Jamais personne avant vous…

Ancien parent et ancienne jardinière d’une école concernée par vos articles, avec du recul et de la maturité, cela fait un moment que je cherche ce genre d’articles et de commentaires…Avec votre parcours, vous avez la chance d’avoir pu entrevoir le monde loin de Steiner et de ceux et celles qui véhiculent ses paroles avec tant de conviction…Néanmoins, ils sont de manière profonde parfaitement honnêtes, comme vous l’êtes aussi dans le soin apporté à vos écrits si justes et si pertinents…Au coeur du système, dans toutes ses méandres, derrière les façades, au plus près des beaux parleurs, des « perroquets », dans le secret des interpénétrations entre système pédagogique et noyau dur de l’anthroposophie, avec tout ce temps passé en tant qu’élève puis comme professeur, vous avez su sans haine dénoncer et analyser une bonne partie de l’envers du décor. Je pense que vous étiez ambitieux à votre manière en espérant donner un coup de jeune à ce mouvement. Je suis aussi persuadée que vous vous êtes donné beaucoup de mal, et ce avec beaucoup de sincérité, lors de vos rapports sur l’institution et que par ce fait vous étiez à l’abri de toute forme d’accusation en publiant vos comptes-rendus, qui ont même été approuvés par certains membres.. Je suis aussi persuadée que tout cela a été très douloureux pour vous malgré votre courage d’aller au bout. Il est clair que vous représentiez un réel danger pour le mouvement. Effectivement, jamais personne avant vous n’avait éclairé avec autant de détails et de précisions les arrières-plans de la pédagogie, de ses liens, des différents étages des acteurs de l’anthroposophie. Je reste persuadée que chacun de nous a cette possibilité, derrière l’écran de la langue de bois, de pouvoir accéder à l’espace qui ne convient pas. L’espace qui endort, qui berce, qui console, qui flatte, où l’échange et la critique n’ont pas leur place.
Je vous souhaite une très belle vie, riche en rencontres, activités sportives, avec ce bon vieux rock !!! Que dire d’autre ? Sinon cette banalité, qui consiste à nous dire qu’au fond de nous-même on sait très bien ce qui convient ou non, et que si le parcours nous éloigne un moment de notre être profond, c’est qu’on a des choses à comprendre sur nous et notre vécu personnel et qu’il ne faut rien regretter mais avancer…Bien à vous

Anne Beuzet

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Professeur de Philosophie
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