’ils peuvent renaître à un niveau plus élevé. On peut alors voir dans le sang l’expression de passion et de désirs purifiés. » p 60

La rose rouge

« J’évoque maintenant en esprit une rose et je me dis que, dans les pétales rouges de cette fleur, je vois la sève verte devenue rouge ; tout comme la feuille verte, la rose rouge obéit purement aux lois de la croissance. Le rouge de la rose doit devenir pour moi le symbole du sang qui est l’expression d’impulsions et de passions purifiées, dépouillées de ce qu’elles avaient de bas et de semblables dans leur pureté aux forces qui agissent dans la rose. »

Les sentiments : félicité, gravité, libération.

« Je peux éprouver un sentiment de félicité si je me représente la pureté et l’absence de passion chez une plante en croissance. »

«  Je peux ensuite faire naître en moi le sentiment que certaines perfections supérieures doivent être achetées au prix de passions et de désirs. Ceci peut transformer en gravité le sentiment de félicité que j’ai éprouvé tout d’abord. »

« Enfin, la pensée du sang rouge qui peut devenir porteur d’expériences intérieures pures, tout comme le suc rouge de la rose, pourra éveiller en moi un sentiment de libération et de bonheur. »

Le symbole de la Rose-Croix

« Après être passé par ces pensées puis ces sentiments, on les rassemble dans la représentation symbolique suivante : on se représente une croix noire qui sera le symbole de ce qui a été détruit d’inférieur dans les passions et les désirs ; puis, là où se croisent les deux bras de cette croix, on se représente sept roses rouges, lumineuses, formant un cercle. Ces roses seront le symbole d’un sang devenu l’expression de passions purifiées. » 61

Rudolf Steiner, La méditation, Ed. triades-Poches, Paris, 1997, p. 59 à 61.

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