La sombre expérience de Laura (traduction de Jean-François Theys)

L’expérience de Laura

posté sur le blog de Laura le 4 mai 2015

Cette époque où …. j’ai ruiné des amitiés en disant la vérité

Il y a environ un an j’ai quitté mon emploi. Je l’ai quitté parce qu’il le fallait. Je trouvais que travailler pour l’institution qui m’employait était extrêmement stressant, et pas seulement parce que cela affectait mon travail, mais aussi parce que cela ruinait ma vie personnelle. J’ai passé 7 années dans cette institution avant finalement de la quitter. Toutes ces années ne furent pas stressantes, je fis quelques expériences surprenantes et j’ai appris tellement de choses, mais dans l’ensemble ce fut pour moi une mauvaise expérience.

Après mon départ, j’ai écrit un article sur un blog concernant le temps passé dans l’institution (sur un blog actuellement supprimé). Nulle part, je n’ai fait mention de l’endroit où se trouvait l’institution, ni son nom, ni le nom d’aucune personne qui y travaillait. Je me suis assuré qu’il n’était pas possible de l’identifier (la seule façon dont vous auriez pu la localiser, aurait été de m’avoir connue alors que vous y travailliez aussi). J’ai écrit, dans un style informel, au sujet de mon expérience. Pourquoi l’ai-je fait ? Cela faisait partie de mon processus de guérison. Je voulais aussi partager mon expérience de travail au sein d’une institution anthroposophique avec le monde extérieur, car je ressentais à l’époque qu’il était important que le monde extérieur sache un peu de la vérité. Il n’y a rien de mensonger dans ce que j’ai écrit, et tout concerne mon expérience et mes sentiments.

Pour être honnête, je n’ai jamais espéré que quiconque le verrait, je n’avais pas beaucoup de fidèles pour ce blog, et pas beaucoup des visiteurs. Puis un jour, je constate qu’un article concernant mon précédent lieu de travail a été vu plus de 100 fois en 3 heures. Au cours de la journée et au cours des quelques jours suivants, le nombre a augmenté de plus en plus. Je me suis diablement demandée, pourquoi tant de gens étaient-ils si intéressés par un petit article sur un blog à propos d’un endroit qu’ils ne pouvaient pas identifier. Alors la vérité m’est apparue. Un de mes amis qui travaillait encore dans l’institution a trouvé l’article et l’a partagé avec les autres travailleurs, qui l’ont aussi partagé, et ainsi de suite. Dire qu’ils n’étaient pas heureux est un énorme euphémisme ! J’ai parlé ce jour-là avec l’ami qui avait trouvé l’article et l’avait partagé. Plus tard, j’ai parlé avec d’autres personnes qui travaillaient encore dans l’institution à ce propos. L’idée générale était qu’ils pensaient que c’était une erreur de mettre l’article en ligne, même si personne ne pouvait être identifié, que j’étais une menteuse, et que je tentais de faire du tort à l’institution, que je ne pouvais pas faire confiance.

Ce seul court article a ruiné la majorité de mes relations avec mes anciens collègues. Certains ne sont restés furieux que quelques jours, d’autres ne me parlaient pas encore un an plus tard, et pour d’autres je suis revenue à des conditions normales, mais je peux dire que quelque chose a changé et qu’ils ne me font plus confiance.

La chose la plus drôle à ce propos est que la majorité des personnes, qui étaient furieuses ou bouleversées, étaient en fait les plus grandes commères que j’ai pu connaître, et disaient à peu près ce que je disais sur mon blog, mais en citant les noms, élargissant leur commérage à toute personne qui aimait écouter. Comment pouvez-vous être en colère contre moi pour avoir écrit un article anonyme, alors que vous dites à tout le monde toutes les affaires des autres ?

Après un certain temps j’ai supprimé ce blog. Je savais que ce que j’avais fait pourrait affecter mes perspectives de futurs emplois (et c’est peut-être seulement une coïncidence mais il ne m’a pas été possible d’obtenir un emploi depuis lors, et je suis plus que qualifiée pour les emplois que j’ai postulés. Mais comme je l’ai dit cela pourrait être une simple coïncidence). J’ai aussi détesté de voir mes amis bouleversés. Je ne pouvais plus visiter l’endroit où j’ai travaillé autrefois, si je le faisais, j’étais accueillie avec hostilité. Vous pourriez vous demander pourquoi je souhaiterais rendre visite, mais j’avais quelques liens affectifs forts avec certaines personnes là-bas que je souhaitais garder.

Ainsi, un an après, est-ce que je pense encore que j’avais le droit de mettre en ligne le article du blog ? Oui, 100% oui. J’ai le droit d’exprimer mes opinions librement, quelque soit la manière que j’ai choisie. J’aurais pu choisir de citer des noms, etc. mais je ne l’ai pas fait. Oui, j’ai perdu quelques relations et quelques bons amis (ou que je pensais que c’était de bons amis), mais s’ils veulent être si étroit d’esprit, alors je suis mieux sans eux. J’ai parlé à un ancien collègue, il y a quelques mois et ils disaient qu’ils pensaient que c’était génial d’avoir publié cet article, et il était dommage que je l’avais mal pris. Ils disaient qu’il était stupide que les gens en ait fait tout un plat parce que tout était vrai et ils le savaient.

Je dois admettre que le style dans lequel l’article du blog initial pouvait être considéré comme plus émotionnel ou sensationnel. Il n’était pas dans mon intention de l’écrire de cette façon, c’était simplement spontané. J’étais dans une très mauvaise situation émotionnelle à l’époque, et peut-être que la façon dont j’ai écrit l’article le reflétait d’une certaine manière. Oui, à l’époque, j’étais en colère, j’étais amère, je sentais que j’avais gaspillé sept années de ma vie et que j’avais perdu ma santé mentale. Je me sentais coupable de ne pas avoir fait davantage pour protéger des personnes. Est-ce que je me sens encore comme ça après un an ? Non. Je me sens encore coupable de ne pas avoir fait tout ce je pouvais peut-être faire, mais moins coupable que je me sentais avant parce que je me suis rendue compte que je n’étais pas moi-même dans un état d’esprit souhaitable. Je ne suis pas amère ou en colère, je ne crois pas que j’ai gaspillé 7 ans de ma vie. Beaucoup de choses ont changé et ma vie est nettement meilleure. Je souffre encore de dépression et d’anxiété, mais cela ne fait qu’un an que je suis partie et je suis contente de constater à quel point je me suis améliorée.

Par conséquent, j’ai décidé de republier l’article incriminé il y a un an, l’article qui a ruiné des amitiés pour toujours, parce que parfois les gens sont incapables de (ou ne veulent pas) pardonner, ou d’essayer de comprendre le point de vue des autres personnes, ou pourquoi ils en sont arrivés à ce point de vue.

Dès lors le voici dans toute sa splendeur.

Travailler dans une réalité alternative

Voudriez-vous travailler pour une institution qui croit que la meilleure façon d’aider quelqu’un est de « penser à lui entouré d’un globe de lumière avant d’aller au lit », que pour choisir un type de thérapie non médicale pour un adulte vulnérable, vous devez tenir compte des caractéristiques de son visage, la fréquence de ses selles, et de la rudesse de leurs cheveux, que les crises d’épilepsie ont été provoquées en étant à proximité d’un routeur Wi-fi, ou résultait de l’âme d’une personne en incarnation. Je parie que la plupart d’entre vous diraient que je raconte des bêtises, ou que de telles institutions n’existent pas, mais je peux vous assurer que c’est bien le cas car j’y ai travaillé durant de nombreuses années. Et il y a plus, beaucoup plus à dire, à ce sujet que vous ne pourriez jamais l’imaginer.

Quand j’ai commencé à travailler dans cette institution, je n’avais nullement l’idée que j’étais entrée dans ce que je considère maintenant comme une réalité alternative. Une réalité où rien n’est logique et où les règles normales ne s’appliquent pas. J’ai travaillé pour diverses institutions au cours de ma vie, depuis de grandes bien connues jusqu’à de petites institutions familiales, et rien n’a encore occupé ma vie ou ne l’a transportée dans un monde aussi différent que celui-ci.

L’institution fournissait à la fois des soins de jour et des soins résidentiels pour adultes ayant des troubles d’apprentissage, et était financé par le gouvernement. D’une manière ou d’une autre, jusqu’à très récemment, ils avaient réussi à échapper à être vraiment réglementés et inspectés, et de la sorte, ils pouvaient assez bien faire ce qu’ils voulaient, avec des contrôles minimum des services sociaux. Tous les employés étaient tenus d’assister à une réunion hebdomadaire, et c’est là que j’ai découvert, en premier, combien loin de la réalité j’avais dérivé. Dans ces réunions hebdomadaires, on discutait de beaucoup de choses, dont certaines étaient tout à fait normales pour une réunion du personnel (tels que couvrant les déplacements pour les gens qui étaient malades, nous informant des nouveaux patients qui allaient nous rejoindre, etc.) Mais durant la majorité de ces réunions il était question de discussions bizarres et à certain moment troublantes.

Chaque réunion commençait par soit un verset religieux à propos de la communauté soit par une forme de ce qui était appelé « thérapie par le mouvement ». Divers sujets abordés incluaient la façon de travailler « spirituellement », comment les services gouvernementaux et sociaux étaient mauvais parce qu’ils ne comprennent pas le travail « holistique » que nous faisions, comment la nourriture non biologique était dangereuse, combien peu d’argent nous avions, et ce que nous, comme groupe, devions en quelque sorte régler cela, ainsi que les arguments constamment invoqués des problèmes personnels que les gens avaient les uns avec les autres (qui n’étaient jamais abordés correctement parce que la direction pensait que ce n’était pas leur devoir d’essayer et de résoudre les problèmes de personnel ou d’empêcher l’intimidation sur les lieux de travail). Mais les réunions les plus étranges avaient lieu quand nous avions les “passage en revue” des progrès de nos patients. Pour mon premier “passage en revue”, je suis arrivée avec 4 pages A4 d’informations que j’avais notées sur le patient en question, élaborées à partir des dossiers que je conservais sur les progrès et les aptitudes de chaque patient (Je l’ai fait de ma propre initiative, car il n’y avait pas de procédures prévues à cette époque pour tenir les dossiers). Il s’est avéré que je n’avais pas besoin de m’embêter à passer des heures à rédiger mon passage en revue parce que ce n’était pas ce qui était nécessaire. Le “passage en revue” du patient consistait en ce que tout le personnel (ceux qui travaillaient avec le patient ou non) était assis en cercle, d’abord avec les yeux fermés en imaginant le patient. Nous devions alors tous parler du patient en termes de ses caractéristiques physiques, telles que cheveux, taille du menton et front, fréquence des selles, comment il marchait, à quoi leurs orteils ressemblaient, etc. Ensuite nous devions les imaginer dans un globe de lumière. Parfois, il y avait une brève discussion sur ce que nous avions tous fait avec le patient, et à propos de tous les problèmes que nous avions en travaillant avec eux (pour lesquels la solution était de nouveau de penser au patient dans un globe de lumière). C’est tout. Pas de commentaires écrits, pas de plans d’action, pas de partage d’informations factuelles. Rien. Ce premier “passage en revue” a eu lieu quand j’ai réalisé que j’étais tombée dans le terrier du lapin et que j’allais y être coincée pour un long moment.

Comment évalueriez-vous la tâche à donner à quelqu’un dans un atelier artisanal de fabrication ? Regarderiez-vous son visage et poseriez-vous un jugement sur le choix de la tâche la plus bénéfique qu’il devrait accomplir en fonction de la taille de son menton ? Décideriez-vous qu’il a besoin de poncer un morceau de bois parce qu’il avait une faiblesse « dans le domaine du sentiment » ? Lui donneriez-vous une canne pour qu’il fasse tourner vers le haut et vers le bas ses bras afin de l’aider à replacer ses « 3 corps supérieurs » dans l’alignement. Non, pas plus que moi, mais ce n’est qu’un petit échantillon des manières dont cette institution évaluait l’aptitude à une tâche. Cependant, ils ont une explication parfaitement raisonnable, pour les gens de l’extérieur, pour toutes les choses inhabituelles qu’ils font, car ils savent que leurs méthodes ne sont pas acceptées dans le monde extérieur. Un exemple est qu’avant chaque repas, il devait y avoir une « bénédiction », où tout le monde devait joindre les mains autour de la table et « bénir le repas ». En soi, ceci n’est pas inhabituel, beaucoup de gens disent une bénédiction avant un repas. La partie inhabituelle était que quand une personne extérieure demandait pourquoi les gens étaient forcés de se joindre à une bénédiction religieuse ( et oui, vous deviez participer, sinon on vous faisait sentir que vous aviez fait quelque chose de pire que d’assassiner, et vous étiez généralement considéré comme un fauteur de troubles), on leur disait que ce n’était pas une bénédiction religieuse, que c’était « un contrôle des impulsions » destiné à aider nos patients qui avaient des problèmes d’impulsivité. Ce qui n’est pas le pourquoi cette bénédiction avait été faite, mais cela la faisait paraître plus acceptable aux gens de l’extérieur en quelque sorte. Je pose juste la question : pourquoi devaient-ils mentir, pourquoi ne pas simplement laisser faire la bénédiction si on le souhaitait, et si les gens ne veulent pas participer, alors ne pas les forcer. Je ne bénis pas les repas, mais si quelqu’un venait chez moi pour dîner et qu’il voulait bénir sa propre nourriture, et bien il serait le bienvenu.

Comme si tout ce qui précède ci-dessus n’était pas assez étrange, il y avait les jours de formation qui avaient lieu quelques fois par an. Durant ces jours de formation, on nous en disait de plus en plus sur les croyances de l’institution, notamment qu’il y a seulement 7 planètes, que la lune rend les gens fous, (bien que cela était avancé de manière plus éloquente bien sûr), que chaque jour vous devez manger un certain type de céréales, que les bébés ont choisi leurs parents, que le non-voyants ne pouvaient pas être de bonnes personnes, et que le handicap et la maladie étaient provoqués par l’âme qui, soit ne s’incarnait pas totalement dans le corps, ou à cause des actes commis dans des vies précédentes, parmi d’autres informations. Le désaccord était désapprouvé et les idées scientifiques rejetées. Parfois, on devait passer une heure à dessiner au hasard des formes non linéaires sur une feuille de papier, ou fredonner et applaudir.  Cependant, j’avais reçu un formation régulière obligatoire dans de nombreuses organisations, tels que les premiers secours (fournis par la Croix-Rouge) et l’hygiène alimentaire (fourni dans un collège local). J’avais aussi reçu une formation d’une journée sur l’épilepsie par un formateur externe, mais ce que m’ont dit les personnes de mon institution sur l’épilepsie était très différent. Ce qu’il fallait faire quand un cas se présentait était identique, mais les causes étaient différentes, et incluaient des causes comme « trop regarder la télévision », « utiliser un ordinateur ou un téléphone portable », et être à proximité d’un signal Wi-fi.

Des idées qui ne sont généralement pas acceptées dans la société dans son ensemble étaient largement acceptées par les personnes dans mon institution. Il était largement admis que la connexion Wi-fi et les téléphones mobiles provoquaient de nombreuses maladies, que le gouvernement et les grandes compagnies produisant des aliments génétiquement modifiés, essayaient de nous tuer avec des « chemtrails », des fluorures et des aliments génétiquement modifiés, que l’homéopathie était la meilleure façon de traiter tout type de maladie, que les médecins mentaient, que l’industrie pharmaceutique était universellement mauvaise, que le matérialisme a tué l’âme et est la racine de tous les maux de la société, que la seule nourriture qu’il fallait manger est biodynamique (essentiellement cultivée en respectant les cycles lunaires et en utilisant des préparations spéciales telles que la bouse de vache placées dans des cornes de vache et enterrées pendant 6 mois pour infuser au compost la force de vie des vaches). La pseudo-science était reine et tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec eux, était bons pour paraître et se sentir idiots.

Des patients avaient été pris pour des praticiens de médecine alternative, qui au fait faisaient payer les yeux de la tête pour leur temps et leurs produits (un client a payé plus de 100£ pour une consultation et un flacon de pilules homéopathiques, qui ne contennaient aucune substance active et qui n’était que du sucre, car il avait un rhume, et tout cela était considéré comme bon).

Il y avait aussi une peur généralisée et une méfiance du monde « extérieur », et un sentiment général de « tout garder au sein de l’organisation », que nous étions dans le bon, et que tous les autres étaient dans l’erreur ou égarés. Bien entendu, j’ai aussi vécu beaucoup de bonnes choses dans l’institution. J’ai appris beaucoup sur moi-même, je me suis fait des amis très proches (dont la plupart ont aussi quitté l’institution), et j’ai aimé travailler avec les patients et rencontrer de nouvelles personnes. Mais après avoir été coincée de nombreuses années dans le trou du lapin, dans un univers alternatif dément, j’ai dû finalement dire au revoir. Ma santé mentale a beaucoup souffert, non seulement en raison caractère stressant de mon travail, mais aussi en raison du manque d’une véritable formation, du manque de soutien, l’intimidation et les mauvais traitements constants des autres membres du personnel qui ne m’aimaient pas, car je ne croyais pas à ce qu’il faisait, la corruption au cœur même de l’organisation et le manque général d’ouverture sur le monde extérieur. Ma santé physique a aussi souffert en raison du stress constant de travailler dans ces conditions, et après sept années de ce régime, mon compagnon m’a finalement éveillée et convaincue de quitter mon emploi. Je n’ai jamais été aussi heureuse  maintenant que je suis libre.

Maintenant, vous vous demandez peut-être pourquoi je suis restée aussi longtemps dans une institution qui me causait autant de problèmes, une institution avec laquelle je n’étais pas d’accord et qui me faisait me sentir comme dans un monde différent (et qui n’allait pas dans le bon sens !). La réponse est simple. Responsabilité. Je me sentais responsable des patients vulnérables avec lesquels je travaillais. Je sentais que si je quittais qu’il n’y aurait personne là pour gérer la situation, pour les aider et se dépasser pour eux. Nous avons été subtilement encouragés à établir des relations étroites avec les patients, et comme une folle, j’ai développé des relations, je me souciais très profondément de chaque patient avec qui je travaillais, je le fais encore. Chaque fois que la question de partir a été soulevée, j’ai été manipulée par la direction pour que je reste, laquelle voulait utiliser mes relations avec les patients contre moi pour me faire sentir que je les abandonnais. Je ne pouvais juste pas partir ! Mais finalement, je suis parvenue à laisser tomber, car j’avais réalisé que quoi  que je faisais, je ne pouvais pas changer quoi que ce soit, et que par conséquent cela ne servait à rien de souffrir davantage. Il est très difficile d’exprimer vraiment le désespoir absolu de travailler au sein d’une telle organisation quand vous n’êtes pas adaptées et que vous ne croyez pas à leurs manières de faire. Il serait également impossible de raconter toutes les raisons pour lesquelles je me sentais dans une réalité alternative, il y a juste beaucoup trop et sans entrer dans les détails au sujet de l’institution, je ne peux pas vraiment faire passer à quel point combien c’était fou d’y travailler. Naturellement, je peux me tromper, et ils ont peut-être raison, mais toutes les preuves scientifiques indiquent que leurs croyances sont fausses. Je suppose que la différence, entre les personnes qui travaillent au sein de cette institution et moi, est que je veux changer ma vision des choses quand elles me sont présentées avec des preuves bien documentées et répétées, mais eux ne voudront pas. La façon, dont ils sont venus à croire que ce qu’ils font est logique pour eux, même si c’est illogique, est toutefois un sujet pour un autre débat.

J’ai finalement grimpé hors du trou du lapin et planté mes pieds sur le sol ferme de la réalité, et bon sang on se sent bien !

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