Masques, mensonges et manipulations dans les écoles Steiner-Waldorf et dans l’Anthroposophie

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Les deux trilogies de « Star Wars » ont placée la civilisation actuelle devant une métaphore puissante : celle du masque. En effet, « l’Empire » est une civilisation dont les soldats portent tous le même masque. Qu’y a-t-il derrière ce masque ? Des clones. Autrement dit, les masques ne servent pas à cacher des individualités différentes, mais à dissimuler le semblable par le semblable. De plus, à travers la figure de Darth Vador, ce film de science-fiction nous présente l’histoire d’un individu qui vivrait en permanence sous un masque. Il le porte depuis qu’il s’est perdu lui-même. Une fois le masque retiré, ce personnage est condamné, car ce masque était en même temps son système de survie.

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Si l’on y réfléchit, on s’apercevra que cette métaphore des temps modernes est aussi celle qui permet de comprendre une dérive sectaire comme l’Anthroposopsophie et l’une de ses émanations : les écoles Steiner-Waldorf. En effet, ces institutions avancent toujours masquées. Mais ce masque n’a pas pour fonction de dissimuler une originalité, une singularité ! Car il n’y a personne derrière le masque que l’anthroposophe ou le pédagogue Steiner-Waldorf présentent en guise de visage. Il n’y a que le mensonge et les contradictions qui lui tiennent lieu d’être. Les masques des anthroposophes et des institutions anthroposophiques ne cachent que des « clones », des êtres artificiels nés de la tromperie et du mensonge. Si on les leur retiraient, ils mourraient, comme mourraient les écoles Steiner-Waldorf, si la vérité au sujet de leur vraie nature se révélait au grand jour de la conscience de la société. Cet article voudrait interroger la dimension du masque et ses implications au sein de l’Anthroposophie et de la pédagogie Steiner-Waldorf.

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Pourquoi porter un masque à la place d’un visage ?

Le philosophe Emmanuel Levinas disait : «  Il n’y a pas de relation éthique possible entre êtres humains, sans nudité du visage de l’autre ». Avancer vers l’autre à visage découvert, c’est la condition de l’éthique. Inversement, avancer vers l’autre avec un visage couvert, un visage masqué, implique nécessairement la tromperie, la manipulation et l’immoralité.

Pourquoi l’Anthroposophie se présente-t-elle toujours avec un masque ? En effet, l’anthroposophe ne dira jamais qu’il est anthroposophe. Dans sa manière d’aborder les gens, de parler de lui, de parler de l’Anthroposophie, il va savoir éviter d’utiliser ce mot là, pour employer plutôt les mots que les personnes à qui il s’adresse peuvent entendre. Steiner l’a dit clairement aux pédagogues Steiner-Waldorf : « Evitez qu’on entende le mot Anthroposophie dans votre bouche ! » (Lire : Extraits édifiants des conseils de Rudolf Steiner aux professeurs de la première école Steiner-Waldorf de Stuttgart).

Derrière ces masques que sait présenter l’Anthroposophie, à travers ses différentes émanations, il y a bien toujours mensonge, tromperie, séduction, immoralité, dissimulation de comportements légalement répréhensibles, etc. Et cela, dans toutes les institutions de l’Anthroposophie que j’ai pu fréquenter. Or, je les ai à peu près toutes fréquentées au cours de mon parcours de vie : Weleda , les Camphills, la Biodynamie, les écoles Steiner-Waldorf, la Société Anthroposophique, la Communauté des Chrétiens, etc. Il y avait toujours, au bout du compte (on ne s’en aperçoit pas immédiatement) ces comportements. Cela va jusqu’à ce qu’on décrit parfois au sujet des autres mouvements sectaires : emprise mentale, déviance sexuelle, manipulations, techniques pour soutirer de l’argent, etc. Cela va jusque là, mais de façon suffisamment prudente pour que ça ne se voit pas, ni au premier abord, ni même après un long temps passé dans ces émanations de l’Anthroposophie. Il faut vraiment avoir été au cœur du système pour savoir des choses qui permettent d’affirmer ce que j’affirme.

Les trois grandes contradictions internes de l’Anthroposophie

Le masque, c’est ce qui permet de se présenter à l’autre autrement que ce que l’on est. C’est aussi une manière de cacher les contradictions qui nous constituent. L’Anthroposophie est constituée de contradictions. C’est là où c’est subtil ! Si le fait d’être soumis à des contradictions internes est excusable, en revanche, le fait de les gérer de manière malhonnête ne l’est pas. Une personne qui a bien étudié les écoles Steiner-Waldorf et l’Anthroposophie au Canada, Yves Casgrain, m’a dit un jour : « Quand même, l’Anthroposophie, ce n’est pas une secte comme les autres. Tu ne peux pas dire ça ! Enfin, Steiner, il était vraiment croyant ! ». Yves Casgrain est profondément croyant. Pour lui, le fait que Steiner était sincère dans sa croyance l’excuse un peu, si je résume sa pensée. C’est ce qui lui a permis de déclarer  publiquement qu’il ne pensait pas que les écoles Steiner-Waldorf soient une secte. Ce dont n’ont pas manqué de s’emparer ces dernières. J’ai beaucoup de respect pour le travail d’Yves Casgrain. Mais je ne crois pas que le fait que Rudolf Steiner ait été un croyant sincère puisse l’excuser, même un peu. Pourquoi cela ?

Nous sommes tous, peu ou prou, tissés de contradictions. C’est humain. Mais nous nous révélons sur le plan moral dans la manière dont nous cherchons, honnêtement ou non, à les gérer. A ce sujet, il en va des hommes comme des civilisations. Rudolf Steiner était en effet un être pétri de graves contradictions : la plupart étaient celles de son temps. Mais il les a gérées malhonnêtement. Or c’est bien là qu’est le problème : en gérant malhonnêtement ses propres contradictions, en choisissant de les transmettre à d’autres plutôt que de les traiter, de les affronter, en organisant stratégiquement des mensonges destinés à perdurer au-delà de lui-même, en trompant la vigilance des gens, en bernant sciemment les autorités et en apprenant à ses disciples à le faire également, le fondateur de l’Anthroposophie et des écoles Steiner-Waldorf a fait preuve d’un esprit sectaire, au même titre que les gourous des autres sectes. En ce sens, il est inexcusable !

La première contradiction de Rudolf Steiner se situe entre la raison et la croyance, ou la science et la religion. Rudolf Steiner était sans doute sincère quand il disait qu’il voudrait être un scientifique. Et en même temps, c’était un homme qui avait une mentalité religieuse archaïque. Il était visiblement difficile pour lui de conjuguer les deux. Cela lui aurait demander d’évoluer, de s’ouvrir à de nouvelles idées, de changer en profondeur ce qu’il était, ainsi que son comportement, etc. Notre société est encore en train d’opérer cette difficile mutation, de gérer cette contradiction entre une nostalgie d’un ancien monde religieux et les avancées de la science moderne donnant naissance à un monde nouveau. Quand elle aura complètement surmonté cette contradiction, il est probable que les sectes n’auront plus de terreau sur lequel elles prospèrent aujourd’hui. Mais Rudolf Steiner n’a pas géré cette contradiction de manière honnête. Il l’a fait de manière malhonnête. En effet, il a institué une « Science de l’Esprit », une soit-disant science du spirituel. Quand j’étais anthroposophe, j’ai essayé de voir quels en étaient les fondements. Très sincèrement, je voulais comprendre de quoi il retournait. C’était mon grand défaut ! Quand on est anthroposophe, au bout d’un moment, on ne veut plus comprendre, on ne cherche plus à comprendre, on ne peut plus comprendre quoique que ce soit. Parce que en fait, il n’y a rien à comprendre. Il faut au moins 20 ans de lecture quotidienne des œuvres de Steiner et beaucoup de lucidité vis-à-vis de soi-même pour comprendre qu’il n’y a rien à comprendre. Sinon, on peut s’illusionner en disant : «  Cela a l’air intéressant ! ». Mais ce sont des mots. C’est un jeu sur les mots, en toute bonne foi. Mais ce sont des mots creux. Il n’y a rien derrière. L’Anthroposophie vous propose de devenir clairvoyant, de devenir un « initié », si vous pratiquez les exercices que donne Rudolf Steiner dans son livre « l’Initiation ». Je les ai pratiqués. J’ai connu des gens qui les pratiquaient depuis 30, 40, 50, 60 ans, etc. Aucun d’eux n’était devenu clairvoyant ! Ce n’était pourtant pas faute qu’il y ait suffisamment de monde pour pratiquer ces exercices. J’ai entendu les dirigeants de l’Ecole de Science de l’Esprit le dire entre eux : la clairvoyance, ça n’existe pas. Steiner savait lui-aussi que ses exercices ne donnaient aucun résultats. Il l’a très bien géré en disant : « Vous n’avez pas à attendre de résultats de la pratique de ces exercices. Si vous en attendez, c’est que vous êtes impatients. Si vous êtes impatients, c’est que vous ne méritez pas d’avoir des résultats ! ». C’est imparable !

La deuxième grande contradiction de Rudolf Steiner se situe entre son désir de reconnaissance par l’Etat, les institutions et la collectivité, et une volonté de faire absolument ce qu’il voulait, sans rendre de comptes à personne. Steiner disait à ses disciples : « Vous devez toujours demander des subventions à la collectivité » (Lire à ce sujet l’article Extraits édifiants des conseils de Rudolf Steiner). C’est ce que font les écoles Steiner-Waldorf. Elles osent demander de l’argent et veulent être reconnues. Avec succès, puisqu’il y en a sous contrat. Mais quand la collectivité leur demande des comptes sur ce qu’elles font avec l’argent qu’on leur a versé, elles dissimulent leurs véritables pratiques. Les principales écoles Steiner de France (Chatou , Verrières, Strasbourg, etc.) sont en effet sous contrat et elles ne survivraient pas sans l’argent que leur donne actuellement l’Etat. C’est typique de la position de Steiner : « l’Etat doit nous subventionner, c’est normal et on n’a aucun compte à rendre à l’Etat ni à la collectivité, c’est la liberté pédagogique, etc. ». Moyennant quoi, ils font ce qu’ils veulent. Et ce qu’ils veulent, ce qu’ils font, c’est parfois très inquiétant.

Enfin, il y a une contradiction énorme, chez Rudolf Steiner, entre l’idéal de l’émancipation de l’individu (Steiner se réclamait de Nietzsche, de la « valeur du moi » de ce philosophe, qui est très forte) et, en même temps, sa nostalgie de la société chrétienne du Moyen Age, où l’individu n’avait pas sa place en tant qu’être libre et autonome. Steiner avait en effet la nostalgie du fait qu’au Moyen Age, l’individu était dissous dans la collectivité, dont il était avant tout un membre, y perdant son libre-arbitre, sous la tutelle de l’Eglise. Cela se voit nettement dans la manière dont il a organisé la structure des institutions auxquelles il a donné naissance.

Des contradictions internes qui conduisent à mentir et à manipuler

Ces mensonges, ces contradictions, ces mensonges qui servent à masquer des contradictions, mènent nécessairement à des pratiques de manipulation. Parce que vous ne pouvez pas faire tenir un mensonge sans passer par la manipulation ! Sans cette dernière, le mensonge s’effondrerait au bout d’un moment. La manipulation est présente partout, dans tout ce qui a trait à l’Anthroposophie. Je l’ai dénoncé en particulier pour les écoles Steiner-Waldorf. Je peux en donner ici quelques exemples, dont certains ne figurent pas nécessairement dans mon témoignage de 44 pages paru sur le site de l’UNADFI. Je vais donner des exemples très concrets, qui montrent à quel point cette habitude de la manipulation imprègne le comportement d’un pédagogue Steiner-Waldorf :

– Les écoles Steiner-Waldorf, surtout quand elles sont sous contrat, disent : «  Nous sommes inspectées régulièrement. Nous sommes donc tout à fait conformes aux normes qu’exige la Société. ». Pourtant, je me souviens très bien, en tant qu’élève que, quand les inspecteurs venaient et que le professeur qui nous faisait cours n’était pas le professeur qui avait les diplômes, on nous disait : «  Les enfants, aujourd’hui vous faites semblant. On va faire venir un autre professeur. Vous faites comme si c’était votre professeur habituel ! Il va vous faire un cours que vous n’allez pas comprendre. Ce n’est pas grave ! Vous ferez comme si vous comprenez. C’est qu’il y a un méchant inspecteur qui veut faire fermer notre école. Jouez le jeu, s’il vous plaît, et faites semblant. ». Et on le faisait ! En tant qu’ancien professeur Steiner-Waldorf, je l’ai fait également. J’ai demandé ce genre de choses à mes élèves. Je me souviens de notre fierté, après les inspections, quand on se réunissait tous ensemble, tous les professeurs, le soir, et qu’on parlait des visites qui venaient d’avoir lieu ! On disait : «  C’est incroyable, l’inspecteur n’y a vu que du feu ! On s’est bien débrouillé sur ce coup là ! ça s’est vraiment joué à peu de chose… Il aurait suffi qu’il tourne la tête sur le côté et qu’il s’aperçoive qu’on était en train d’enlever tous les éléments compromettants… et on était fichu ! On a eu chaud ! » Je l’avoue, c’est comme ça que ça se passait.

– Quand il y a des réunions du « Collège de direction » d’une école Steiner-Waldorf, on doit prendre des notes. C’est nécessaire. Si on ne prend pas de notes, on ne va pas savoir ce qui s’est dit à la réunion précédente. Oui mais, ce qui est dit est parfois tellement compromettant que, si jamais on le consigne par écrit et que cet écrit tombe dans d’autres mains, l’école est fermée. Alors qu’est ce qu’on fait ? Tout simplement, on met en place deux cahiers : un cahier interne où l’on note tout, et un autre. Ce cahier interne, celui qui prend en note les réunions l’emporte à la fin de la réunion. Il va le cacher dans le coffre de sa voiture personnelle, qui ferme à clé et il l’emmène chez lui, jusqu’à la prochaine réunion. Et puis, dans l’autre cahier, celui qui reste à l’école, celui qui est pour les inspecteurs, s’ils en font la demande, il y a les titres des sujets abordés. Juste les titres.

– Je me souviens également des réunions du « Collège pédagogique », où tous les professeurs de l’école étaient rassemblés. Il y avait un « Président de collège » et, à son côté, une personne chargée de noter les débats. Le « Collège pédagogique » est différent du « Collège de direction », dont je parlais plus haut. Dans ce dernier, c’est tout le temps qu’on évoque des choses graves et compromettantes…  Au « Collège pédagogique », c’est un peu moins souvent. C’est pourquoi il n’y avait pas besoin de faire deux cahiers. Il y avait juste à veiller à ce que, quand des choses compromettantes étaient dites, il y ait quelqu’un de suffisamment intelligent dans l’assistance qui dise : «  ça , tu notes pas ! ». Je me souviens de cette personne, assise à côté du scribe, qui, pendant toute les réunions, disait : « ça tu notes pas… ça tu notes pas… ça tu notes pas, etc… ! ».

– Si vous allez (et je ne veux pas citer de nom d’école) dans une grande école Steiner-Waldorf de France et que vous êtes parent d’élève, vous allez peut-être essayer de voir le planning, l’emploi du temps, qui est affiché sur la vitrine du secrétariat. Si vous avez vos enfants dans l’école, vous remarquerez : « Mais ça ne correspond pas du tout aux cours de mes enfants ! C’est bizarre, ce qui est écrit ! ». Heureusement, il y a toujours un professeur Steiner-Waldorf qui vous répondra : «  Ah ! non, non, ce planning-là, c’est pour les inspecteurs. Le vrai planning est dans le secrétariat, à côté de la photocopieuse. Ne vous référez pas à celui-là ! » .

– Pareil pour la numérotation des salles. Dans une école Steiner-Waldorf, il est très rare que les salles soient numérotées. Il y a une raison à cela : quand les inspecteurs viennent, si jamais ils débarquent de façon impromptue (ce qui normalement n’est pas possible puisqu’il faut prévenir 48 heures à l’avance, mais c’est arrivé dans les années 2000), le secrétaire de l’école a pour mission de retarder les inspecteurs, de les faire patienter, pendant qu’il téléphone aux professeurs qui sont dans leurs classes en disant : « Attention, il y a des inspecteurs, tu sais ce que tu as à faire ! ».

Le mensonge et la manipulation imprègnent tout dans ces écoles, ainsi que dans toutes les émanations de l’Anthroposophie. Par exemple, je me souviens d’un ami, médecin anthroposophe, qui modifiait à posteriori ses ordonnances quand il y avait des difficultés avec le Conseil de l’ordre.

Ce qui fait tenir le mensonge anthroposophique

Le plus grave, c’est que cela ne posait à personne le moindre problème de conscience. Même pas l’ombre d’un problème de conscience ! Un voleur, quand il vole (ça peut être sa profession), sait qu’il vole. Quand j’étais anthroposophe ou pédagogue Steiner-Waldorf, je me souviens très bien qu’on ne voyait plus le problème. C’est d’ailleurs ce qui nous mettait en danger : on ne voyait même plus l’illégalité de ce qu’on pratiquait. Heureusement, il y avait toujours quelques professeurs, qui avaient des hauts postes de direction au niveau national, qui, eux, réalisaient un petit peu, et nous mettaient régulièrement en garde. Ils étaient capable de cette conscience du danger parce qu’ils sortaient, ils allaient dans des établissements publics, ils parlaient avec des chefs d’établissements normaux, etc… Eux savaient et disaient : «  Ouh là là ! ça on ne peut pas le dire ! Oui, on le fait, mais surtout ne dites pas à l’extérieur qu’on le fait ! ». Il y avait donc quelques gardiens vigilants qui savaient maintenir le masque. Mais sinon, la plupart ne se rendaient pas compte du caractère problématique, voire illégal, de leurs pratiques.

Une école Seiner-Waldorf – et toutes les émanations de l’Anthroposophie – sont comme des « villages Potemkine » (du nom du Ministre de Catherine II de Russie qui, lorsque l’Impératrice a voulu visiter son pays, montait des villages factices sur son parcours, pour qu’elle s’émerveille. C’était pourtant toujours le même village, avec les mêmes figurants.). Nous sommes donc en présence d’un masque bien rôdé, d’un discours qu’on sait présenter en permanence. Les écoles Steiner-Waldorf reposent ainsi sur une supercherie, organisée, efficace, rodée depuis plus de 90 ans, sur une habitude de la manipulation et de la tromperie qui est non seulement structurelle, mais qui devient même constitutionnelle des personnes. On ment, on triche, on vole, et pire encore, sans voir le problème de ce genre de pratique.

Pourquoi une telle mascarade ? Qu’est-ce qui justifie, au fond des êtres qui la pratiquent, une telle supercherie ? Comment vivre et se regarder dans une glace après avoir commis de tels actes, puis les commettre de nouveau ?

Cela s’explique, selon moi, parce qu’une école Steiner-Waldorf, aux yeux d’un pédagogue anthroposophe, n’est pas qu’une école Steiner-Waldorf ! C’est le lieu où s’incarnent des force spirituelles qui vont sauver l’Humanité ! Cette institution est, pour eux, le lieu où des Esprits (des Anges, des Archanges, des entités supérieures) s’incarnent dans une collectivité. Donc, si vous fermez une école Steiner-Waldorf, vous fermez la possibilité aux êtres supérieurs de s’incarner sur Terre et de sauver progressivement l’Humanité. Les « méchants inspecteurs » qui viennent et risquent de faire fermer les écoles Steiner-Waldorf risquent donc de compromettre, pour un pédagogue anthroposophe, l’avenir de l’Humanité ! Ainsi, s’ils se font tromper, c’est tant pis pour eux ! La fin justifie les moyens…

Secte ou religion ?

Qu’est ce qui différencie une secte d’une religion ? C’est une question que j’ai dû me poser à moi-même à de nombreuses reprises. En quoi l’Anthroposophie serait-elle une dérive sectaire, une secte, plutôt qu’une religion ? Il y a des éléments religieux dans l’Anthroposophie, au sens respectable du terme. En quoi est-elle cependant différente d’une religion ?

La différence tient dans le fait qu’elle porte un masque. L’Anthroposophie porte toujours un masque quand elle s’adresse à ceux qui sont en dehors du mouvement. Elle le fait même à ceux qui sont à l’intérieur. Le masque change en fonction du destinataire, c’est tout. Ce masque, c’est un masque de séduction, c’est un masque de tromperie, c’est un masque d’emprise. C’est le masque d’une secte !

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Professeur de Philosophie
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