La gestion collégiale et l’implication des parents dans les écoles Steiner-Waldorf

Le document que nous publions ci-dessous nous a été transmis par un collectif de parents impliqués dans la gestion d’une école Steiner-Waldorf française. Il s’agit d’un dossier que ces personnes avaient adressé il y a quelques années à la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France, afin d’alerter cette dernière de graves dysfonctionnements au sein de leur institution et de protester contre ce qu’ils estiment être des atteintes au fonctionnement démocratique de la « gestion collégiale » (parents-enseignants) de ces structures.

 

En effet, les écoles Steiner-Waldorf se vantent de posséder ce qu’elles appellent une « gestion collégiale », c’est-à-dire d’être un espace où les parents peuvent participer à part égale à la gestion de l’école aux côtés des professeurs en s’investissant dans différentes instances et commissions où ils sont conviés (CA, CE, etc.). Lorsque j’étais élève, j’ai moi-même connu un parent qui s’était impliqué pendant plus de vingt ans dans le Conseil d’Admnistration de l’école Steiner-Waldorf de Verrières-le-Buisson (qui ne se privait d’ailleurs jamais de me raconter les anecdotes les plus croustillantes qu’il lui étaient données de connaître dans le cadre de ses fonctions). Selon les écoles Steiner-Waldorf, cette implication des parents au sein de leur école serait une avancée démocratique, un signe de modernité, qui feraient d’elles des structures pédagogiques supérieures aux institutions de l’Education Nationale. Dans un document intitulé Les 10 points marquants de la pédagogie Steiner-Waldorf, la Fédération des écoles Steiner écrit à ce sujet la chose suivante :

 

« Autogestion dans les écoles Steiner : engagement dans une démocratie participative. Les écoles Steiner se gèrent elles-mêmes, sans hiérarchie, sans directeur et sans intervention de la Fédération ni de l’Etat. L’association créée par les parents et les professeurs est responsable de la gestion financière et juridique de l’école. Le conseil d’administration est composé de parents (le fondement de l’école) et de professeurs (autogestion de l’école). Les différents secteurs de la gestion sont délégués à des commissions (parents). Chacun a un rôle à assumer librement. C’est une communauté « apprenante » (enfants, parents, pédagogues) qui met tout en œuvre pour la réussite des projets pédagogiques. »

 

 

Nombreux sont les parents s’impliquant ainsi dans les écoles Steiner-Waldorf qui ont effectivement l’impression qu’on leur donne voix au chapitre et une possibilité de participer qu’on ne leur donnerait nulle par ailleurs. Mais qu’en est-il en réalité ?

 

En réalité, il n’existe aucune démocratie participative réelle ni partage du pouvoir avec les parents dans les écoles Steiner-Waldorf. La cogestion qui y est affichée est totalement factice. Mais maintenir cette illusion au regard des parents est nécessaire, car il s’agit du moyen le plus efficace d’obtenir leur investissement et leur dévouement. Et ceux-ci peuvent être considérables ! Citons à ce sujet un extrait de la conclusion de ce document :

 

« Avec bienveillance, nous avons donné de notre temps et de notre argent. Avec espoir nous avons confié à cette école ce que nous avons de plus cher en ce monde. Certains d’entre nous ont changé de région pour inscrire leurs enfants dans une école Steiner Waldorf. Mais nous nous sommes trouvé confrontés à un groupe de personnes tellement accrochées à leur pouvoir, que nous avons échoué à rendre la gestion de l’école plus à l’écoute, humaine et bienveillante. Cependant nous restons avec la certitude que la pédagogie Steiner Waldorf est très profitable aux enfants, et qu’elle est très mal servie dans cette école. »

 

Comment expliquer le manque de respect pour un tel  investissement des parents ? Selon moi, cela tient à l’Anthroposophie, la doctrine de Rudolf Steiner. En effet, cette doctrine et la manière dont elle façonne les esprits de ses adeptes inculque non seulement une haine de la démocratie, mais également produit des professeurs Steiner-Waldorf qui se considèrent comme détenteurs de vérités absolues. Beaucoup s’estiment même « inspirés par les Dieux » lorsqu’ils prennent des décisions. De ce fait, il n’est absolument pas question pour eux de partager réellement leurs prérogatives avec des parents, qui plus est lorsque ceux-ci ne sont pas « initiés » comme eux à l’Anthroposophie. Leur travail bénévole est toujours le bienvenu, mais à condition qu’ils suivent aveuglément et docilement le cap donné par les professeurs. Si d’aventure certains se mettent à exercer leur jugement personnel et à afficher des désaccords, voire à contester des décisions prises ou à demander des comptes, on commencera par les culpabiliser pour les faire rentrer dans le rang, puis on leur indiquera gentiment la porte de sortie si d’aventure ils persistent. Si, malgré tout, certains s’entêtent et s’accrochent à la légitimité des instances auxquelles ils appartiennent pour tenter de continuer à revendiquer, ils découvriront à leurs dépens que, lorsque cela leur est nécessaire, les anthroposophes qui dirigent ces écoles ne respectent jamais les règles du jeu démocratique, ni même la parole qu’ils peuvent donner, qu’elle soit orale ou écrite, et qu’ils peuvent verser sans état d’âme dans des combines et des magouilles parfaitement malhonnêtes pour parvenir à leurs fins. 

 

Le document que nous publions ci-dessous est un compte-rendu rédigé par des parents fort mécontents de la gestion de leur école. Ils se plaignent ouvertement auprès de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf des décisions prises et du manque total de respect des procédures et des instances de leur institution. On y voit clairement la bataille de longue haleine, pied à pied, livrée contre ce qu’ils estiment être des forfaitures et des manquements inqualifiables commis par la directrice et les enseignants de l’école. A la fin du document, la question de savoir si leur institution pourrait être une secte affleure même à leur esprit, avant d’être refoulée promptement dans un dernier acte de foi envers les bienfaits de la pédagogie Steiner-Waldorf.

 

Pour ma part, il n’est absolument pas question d’entrer dans les détails  ni dans les grandes lignes de ces accusations adressées à la Fédération des écoles Steiner-Wadorf. Je n’ai nullement vocation à trancher en la matière, ni l’envie de le faire, ni même les moyens d’établir la vérité dans un tel contexte, encore moins de donner tort ou raison à qui que ce soit. C’est pourquoi j’ai pris soin d’anonymer toutes les personnes mentionnées dans ce document et de rendre méconnaissable l’école en question, afin de ne nuire à personne, en effaçant toute indication qui aurait permis son identification. En revanche, je considère intéressant et digne de publication cet écrit, en ce sens qu’il révèle clairement la vanité de l’implication des parents dans les écoles Steiner-Waldorf.

 

Quand on lit ces lignes et que l’on connaît comme moi la réalité interne des écoles Steiner-Waldorf, on ne peut qu’éprouver une immense tristesse morale en voyant quelle énergie et quel investissement peuvent déployer en pure perte certains parents ayant décidés de s’impliquer dans la vie de leur école Steiner-Waldorf, séduits par le discours de « gestion collégiale » que celle-ci véhicule.  Toutes ces démarches, tout ces combats menés en pure perte, ce sont des mois et des années de vie gâchés, ne laissant en définitive que du vent et un goût d’amertume dans les cœurs, alors qu’il y aurait tant de belles choses à faire et à vivre, ailleurs, loin de ces mensonges organisés pour capter et abîmer des êtres humains. La démarche ultime de ces parents consistant à s’adresser à la Fédération des écoles Steiner-Waldorf – comme si celle-ci pouvait constituer un garant en dernier recours de cette fameuse gestion collégiale – apparaît comme révélatrice de la difficulté psychologique profonde qu’il y a à renoncer aux illusions par lesquelles on s’est fait prendre pour entrer dans une dérive sectaire et y donner toutes ses forces.

 

                                                       Grégoire Perra

 

 

 

 

 

 

 

 

Année 2014-2015
Dysfonctionnements observés dans l’école Steiner Waldorf XXX.

signataires :
Mme R. M. L.
M. R. Mme L.
Mme T. Mme S.
M. D. M. C.
Mme D. Mme C.

Personnes mentionnées :

CE
XXX : directrice de l’école, enseignante en primaire, également parent

XXX : enseignante (congé de maternité depuis novembre 2014)

XXX : stagiaire devenue jardinière en remplacement d’XXX

XXX : garderie

XXX : secrétariat/accueil téléphonique de l’école

CA

XXX : présidente, parent

XXX : parent

XXX : CA jusqu’en novembre puis à partir de février, trésorier jusqu’en novembre, parent

XXX : CA jusqu’en novembre 2014, parent

XXX : CA depuis novembre 2014, parent
XXX : CA entre décembre 2014 et janvier 2015
membres
XXX : membre, CA jusqu’en juin 2014
XXX : membre garante de l’école
XXX : membre garante de l’école
parents
Mme R. : parent, commission finance jusqu’à son exclusion en janvier
M. R. : parent, commissions travaux et sécurité (conjoint de Mme R.)
Mme T. : parent (maman de Karine), commission finance jusqu’à son exclusion en janvier
M. D. : nouveau parent, a assisté à une réunion du CA, commission mécénat jusqu’à sa démission en
janvier
Mme D. : nouveau parent
M. L. : parent, commission d’investigation, a assisté à quelques réunion du CA, commissions travaux
et sécurité jusqu’à sa démission en janvier
Mme L. : parent (conjointe de M. L.)
Mme S. : parent
M. C. : parent, commissions travaux et sécurité
Mme C. : parent (ex conjointe de M. C.)

Glossaire :

CRVA (centre de ressources à la vie associative) : donne gratuitement des informations juridiques sur les associations (propose également des formations)
DLA (Dispositif local d’accompagnement) : sorte d’audit de fonctionnement des associations, dispositif financé par la caisse des dépôts

Ce document, rédigé par dix parents de l’école XXX, relate les nombreux et graves dysfonctionnements observés principalement cette année 2014-2015. Les faits décrits ici sont tous facilement vérifiables car ils ont été écrits dans des mails ou alors il s’agit de documents tels que les statuts, le règlement intérieur, des attestations, etc. Le but de cette démarche est de porter ces faits graves à la connaissance de la Fédération Steiner, et éventuellement de toute personne ou institution représentative de la pédagogie Steiner Waldorf, et d’obtenir de leur part une prise de position sur cette gestion de l’école Steiner Waldorf XXX.

Le tableau des commissions

Mme R. et Mme T. envoient aux parents le tableau des commissions proposé et discuté en réunion du 19 sept (mail du 29 sept). Le CA renvoie un mail très rude pour critiquer le fait qu’il n’a pas validé le tableau : « désaccord avec l’envoi de ce courrier », « n’a pas été validé comme il se doit », « incomplet et inexact », « manque de clarté et demande à être rectifié », « initiatives personnelles désordonnées » (mail du 30 sept). Le 30 sept et le 1er oct, 5 parents (dont plusieurs nouveaux parents) s’indignent du ton du mail du CA : « un tantinet cassant comme ton », « le ton négatif me donne à réfléchir pour la suite de mon investissement », « encore une fois un ton peu motivant pour la suite », « je vais donc continuer à réfléchir avant de m ‘engager dans une commission », « le ton de ce message du CA négatif, cassant, contrôleur et autoritaire », « approche […] très peu motivante »; et soulignent l’intérêt de cette initiative : « un point de départ nécessaire », « un point de départ pour se lancer », « Je trouve très bien […] toutes ces informations concernant les commissions », « très bon travail », « j’ai vraiment appris beaucoup de choses sur le fonctionnement de l’école pendant la réunion ». Dans son mail du 2 oct, le CA répond sur le fond, justifiant la nécessité d’exercer un contrôle à priori sur l’information : « Le tableau […] n’a pas été validé », le « compte-rendu de la réunion […] n’a pas été validé non plus », « une telle validation est nécessaire », « Cette règle fait partie intégrante du fonctionnement de l’école »; Le CA ne remet pas en question le ton de son mail et parle d’une « incompréhension ». Il n’y avait pas d’incompréhension jusque là, maintenant il y en a une : le CA n’a pas entendu les parents qui se sont exprimés. Dans son mail du 8 oct, le CA souhaite relégitimer sa position par un « vote de confiance » qu’il demandera aux parents lors de la réunion CA/parents du 17 oct. Pourtant il ne s’est pas passé grand chose. Y aurait-il des antériorités non-dites ? De plus, quelle légitimité représenterait la confiance de quelques parents présents à cette réunion ? Pourquoi ne pas poser cette question lors de l’AG qui doit se tenir à l’automne ? Pourquoi les membres du CA ne remettent-ils pas carrément en jeu leurs mandats lors de l’AG ? Voilà qui leur donnerait une incontestable légitimité. Ce « vote de confiance » paraît étonnant. Mais il devient intelligible si l’on considère qu’à travers ce vote, le CA recherche l’appui de quelques parents en faveur des pouvoirs et des décisions du CA contre l’initiative de Mme T. et Mme R.. Mais la date prévue par le CA pour la réunion CA/parents, le 17 oct, va poser des problèmes.L’effet forum. Du 9 au 11 oct, 5 parents vont demander de changer la date du 17 octobre car ce jour est celui du début du congrès de Chatou. Le 13, le CA va entendre cette demande et avancer d’un jour la date de la réunion. Elle est maintenant fixée au 16. Devant des délais aussi courts, deux parents vont proposer de placer la réunion pendant les vacances scolaires. A deux reprises le 14 oct, le CA invite les parents à « envoyer vos mail au CA sans joindre à l’envoi tous les parents. Ceci pour éviter l’effet « forum » qui ne rend pas toujours service au débat », et à « adresser vos demandes directement au mail du CA afin de ne pas encombrer l’adresse mail des parents et éviter l’effet Forum ». Cette accusation d’ « effet forum » a blessé plusieurs parents. Ils vivent cette demande comme un violent moyen de bloquer la communication et l’échange entre les parents. Aucun autre moyen ne leur est proposé pour échanger entre eux, alors qu’ils en ressentent la nécessité. Ils se sentent cloisonnés, coupés les uns des autres. Du 15 au 16 oct, plusieurs parents vont oser faire connaître à tous leurs avis sur la question. A cela un parent oppose la difficulté de débattre par mail et affirme ne rien voir de mal dans la demande du CA. Il omet de préciser que sa conjointe est membre du CA. C’est manque criant de retenue et d’éthique. Il en appelle même à la liberté de ne pas voir des mails aussi critiques arriver sur sa messagerie. Dans sa réponse personnelle à M. D., l’un des parents offusqués, XXX dit que « Les prises de position rapides, sans connaître véritablement le fond du problème, n’engendrent qu’incompréhensions et divisions dont personne n’a besoin, en particulier nous enseignantes ». Ainsi à ses yeux les nouveaux parents ne connaissent pas l’historique, et cela suffit pour disqualifier leurs jugements, d’autant plus que ces jugements ne peuvent être que néfastes. A quoi M. D. répondra : « quel que soit le passé, rien ne justifie qu’une personne soit aussi mal traitée que l’ont été Mme T. et Mme R. au sujet des commissions. Nul besoin de connaître le fond du problème pour juger de cela ».

Un lieu de débat d’abord étouffé, puis mis sous tutelle. Après la demande du CA de restreindre l’usage des mails entre les parents, ces derniers ont demandé un moyen de communiquer entre eux. « Il faut un endroit pour débattre. L’outil le plus adapté est le forum, privé, réservé aux membres de l’école. C’est une proposition à étudier », « idée à présenter à l’AG » (CR réunion CA/parents du 17 oct). Il n’en sera rien. Cette demande d’un lieu de débat ne sera pas évoquée à l’AG. Nul ne sait si le CA a seulement oublié cette demande ou bien l’a sciemment ignorée. Dans tous les cas, la mise en place d’un lieu de débat n’est n’est pas une priorité pour le CA.

Certains parents tentent alors d’organiser un forum. Mi-décembre M. D. propose par mail à l’administrateur des messageries de l’école, des solutions gratuites de forums. Plus tard M. L. crée un forum gratuit pour tester cette solution. M. D. associe alors un autre parent qui s’occupe de la présence de l’école sur Internet. A ses yeux, ces quatre personnes, dont aucune ne siège au CA, forment un bon groupe de parents administrateurs du forum des membres de l’association. C’est alors que mi-janvier, sans consulter les 3 autres initiateurs, l’administrateur des messageries de l’école remet ce forum entre les mains du CA et du CE qui en deviennent les seuls administrateurs avec lui. Et le 21 janvier, le CA et le CE mettent le point final à cette reprise de contrôle en annonçant conjointement aux parents que « L’adresse mail générique a été changée. La nouvelle adresse créée […] restera confidentielle pour éviter tout autre type d’envoi et respecter la liberté individuelle de chacun. ».

Ainsi est coupé d’autorité le seul lien qui permettait aux membres de communiquer entre eux.Désormais, et au nom de la « liberté individuelle de chacun », ils ne recevront plus que les informations provenant du CA ou du CE. Sans débat, sans décision collective, une partie des parents a été entendue au détriment de l’autre. Les parents qui apportent du débat et de la contradiction sont contraints au silence. CA et CE ont arbitrairement choisi en fonction de leurs intérêts propres et non dans le sens de l’intérêt collectif qui les aurait conduits à soumettre cette question à l’ensemble des membres.

Contrôler l’information

Le CA et le CE souhaitent restreindre la liberté d’expression. En voici d’autres exemples.

Lors de la réunion CA/parents du 17 octobre, « s’est exprimé le regret de ne pas connaître les raisons des départs de certains membres du CA, départ en cours d’année […] L’information a été fait par un démissionnaire par un envoi de mail sur la liste des parents mais cela a été mal vécu par le CA ». Le CA n’aime pas que les membres soient informés des désaccords qui ont lieu en son sein. Néanmoins, pour nombre de parents, « Il faudrait que cela soit institué, qu’il soit posé que l’on peut communiquer sur les raisons de son départ du CA. » Le 19 janvier, le CA annonce la démission de XXX pour « incompatibilité de planning ».

C’est une vision très partielle de la lettre de démission qui met en avant l’atmosphère négative de l’école dans son ensemble. « après toutes ces histoires qui traînent depuis trop longtemps, une quantité de mails vraiment trop importante, des attaques de part et d’autre, des personnes qui ne se respectent plus, des paroles trop violentes je n ‘en peux plus. […] De plus au lieu de partager l’expérience personnelle, que ce soit pour les passages difficiles ou dans les moments plus chaleureux, celle-ci n’est utilisée qu’à des fins d’échange négatif et non productif. » Réduire ces mots à une simple « incompatibilité de planning » est intellectuellement malhonnête et irrespectueux de celui qui a donné de son temps pour contribuer à l’administration de l’école.

Non consultation des membres, abus de pouvoir

Des décisions engageant profondément l’avenir de l’école ont été prises par le CA (parfois avec le CE), en dehors de toute mission de l’AG, sans même en informer les membres, sauf parfois à posteriori.

Rejet d’une proposition de réorganisation de l’école

En juin 2014, XXX a envoyé au CA un rapport de plusieurs pages, livrant son analyse des problèmes d’administration rencontrés par l’école, et détaillant une nouvelle organisation pour y remédier. XXX a été administrateur de l’école pendant longtemps et il connaît très bien la pédagogie Steiner et l’anthroposophie. Il a toutes les compétences et l’expérience pour avoir un regard digne d’intérêt sur cette question. Sa proposition mérite analyse. Or « la réponse négative à la proposition de XXX a bien été prise par le CA et le CE à l’unanimité des membres présents à cette réunion (9 personnes) » (mail du CA du 3 nov) XXX a regretté à plusieurs reprises de ne jamais avoir été reçu par le CA ou le CE pour expliquer sa proposition alors que son analyse est le fruit d’un long travail de réflexion. « La présentation de XXX était suffisamment détaillée et le CA n’a pas jugé utile de le rencontrer. » (CR réunion CA/parents du 17 oct). En d’autres mots, pour être entendu par le CA, il ne faut pas faire des propositions trop détaillées. C’est un argument totalement absurde. Il y a sans doute une autre raison plus vraie, mais peut-elle être dite ? Est-elle seulement consciente ? « Des parents s’interrogent sur le fait que les membres de l’association n’aient pas été consultés, que le CA n’ait pas convoqué d’AG extraordinaire pour un point de cette importance et souhaitent avoir accès à la proposition de XXX. » (CR réunion CA/parents du 17 oct). Le 3 novembre, les parents prendront enfin connaissance de la totalité de la décision de XXX (mail du CA daté du 3 novembre). En revanche il n’est pas question de revenir sur la décision du CA de dire « non » à la proposition de XXX. Les décisions du CA sont indiscutables et irrévocables.

Conflit d’intérêts

La pierre angulaire de la proposition de XXX est l’instauration d’un poste de Coordinateur-Directeur (CD) remplaçant le CA et travaillant étroitement avec le CE. Ainsi XXX propose-t-il « l’autodissolution du CA ». Et concernant, le rôle du CD, il écrit et qu’un de ses objectifs est d’ « Aborder la question des salaires en permettant une conscience de l’enveloppe salariale élaborée par la commission finance. En toute transparence celle-ci devra être approuvée par tous les salariés, le CD tranchera. ». Donc XXX, dans ce qu’il croit sincèrement et de façon argumentée être l’intérêt supérieur de l’école, demande au CA d’accepter de disparaître, et au CE d’accepter un autre mode de gestion de leurs rémunérations. Le CA et le CE s’opposeront unanimement à cela. Le problème c’est qu’ils ne sont pas les mieux placés pour prendre une telle décision. Ils sont juges et parties. Ils sont en conflit d’intérêts manifeste. Jamais ils ne prendront conscience de cela. Jamais ils n’écouteront les parents qui réclament plus de transparence et de démocratie dans la prise de décisions aussi sensibles. La proposition de XXX a été examinée non pas à la lumière de l’intérêt supérieur de l’école, mais à celle des intérêts individuels d’un petit groupe de personnes.

Réaffectation d’un budget provisionné

Courant 2013/2014, une somme a été provisionnée pour la création d’un second jardin d’enfants. Des donateurs ont donné pour ce projet en particulier. Plus tard, ce projet a été abandonné. Le CA a alors décidé d’affecter cette somme à une augmentation de salaires des enseignantes. Cette décision a été prise une fois de plus en petit comité, sans mission exprimée en AG, sans même consulter les membres et en les informant à posteriori. Pourtant cette décision a des implications fortes sur l’avenir de l’école. En effet, les salaires devront désormais être payés sur cette base alors que l’école ne dispose pas d’une grande base financière. D’autre part, l’annulation du second jardin d’enfants a eu pour conséquence que 26 enfants se sont retrouvés dans le seul jardin d’enfants ouvert, en contradiction avec ce qui a été annoncé aux parents lors de leurs démarches d’inscription.
Comme toujours, les membres n’ont été ni consultés, ni informés. Y compris les parents dont les enfants étaient dans le jardin d’enfants et qui ont donc été directement touchés par cette décision. Et bien sûr cela ne gêne aucunement les membres du CA et du CE.

La Fédération Steiner comme alibi pour ne pas entendre le désir de démocratie des parents. Dès la réunion CA/parents du 17 octobre, l’autoritarisme du CA a occupé une grande place dans les échanges. « Se pose la question de l’autorité dont dispose le CA et comment il l’exerce […] Plusieurs parents regrettent que des décisions soient prises par 3 ou 4 personnes pour toute l’école. ». « Des parents évoquent la possibilité d’un fonctionnement différent. […] Le CA rappelle les contraintes : le fonctionnement a été posé ainsi, sur le mode collégial et la fédération a des orientations dans ce sens.  » La fédération est utilisée comme alibi pour justifier de l’usage de l’autorité et de la non consultation des membres sur des questions fondamentales. La légitimité du CA en tant qu’organe de l’école est remise en question : « C’est le rôle même du CA dont il est question, son pouvoir de décision et l’autorité du CA, qui n’est qu’un des moyens dont il dispose, a besoin d’être rediscutée. » (CR réunion CA/parents du 17 oct). Il ne sera jamais permis d’organiser un changement sur ce point. Combien d’autres décisions graves le CA et le CE ont-ils pris, au nom de tous les membres, sans même les en avoir informés ? La question se pose.

Opacité organisée

A trois reprises, M. D. a demandé par écrit au CA les comptes-rendus des trois AG. Il n’a jamais eu de réponses. De nombreuses autres demandes de ce type sont restées sans réponse.

Etouffer les initiatives

Lors de l’AG du 7 nov, le CA et plusieurs parents ont proposé des solutions pour aider l’école à mieux fonctionner. Le CA a exposé le DLA, XXX a redit sa proposition, une membre a proposé « un autre chemin vers la qualité », un autre membre a parlé de SCOP (Société COopérative et Participative) et M. et Mme D. ont présenté leur projet de groupe de travail qu’ils avaient préalablement exposé au CA dans un mail le 4 novembre. Toutes ces propositions ont reçu un accueil favorable des membres présents et ont donné lieu à un débat constructif et nourri. Malgré cela, le CA n’a proposé aucun vote au sujet de l’une ou de l’autre de ces propositions. Elles figuraient pourtant toutes à l’ordre du jour.

Dans la mesure où le CA interdit aux parents de communiquer vers tous les parents, il ne nous est pas possible de connaître les réponses que le CA a donné à la proposition d’ « un autre chemin vers la qualité » et à celle d’une SCOP. En revanche nous connaissons déjà la réponse donnée à la proposition de XXX, et nous pouvons parler de celle qui a été donnée à la proposition de M. et Mme D. Entre le 10 et le 11, M. D. a envoyé 4 mails au CA pour :

• fournir, de sa propre initiative, à XXX (secrétaire de l’école et rédactrice du CR de l’AG) un bref exposé de cette proposition,
• demander au CA de mettre en oeuvre cette proposition et proposer de l’y aider,
• détailler cette proposition et,
• expliquer leur positionnement par rapport à l’école.

Le 18 nov le CE rejette cette proposition de groupe de travail en estimant que le DLA engagé est suffisant et qu’il faut se donner du temps. Il est surprenant que ce soit le CE qui tranche cette question. Il s’agit de bâtir une nouvelle organisation administrative et opérationnelle pour l’association, et non de remettre en question la pédagogie. La frontière entre ces deux organes n’est pas clairement établie. De plus, le CE, rebondissant sur le mot « urgence » que M. D. utilise pour dire que la situation exige de ne pas attendre les résultats du DLA (plus d’un an) pour agir, répond : « nous ne ressentons pas cet état d’urgence dans notre quotidien avec les enfants. » Donc, d’après eux tout se passe bien pour les enfants et cela suffit à rejeter toute proposition d’amélioration. Plus tard XXX fera un tout autre constat sur les enfants. Dans XXX (le journal interne de l’école) du jeudi n°36, elle écrit : « Comme dans n’importe quelle école, nous vivons des moments de belles rencontres et des moments de conflits. Nous tentons d’épargner aux enfants les mauvais moments, de partager les belles rencontres, même si, nous le savons bien, ils ne sont pas dupes ». Nous voyons ici comment le CE utilise les enfants pour justifier sa position, tantôt dans un sens, tantôt dans un autre. Cela n’est pas digne de personnes dépositaires de la pédagogie Steiner Waldorf.

AG 1/2 du 7 novembre : mise en cause de la gestion de XXX

Lors de cette AG, le bilan financier présenté par le trésorier XXX, n’a pas été adopté. Les 2 autres membres de la commission finance, Mme T. et Mme R., ont rejeté ce bilan pour différents motifs. De plus il n’a pas pu être procédé au vote pour reconduire le mandat de XXX au CA. Depuis le début de l’année des conflits larvés étaient pressentis par les nouveaux parents : « Un parent s’interroge sur les conflits qui se taisent et qui, par ce petit mail, explosent. » (CR réunion CA/parents du 17 oct). Alors pour crever l’abcès et en finir (du moins le croit-il) avec un sujet lourd et récurrent, M. D. soulève des questions portant sur la gestion financière de l’école, notamment sur le fait que XXX était à la fois trésorier et fournisseur de services pour l’école et qu’il faisait des chèques à sa propre société. Ces questions et l’énonciation des faits graves par Mme T. et Mme R. à l’encontre de XXX (factures manquantes, disparitions d’outils, dépenses non justifiées, erreurs de comptabilité…) ont été très mal vécues par les membres du CA et du CE. De leur côté les parents ont en général été surpris d’apprendre de telles choses et demandeurs de réponses. Il en est ressorti qu’une gestion un peu douteuse/approximative a eu lieu par le passé, et qu’il fallait faire le point sur les risques que cette gestion fait courir à l’école aujourd’hui. Mais le CA ne se renseignera jamais sur ce dernier point pourtant central et jugé comme très important par plusieurs membres présents. En revanche, il se renseignera sur les conséquences d’un budget non adopté en assemblée générale. Le CA est plus soucieux de reconduire sa légitimité que de rassurer les membres sur l’avenir de l’école Steiner de leurs enfants. Finalement l’AG ne va pas jusqu’à son terme. Le budget n’a pas été adopté et le vote au sujet de la candidature de XXX n’a pu se tenir. Une seconde partie d’AG se tiendra le 27 novembre. Le 17 nov le CA envoie des éléments factuels sur la gestion de XXX. Une lettre d’un ancien administrateur accompagne ce mail. XXX y est âprement défendu et, Mme T. et Mme R. y sont accusées de « polluer le bon fonctionnement de votre association et de votre école sans parler de la réputation de XXX ». Cette charge avant la deuxième partie de l’AG a pour but de réhabiliter XXX et de faire adopter le budget, au besoin en attaquant Mme T. et Mme R.. Le CA a son parti pris et entend bien le faire adopter par les membres plutôt que de laisser la démocratie et le débat contradictoire opérer. Rappelons que les parents et les membres n’ont plus le droit de s’exprimer ouvertement par le même canal (messagerie).

AG 2/2 du 27 novembre : accusations sévères contre la gestion de XXX

Lors de cette AG, Mme T. a accusé XXX de gestion quasi frauduleuse (achat d’une voiture avec le chéquier de l’école – finalement remboursé – , factures manquantes, facturation élevée des travaux réalisés par sa société…). Mme R. a pointé de nombreux manquements dans la gestion (factures manquantes, talons de chèque non renseignés, outils disparus…). Devant ces accusations les membres du CA et du CE ont réagi vivement, invectivant Mme T., l’enjoignant de porter plainte contre XXX. Une maman plus pondérée a pointé que Mme T. remettait à l’assemblée des faits qu’elle avait collectés et que la question n’était pas de savoir ce que Mme T. devait en faire, mais ce que nous tous, adultes réunis en assemblée, devions en faire. Après maints emportements, ces appels répétés à traiter en adultes responsables cette affaire, ont finalement été entendus par le CA et le CE. Et la décision a été prise de constituer une commission de membres chargée d’étudier les charges pesant contre XXX. Le vote pour le mandat de XXX s’est tout de même tenu. Il n’a pas obtenu le nombre de voix suffisant, mais personne ne s’en est rendu compte sur le moment et au moment où l’AG s’est terminée, tout le monde pensait XXX réélu. Aveuglé par son désir de voir XXX réélu, le CA n’aura pas bien compté les voix. La vérité du suffrage sera rétablie plus tard.

Les outils disparus

Le 8 déc le CA communique aux parents le courrier de M. R. (commission travaux, conjoint de Mme R.), daté du 30 septembre 2014, dans lequel il demande des éclaircissements sur des disparitions d’outils (lève-plaques, perceuses, scies…), des disparitions de factures (halogène, scies, escabeau…) et des malfaçons observées (fuite au niveau d’un vélux et mauvais jointement de plaques au niveau d’un plafond) suite aux travaux réalisés par la société de XXX. M. R. avait déjà demandé des explications à ce sujet au CA lors d’une réunion début septembre. Sans réponse, il est passé à la voie écrite. Rappelons qu’à l’époque des travaux réalisés par la société de XXX, ce dernier était également trésorier de l’association. Il procédait donc lui-même aux achats et aux travaux, et se payait avec le chéquier de l’école. 2 mois après la première demande de M. R., dans un courrier daté du 6 novembre, le CA répond que « Nous allons communiquer cette liste [d’outils disparus] à tous les responsables de la Commission travaux qui ont été en fonction jusqu’ici […] afin qu’ils prennent conscience de leur responsabilité vis à vis de l’outillage de l’école. Nous les enjoindrons à vérifier eux-mêmes dans leurs outils si d’éventuels rajouts seraient arrivés par inadvertance. ». Le CA désigne donc les responsables : la commission travaux. M. R. est l’un d’eux. Le CA va même jusqu’à suggérer que les outils pourraient être retrouvés chez eux, « par inadvertance ». XXX, en tant que maître d’ouvrage, n’est pas cité parmi la liste des responsables éventuels. Il l’est tout juste en tant que l’un des responsables de la commission travaux. Le CA continue. « concernant la tronçonneuse et la visseuse Makita, […] ce matériel a été payé par l’association pour remplacer le matériel qui avait été volé à Mr XXX lors d’un cambriolage à l’école. ». Le CA n’a pas le même niveau d’attente concernant la responsabilité de XXX, pourtant fournisseur de travaux pour l’école. En effet, il peut laisser ses outils à l’école entre deux journées de travaux. Et s’il se les fait voler, le CA décide de les lui rembourser. La solution de faire jouer l’assurance de la société de XXX a-telle été envisagée ? Une plainte a-t-elle été déposée pour ce cambriolage ?

« Les explications de Mr XXX concernant la fuite constatée l’an dernier nous conviennent […]. Nous sommes gré à Mr XXX d’avoir accepté de poser ce vélux sur ce support douteux (mais étanche à l’époque). » Le CA a beau constater que le velux était étanche avant l’intervention de XXX, cela ne l’empêche pas d’accepter ses explications sur l’origine des fuites. Mieux, il va jusqu’à le remercier d’avoir générer ces fuites. La rémunération perçue par XXX à l’époque ne suffit-elle pas ? « Les fissurations apparues sur les plafonds au niveau des joints ne nous apparaissent pas comme extrêmement dommageables, là encore nous acceptons les explications de Mr XXX : le fait d’accepter de travailler avec des bénévoles de l’association entraînait forcément des risques d’imperfections. Nous les assumons entièrement, d’autant plus que c’est bien l’école qui a demandé à Mr XXX de bien vouloir travailler ainsi pour faire baisser le coût des travaux. » Pour XXX et le CA, celui qui est payé n’est pas responsable tandis que les bénévoles le sont. Les coupables sont donc tout désigné et XXX n’en fait pas partie. Le CA veut clore le débat en déclarant assumer ces imperfections. Le CA peut-être, mais pas des parents comme M. R.. Conscient que cela ne suffit pas, il ajoute qu’il n’y a rien à reprocher à XXX puisque c’est l’école qui lui a demandé de travailler pour moins cher que ses concurrents. Comme XXX a travaillé pour moins cher (aux yeux du CA), on ne peut lui faire autant de reproches que s’il avait pris plus cher. Les reproches n’étaient pas inclus dans le devis. Bref, par tous les moyens, y compris les arguments les plus irréfléchis et absurdes, le CA veut faire passer le message qu’il n’y a que du positif à dire au sujet des travaux de XXX et de sa gestion de ses outils et de ceux de l’école. Bien sûr, XXX était membre du CA au moment de la rédaction de cette réponse à M. R..

Invalidation de l’élection de XXX : le CA enfreint le règlement intérieur

Le 12 déc le CA reconnaît que XXX n’a pas obtenu le nombre de voix suffisant pour être réélu au CA et annonce la cooptation d’XXX au CA sans avoir procédé à un quelconque appel à candidatures, en violation manifeste de l’article 10-1 du règlement intérieur qui précise que « En cas de départ en cours d’année, deux membres au maximum peuvent être remplacés par cooptation, après appel à candidature auprès des membres de l’association ». Cette cooptation de dernière minute sauve le CA de l’immobilisme dans lequel il serait s’il comptait moins de 4 membres. « En dessous de 4 personnes, le CA n’est plus habilité à prendre des décisions et doit convoquer une assemblée générale » (même article).

Le CA désavoue la commission d’investigation

La commission d’investigation est constituée de parents non directement impliqués dans la gestion de l’école ou dans la collecte des charges pesant contre XXX, d’un membre non parent et de deux membres du CA : XXX et XXX. La présence de ces deux dernières personnes totalement acquises à la cause de XXX, montre, une fois de plus, la volonté du CA de contrôler les débats. En effet, cette commission aurait très bien pu travailler sans la présence de membres du CA. Pour effectuer son étude, la commission recevra Mme T. et Mme R., puis XXX, et aura accès à certains documents comptables. Le 17 décembre la commission livre ses conclusions. « Nous n’avons trouvé aucune preuve de malhonnêteté chez XXX dans la gestion comptable. Nous avons constaté un manque de rigueur chez XXX incompatible avec les responsabilités inhérentes au poste de trésorier, d’où ont découlé des zones d’ombre qui ont été sujettes à interprétations. Nous proposons aujourd’hui :

– que la comptabilité soit faite par un comptable
– que XXX ne soit plus trésorier, idée qu’il partage lui-même.
– que le Conseil d’Administration se penche sur la modification des statuts afin que les membres du bureau en exercice ne puissent recevoir de rémunération en échange d’une prestation au sein de l’école. »

Malgré le travail et le temps consacré par les membres de la commission d’investigation, le CA désavoue leur conclusion, et déclare à tous les parents dans une lettre en pièce jointe d’un mail daté du 24 décembre, avoir « entièrement confiance dans le travail réalisé par XXX à la comptabilité ». Cette commission souhaitée par l’AG, a rendu des conclusions non conformes aux souhaits du CA, malgré le patronage du CA sous lequel elle était placée. Qu’à cela ne tienne, le CA la désavoue publiquement. Le CA n’apporte aucune raison objective à son désaveu. En fait ce qui motive le CA c’est son souhait « que la candidature [de XXX] soit revotée, il ne serait pas juste en effet que des accusations démenties l’empêchent d’être au Conseil d’Administration, où il a souhaité se présenter à nouveau ». Dans sa lecture sélective, le CA a bien entendu que la commission n’avait pas conclu à la malhonnêteté de XXX. Et par dessous tout, elle n’accepte pas la décision prise en AG souveraine de ne pas reconduire le mandat de XXX.

Enfin, si le CA accepte que XXX ne soit plus trésorier, ce n’est pas pour suivre les conclusions de la commission. Cela aurait fait au moins un point sur lequel le CA aurait suivi la commission. Non, c’est « pour apaiser les tensions actuelles ». Mais cette résolution du CA, réaffirmée dans un mail du 14 janvier, « la commission finance sera reformée autour du nouveau trésorier », sera très vite contredite par les faits. Le 18 mars XXX répond à M. D. au sujet d’une question financière. Le 9 avril, il établit et adresse à M. D. la dernière facture de la scolarité de ses enfants. XXX est donc encore de fait trésorier de l’association. Le CA ne veut pas entendre et prendre en compte un avis discordant au sujet de XXX, même si celui-ci émane de l’AG souveraine, ou d’une commission souhaitée par les membres réunis en AG. Le CA gère cette école comme il le souhaite, avec qui il le souhaite et rien ni personne n’y changera quoi que ce soit.

Vote pour l’élection de XXX

Le 5 jan, le CA passe à l’acte et annonce qu’un vote par courrier aura lieu le 15 janvier pour la réélection de XXX au CA. Il explique la marche à suivre (une enveloppe portant le nom du votant et contenant le bulletin replié qui sera placé dans une urne…). Le 7 jan, XXX, qui n’est donc plus membre du CA, envoie par erreur un mail aux parents, sur lequel il travaillait. Ce mail avait pour objet d’expliquer aux parents comment seront gérées les abstentions lors de ce vote, c’est-à-dire lors du vote pour sa propre candidature. En matière électorale comme en toute chose, on n’est jamais mieux servi que par soi-même effectivement. C’est totalement immoral. S’étant aperçu de son erreur, XXX s’explique ainsi : « Désolé les amis de ce mail intempestif, nous réfléchissons aux réponses à vous apporter concernant le vote et ce courrier était une réflexion destinée au CA pour correction et validation, elle ne devait pas vous être envoyée « . Il continue donc de travailler pour le CA comme il le faisait quand il y siégeait encore. Une nouvelle fois, preuve est faite que le CA ne respecte pas les décisions prises démocratiquement en AG. Entre le 29 déc et le 14 jan, une dizaine de mails de parents dénoncent l’illégalité de ce vote, tant sur le fond, que sur la forme.

Sur le fond :
• ce vote n’a pas d’existence puisqu’il n’est prévu par aucun texte (Loi, statuts de l’association…) ;
• le vote en AG est souverain et incontestable : il n’y a pas à le refaire ;
• le vote pour un candidat unique (sans appel à candidature) est anti-démocratique.

Sur la forme, l’anonymat n’est pas respecté quand :
• le votant marque son nom sur l’enveloppe et qu’il ne lui est pas possible de ne pas glisser de bulletin dedans sinon tout le monde sait qu’il a voté blanc ;
• les personnes en couple peuvent voter dans la même enveloppe ;
• un élément physique au moins (écriture, encre, couleur/format/poids/grain du papier, etc.) permet d’associer une enveloppe à un bulletin de vote.

Le 15 jan, c’est XXX (la directrice de l’école) qui annonce, en lieu et place du CA, que l’élection ne peut avoir lieu et que « le CA enverra un communiqué à ce sujet. » Le 19 janvier, le CA annonce que le vote a eu lieu à titre consultatif. Il est favorable à XXX. Il faut dire que le CA et le CE ont mobilisé tous leurs sympathisants, y compris des salariés qui d’habitude ne prennent pas part aux votes, au besoin en allant même jusqu’à les faire adhérer à l’association afin qu’ils puissent voter. Bien que simplement consultatif, le CA publie les résultats avec force détails, à tous les parents et membres, y compris ceux qui n’ont pas souhaité prendre part au vote, ceux qui ont déclaré ne plus vouloir être informé de ces débats qui agitent l’école et pour qui le CA a demandé de ne plus utiliser la liste de diffusion des parents de l’école. L’ « effet forum » tant décrié n’est pas nuisible quand il sert les intérêts du CA. Le CA déclare s’être livré à « un dépouillement garantissant l’anonymat des votes ». Il se dit étonné que certains s’y soient opposés, « les garanties d’anonymat et de quorum étant respectées. » Jamais le CA ne reconnaîtra que ce vote n’était pas légal pour les raisons invoquées par les parents et venant pourtant du Centre de Ressources à la Vie Associative (CRVA) de Rennes disposant d’une expertise dans ce domaine juridique. Le CA ne peut reconnaître ses torts. Par son obstination sans borne, il oblige les parents à batailler et laisse s’installer, voir encourage, des lignes de fractures entre les membres de l’association.

Dans ce même mail le CA annonce la tenue d’une AG extraordinaire le 6 février. La motivation principale de cette AGE n’est pas, comme le souhaitent ardemment de nombreux membres, de régler la crise interne que traverse l’école depuis la rentrée, et dont les racines sont profondes. Non : « Nous organisons donc une Assemblée Générale Extraordinaire, puisque l’Assemblée Générale 2014, réalisée en deux temps, n’a pas permis la réélection de XXX au vu des accusations émises ». Le but de l’AGE est donc l’élection de XXX. Le CA poursuit la réalisation de son souhait le plus fort, sans se soucier du désir des autres membres et des dégâts collatéraux de leur folle obstination. Une nouvelle fois, le CA fait la preuve de son incapacité à prendre en compte les intérêts supérieurs de l’école avant les siens propres. Ce même mail annonce qu’XXX démissionne du CA et qu’XXX (jardinière) intègre le CA. Cette dernière arrivée in-extremis permet une nouvelle fois au CA d’éviter l’immobilisme auquel l’aurait contraint l’article 10-1 du règlement intérieur.

AGE du 6 février

Modification in-extremis du règlement intérieur pour invalider les candidatures indésirables. Le 29 jan, M. D. propose sa candidature au CA. Celle de M. L. est plus ancienne, et celle de M. C. date du 2 février. Plus celle de XXX : 4 candidatures seront soumises au vote lors de l’AGE. Le 4 février, le CA annonce que les candidatures de M. C. et de M. D. ne seront pas soumises au vote : « Il ne sera pas pris de nouvelles candidatures d’administrateurs lors de l’AGE, le CA et le CE désirant désormais étudier ces candidatures en amont, seules seront mises aux votes celle de XXX et de M. L. . MM. D. et C. nous ayant proposé leur candidatures très récemment, nous les rencontrerons après l’AG pour discuter de cela avec eux, ils intégreront éventuellement le CA par cooptation. »

Pour éviter qu’un contre pouvoir ne s’installe, les membres du CA modifient de façon déloyale le règlement intérieur entre le 29 janvier, date de dépôt des candidatures de M. D., et le 4 février, date du mail, puis, il applique rétroactivement cette nouvelle réglementation aux candidatures déjà déposées. Désormais « Les candidatures sont libres, mais devront être transmises au CA au plus tard deux semaines avant l’AG.

Les candidatures sont examinées par le Conseil d’Administration, et le Collège des Enseignants qui disposent d’un droit de véto ». Cette grossière manoeuvre de dernière minute a pour but d’écarter M. D. qui est vécu comme un détracteur depuis ses questions à l’AG de début novembre, et M. C. qui a souvent fait part au CA de son mécontentement. Le CA bafoue toutes les règles. Il est dans sa toute puissance. Ce qu’il veut, c’est l’élection de XXX et surtout rien d’autre. Et pour cela il est prêt à tout. La candidature de M. L. n’est pas remise en question car il s’est déclaré plus de 15 jours auparavant. Mais, certain qu’il s’opposerait à cette machination, le CA l’a tenu totalement à l’écart de cette combinaison
alors qu’il s’investissait pourtant de plus en plus auprès du CA. Dès que M. L. a appris ce changement de réglementation, il a tenté d’infléchir la décision du CA en effectuant, durant deux jours, maintes démarches de conciliation auprès du CA, de XXX (la directrice) et des membres garants de l’école : XXX et XXX. Cette dernière était présente cette semaine-là à l’école. Ces démarches furent vaines, et le CA confirmera sa manœuvre d’évincement des candidatures jugées inopportunes. M. L. retire alors sa candidature.

Le 9 février, M. D. refuse d’être reçu par le CA et retire sa candidature : « les principes de démocratie, de justice et de liberté d’expression sont chers à mes yeux. […] De votre côté, vous m’imposez votre cooptation alors même que se tenait une Assemblée Générale pourtant souveraine. Vous comprendrez donc aisément que je ne peux accepter ce nouveau processus d’entrée au CA, et ainsi légitimer des principes totalement contraires aux miens. » Des parents vivent cet épisode comme l’ultime injustice dont l’une des conséquences est leur désengagement total de l’école. S’en suivront alors une série de démissions et le boycott de l’AGE par les parents indociles. Le CA profitera de cette AGE pour ajouter quelques modifications au règlement intérieur. Ainsi désormais « L’AG ordinaire se tient dans le courant du mois de novembre. […] Toute demande d’ajout à l’ordre du jour devra être transmise au CA avant la fin du mois de septembre, pour être étudiée par le CA et le CE. » Rien ne justifie ce délai démesuré de 2 mois pour examiner les demandes. De plus il n’est pas dit si l’ordre du jour sera communiqué en septembre. Et puis comment feraient des parents pour proposer des modifications à un odj dont ils ne connaissent rien ? Chaque année, plusieurs semaines sont nécessaires aux nouveaux parents pour qu’ils prennent leurs marques dans l’école. Ils ne sont donc pas en mesure de faire des propositions avant un certain laps de temps. A cause de ce délai de 2 mois, leurs demandes ne pourront techniquement pas être ajoutées à l’odj avant l’année suivante. C’est regrettable car les nouveaux parents peuvent être porteurs de bonnes propositions. Quel avantage pour l’école ce délai de deux mois apporte-t-il ? Est-ce que les modifications demandées seront toujours utiles deux mois plus tard ? Les bénéfices de ce délai ont du mal à apparaître clairement et la raison invoquée d’un délai nécessaire à l’étude des demandes est hypocrite. Un tel délai n’est pas nécessaire.

La raison est sans doute la volonté de limiter les contre-pouvoirs, de maîtriser les sujets abordés en AG et de limiter les initiatives des membres. Suite à cet épisode, le 12 février, le CA exprime son souhait de rencontrer M. D. : « nous aimerions te rencontrer pour faire le point avec toi, le mardi 24 février à 21h30 ». Désormais, devant la violence des dernières manoeuvres du CA et du CE, M. D. s’autorise à changer de ton dans ses mails. Diplomatie et indulgence n’y ont plus leurs places. « Vous ne m’avez pas expliqué ce sur quoi porte ce point. Pouvez-vous me dire les sujets que vous voulez évoquer avec moi ? Vous savez, peu de personnes ou d’institutions ont le pouvoir de convoquer quelqu’un sans lui indiquer de quoi il retourne. C’est le cas de la Police Nationale ou de la Gendarmerie Nationale. Lorsque mon patron m’invite à une réunion, il me donne toujours le thème de la réunion. Et s’il ne le fait pas, je le lui demande et il le fait. Les réunions n’en sont que meilleures. Avez-vous conscience que maintenir cette demande de point sans m’en communiquer le but, serait un abus de pouvoir manifeste ? « . Le CA donne les explications suivantes : « Nous souhaitons te rencontrer pour reparler de ta candidature au CA, la modification du règlement intérieur n’empêchait en aucun cas cette candidature, puisque nous t’avions invité à nous rencontrer la semaine suivante pour en parler. Nous avons eu par expérience de nombreux candidats aux AG qui étaient élus et se désistaient quelques semaines après, nous avons cette année beaucoup perdu de temps à gérer nos remous associatifs, nous ne voulons pas avoir à essuyer des remous internes au CA qui ralentiraient davantage ce travail, d’autant que l’année est déjà bien entamée.

De plus, ta démission de la Commission Mécénat nous a interrogé sur ton engagement au sein de l’école, et nous souhaitons mettre les choses au clair avec toi au vu des jugements contradictoires que tu portes sur l’école depuis ton arrivée. Quand nous t’écrivons “nous aimerions te rencontrer” il ne s’agit pas d’une convocation à caractère contraignant, tu nous avais proposé cette rencontre toi même il y a peu, le but est simplement de mieux se comprendre. ».

Dans un premier temps, M. D. est favorable à un échange du moment qu’il est accompagné d’un membre neutre. Et puis, l’expérience partagée par des parents qui se sont un jour opposés au CA, laisse M. D. penser que ce rendez-vous ne sera pas l’occasion pour le CA de tenter de comprendre un parent, mais sera pour lui l’occasion d’obtenir son assentiment et si non, « d’envisager avec [lui] son avenir au sein de l’école », c’est-à-dire de le menacer d’exclusion de l’association. Tous les parents qui ont répondu à une demande du CA suite à des différents sont formels sur ce point. C’est pourquoi, M. D. finit par refuser cette réunion, convaincu que rien de bon pour lui ne pourra en sortir. Pire, ses prises de position en face du CA feraient courir un risque à ses enfants, car ni le CA et ni le CE ne font la part des choses et ils n’hésitent ni l’un ni l’autre à instrumentaliser les enfants. La suite lui donnera raison.

Irrégularités constatées lors de l’AGE

Par ailleurs, cette AGE a connu des irrégularités assez grave. Une personne non membre était présente et a même pu s’y exprimer. Il s’agissait du conjoint d’une salariée (et non du comptable ou de tout autre personne extérieure à l’association mais dont l’intervention est nécessaire). Normalement, le CA aurait dû demander à l’assemblée si elle acceptait la présence de cette personne. Et jamais cette personne n’aurait dû prendre la parole. C’est une faute.

Membres non convoqués

Enfin, Mme R. s’était rendue compte que la liste des membres utilisée lors du « vote par courrier » n’était pas complète. Aussi le 22 janvier elle écrit au CA : « peut-on consulter la liste des membres actifs pour être sûr de n’oublier personne pour l’AG extraordinaire ? ». Le CA n’entendra pas cette précaution et ne donnera aucune suite favorable à cette demande. Est-ce parce qu’il émane d’une personne qui a questionné la gestion de l’école au point d’être purement et simplement évincée de la commission finance ? Peut-être le CA pensait-il que cette demande était un piège. Sans doute qu’il lui est tout simplement impossible de laisser un regard extérieur se poser sur la façon dont il gère les affaires de l’association. Toujours est-il que le soir de l’AGE, Mme R. a enfin pu consulter une partie de la liste. C’était suffisant pour constater qu’il manquait bien deux personnes. Si le CA lui avait permis de consulter cette liste lorsqu’elle l’a demandé, elle aurait évité cette faute.
Cet oubli pourrait conduire à l’annulation pure et simple de l’AGE. Néanmoins, la procédure d’annulation étant lourde (recours au tribunal), tout le monde fermera les yeux.

Répression

Depuis l’AG du début novembre, Mme T. a essuyé des dizaines d’attaques par mails, de la part des membres du CA, de XXX (la directrice de l’école) et de quelques parents (en général des conjoints de membres du CA qui ne disent pas leurs filiations). Jamais le CA n’est intervenu pour calmer le débat, rassembler, épargner. Bien au contraire, il a laissé faire, voire y a contribué.

Acharnement contre Mme R. et Mme T.

Dans un mail de Mme R. daté du 12 jan, nous lisons ceci : « XXX m’a dit que la décision n’était pas encore prise au sein du CA mais que jusqu’à nouvel ordre [Mme T. et moi] ne pouvons plus travailler au sein de la commission finances. J’ai dit qu’en attendant que la décision soit prise à l’unanimité, nous pouvons continuer notre travail. Impossible selon XXX. Alors, j’ai demandé pourquoi ? Parce que nous n’étions pas bienveillantes dans la comptabilité ». Le CA sanctionne Mme T. et Mme R.. Quelle en est la raison ? Mme T. et Mme R. ont osé porter des accusations contre la gestion de XXX. Le fait que ces accusations ont permis de mettre en lumière des « imperfections » (euphémisme utilisé par le CA lui-même) dans la comptabilité et donc de faire progresser l’école, ne compte pas au regard du crime de lèse-majesté qu’elles ont commis. De plus, XXX impose sa décision en dehors même du cadre du CA. C’est un nouvel abus de pouvoir. Mais elle n’est plus à cela près. Dans son mail du 14 janvier adressé à tous les parents, le CA accusera Mme T. et Mme R. d’incompétence dans la tenue de la comptabilité : « Nous avons également constaté différents dysfonctionnements, le plus ennuyeux étant le non pointage des factures manquantes en 2013/2014, qui fait que nous devons faire des recherches sur des factures datant de plus d’un an. Ce travail aurait du être fait par Mme R. et Mme T. chaque mois, comme c’était convenu quant elles ont pris la suite de XXX ». Elle seront également accusées de malveillance : « la disparition et réapparition de certains documents du bureau et les accusations lancées contre XXX ont fini de nous convaincre que beaucoup de temps a été passé à chercher de quoi nuire plutôt qu’à faire le travail prévu. » Enfin, du bout des lèvres le CA fait allusion à la sanction prise à l’encontre de Mme T. et Mme R. : « Quant à la commission finance elle sera reformée autour du nouveau trésorier ». Jamais les parents n’ont été informés clairement de leur exclusion de la commission finance. Pire, cette décision n’est légitimée par aucun texte interne (statuts, règlements). Une nouvelle fois le CA s’affranchit des règles et exerce sa volonté sur chaque membre qui ose ou a osé s’opposer à lui. Et le CA met en garde toute personne qui souhaiterait rejoindre la commission finance : « nous veillerons à ce que l’entente puisse y régner. ». La contradiction et le débat ne sont pas tolérés dans la commission finance. Gare à celui qui y dérogerait. Le 16 jan, le CA laisse aller son autorité répressive vis à vis de Mme R. : « tu seras reçue par XXX et XXX à 16h pour la consultation du dossier de XXX, puis avec une partie du collège pour échanger avec toi sur ta position actuelle et à venir au sein de l’école ». Maintenant, ces phrases pleines de menaces, provenant d’un CA autoritaire et tout puissant s’apparentent à de l’acharnement.

Stigmatisation d’un enfant de 7 ans

Un enfant de 7 ans, a été exclus définitivement de l’école, avec un préavis d’une semaine seulement. Aucune mesure d’expulsion temporaire ou autre mesure disciplinaire intermédiaire n’a été prise au préalable. Cette irrévocable décision du CE a été prise sans consultation des parents, sans possibilité pour eux, de défendre leur enfant. Elle ne s’appuie sur aucune réglementation. Ni les statuts, ni le règlement intérieur de l’école ne prévoient cette procédure disciplinaire d’urgence. De plus l’expulsion de cet enfant a provoqué la sortie de l’école pour son frère âgé de 5 ans. Ainsi tous les enfants de l’école (jardin d’enfants et classe de primaire) ont été impactés par cette décision brutale et unilatérale. Quels sont les actes gravissimes qui justifient cette exclusion définitive ? Les torts de cet enfant ont été de dire des gros mots, de ne pas toujours obéir aux enseignantes ce qui a eu pour conséquence de perturber parfois la classe, et de s’être rendu coupable de ce que le CE qualifiera « d’attouchements sexuels ».

De quoi s’agit-il dans les faits ? Et bien certains enfants de l’école ont pour jeu de se chatouiller à un endroit que l’on peut qualifier de « déplacé. » Voilà ce dont on accuse cet enfant. Signalons que cet enfant est celui de M. et Mme D., qui ont interrogé la gestion de cette école pendant l’assemblée générale, et co-signataires de ce présent document. Difficile de penser que ces deux éléments ne sont pas sans relation.

Etablissement d’un faux à l’encontre d’une maman dans une procédure judiciaire

En janvier 2015, une maman de l’école apprend que son ex-conjoint, père de son enfant, est sorti de prison où il purgeait une peine relevant de la juridiction correctionnelle. Elle en informe l’école et demande que si le père se présente à l’école, il ne faut pas lui permettre de partir avec l’enfant. Un jugement devant se tenir en mars 2015 pour statuer sur les droits de paternité du père. Arrivée à l’heure de l’audience au tribunal, cette dame découvre que son ex-conjoint produit au juge des attestations de l’école, signées de XXX (la directrice), et prouvant que ce papa a participé à des manifestations publiques à l’école. Pourquoi l’école a-t-elle fournit ces documents au père seulement ? Pourquoi n’en a-t-elle pas informé la mère afin qu’elle puisse en faire de même ? De fait XXX, directrice de l’école, signataire de ces documents, a pris parti dans une affaire judiciaire au profit du père et au détriment de la mère. Quelle motivation a poussé XXX à peser dans la balance d’un jugement dont le but est de décider de l’avenir d’un enfant de 4 ans ? Y a-t-il un rapport avec le fait que quelques mois auparavant, c’est-à-dire au moment où ces attestations ont été produites, cette maman a manifesté ouvertement son opposition au CA et à sa gestion ? Mais ce n’est pas tout. L’une des attestations fournie par XXX est inexacte. Le papa n’était pas à l’école ce jour-là. Ce document fourni pour faire valoir ce que de droit devant une Cour de justice, s’apparente donc à un faux. Précisons ici que ce père, dont XXX s’est rendue complice, a été condamné pour escroquerie, faux et usage de faux, et nous nageons en plein délire. Un délire qui risque d’entraîner l’école Steiner dans les pages faits divers de la presse. Cet épisode gravissime montre que XXX ne fait pas la part des choses et qu’elle s’abandonne à ses penchants hostiles envers les parents qui remettent en question la gestion de l’école faite par le CA. Il montre enfin que, dans cette école, les enfants ne sont pas protégés comme ils le devraient. Certes elle se défend en disant que c’est seulement une erreur. Mais c’est une erreur qui a été produite devant une Cour de justice. Une erreur qui peut avoir des répercussions très lourdes sur la vie d’un enfant. Si la maman perd en première instance, elle fera appel de la décision. Et elle démontera pièce par pièce le dossier de son ex-conjoint dont XXX s’est rendue complice. XXX aura alors tout le loisir d’expliquer son erreur devant la Cour. La suite de ce document montre d’autres exemples d’égarements de la part de XXX.

Quand la directrice dérape

A plusieurs reprises XXX est sortie du cadre de ses fonctions. Elle est souvent intervenue, et parfois en usant de sa position de directrice, dans les affaires du CA et de l’association, en prenant fait et cause pour le CA contre les parents.

Abandon de poste

A la suite d’une sortie scolaire, le 17 mars 2015, XXX devait restituer à la mairie un mini-bus emprunté. Elle est donc partie au volant de celui-ci, et a demandé à XXX, une salariée de l’école chargée de la garderie, de la suivre au volant de sa voiture personnelle. Pendant toute la durée de leur absence, l’école et les dizaines d’enfants qui s’y trouvaient, sont restés sous la garde d’une stagiaire et de deux jeunes volontaires. Aucun(e) responsable n’était présent(e) sur les lieux.

Enquête occulte

XXX a pris contact avec l’ancienne école des enfants de M. et Mme D. pour se renseigner sur ces personnes. Elle ne les en a pas informés, ni avant, ni après. Rien de bienveillant ne peut justifier ces méthodes souterraines.

De l’huile sur le feu

Le 15 déc, à l’occasion de la communication par Mme T. des pièces accusatrices contre XXX à tous les parents, XXX sort de sa fonction de directrice et prend part au débat :  » Je ne savais pas qu’il avait été convenu de continuer le jugement de XXX par internet. Mes collègues et moi même en avons plus qu’assez de cette histoire. » Une nouvelle fois elle affiche son parti pris pour XXX, comme elle l’a fait en AG. Dans cet extrait il apparaît qu’elle préfère les irrégularités présumées aux questionnements dans le but d’éclaircir. « En tant que directrice, j’aimerai pouvoir protéger de ces affres les parents qui souhaitent simplement cette école pour leurs enfants ». Elle prône le musellement en utilisant une fois encore les enfants. Et pour finir, plutôt que de calmer le débat, elle ajoute de l’huile sur le feu :  » J’invite Mme T. et ceux qui le veulent à déposer plainte auprès d’un tribunal s’ils souhaitent réellement que justice soit faite. J’invite aussi XXX à porter plainte pour diffamation s’il le souhaite ».

Le lendemain, Mme L. lui rappelle que « le travail effectué par le groupe de volontaires pour clarifier la situation et aider à apaiser les tensions a été initié sur décision de la dernière assemblée générale. Cette dernière est souveraine et ses décisions ne peuvent être contestées. » et finit en l’invitant à laisser travailler sereinement ces membres. XXX reconnaît son emportement et son parti pris. « Sûrement aurai je dû attendre [que la commission d’investigation] rende ses conclusions avant d’envoyer mon premier mail, écrit en réaction à l’envoi des pièces « accusatrices » à tous les parents, et ce, au delà de la commission d’étude ». XXX, la directrice, est capable de colère dans les affaires de l’école. Pense-t-elle aux enfants quand la colère la prend ?

Et encore une intervention dans les affaires de l’association

Le 7 jan, XXX sort à nouveau de son rôle de directrice pour expliquer à une maman le mode opératoire du vote par courrier organisé par le CA pour la réélection de XXX, et donner son avis sur cette organisation : « J’ai aussi eu un peu de mal à comprendre, mais finalement, la chose semble plutôt bien pensée! ». Par la suite, il y aura tant d’interventions de XXX dans la gestion administratives de l’école, qu’il est difficile de les recenser toutes.

La XXX du jeudi  (journal de l’école) utilisée comme tribune

XXX atteint le paroxysme de ses dérapages dans la XXX du jeudi n° 36 du 18 janvier. XXX y vide son sac de façon totalement déplacée et inconséquente. Le contexte est le suivant : Mme T., qui a dénoncé la mauvaise gestion de XXX, a signifié par lettre recommandée qu’elle retirait sa fille de l’école, Karine.

« Mercredi 7 janvier, 10h30. La factrice arrive dans l’école avec un recommandé. Un recommandé de Mme T. Nathalie T., la première personne qui m’a accueillie dans l’école quand je suis arrivée il y a 4 ans. Nathalie, notre ancienne cuisinière. Nathalie la militante, la dévouée, généreuse, chaleureuse, toujours prête à aider, sensible… et obstinée. Nathalie, qui a eu des propos si virulents dernièrement. Ces événements m’ont touchée, nous ont tous touchés. Nous n’en n’avons pas parlé. Malgré la tempête qui a soufflé sur notre école, nous avons continué d’être en lien cordial autour de la personne qui nous unissait : Karine. Karine que j’ai dans ma classe depuis 4 ans. Ce mercredi 7 janvier, j’ouvre donc ta lettre Nathalie après avoir signé le recommandé de la factrice : Karine quittera l’école après les vacances de février. Malgré tout. Malgré la tribune que tu as pu avoir pendant les AG ; malgré la commission d’enquête. Malgré ta présence. à la construction de l’école ; malgré les déboires déjà surmontés, malgré les beaux moments vécus ensemble ; malgré l’épanouissement de Karine et les quelques mois qu’il reste avant la fin de l’année.

En te connaissant un peu, je crois comprendre que l’injustice te semble trop grande, que tu ne te sens pas entendue, et qu’il t’est insupportable de rester à l’école. Je ne suis pas d’accord avec toi, mais je ne voulais pas laisser ton départ sous silence ni manquer de franchise. Votre départ nous attriste. Mercredi 7 janvier, chez moi, à 13h. J’entends les informations, comme vous tous. Mes enfants sont là, nous en parlons. Le lendemain, je décide de ne pas en parler à la classe. Ils sont trop jeunes. Je préfère préserver ceux qui ont pu l’être.

Mercredi 7 janvier après-midi.
Un mail d’un parent de l’école, peu importe qui, transféré par le CA, dont voici un extrait « vous me haïrez un jour… bientôt ».

Epilogue : Lundi 12 janvier.
Nous avons un peu de temps, les enfants racontent ce qu’ils veulent à la classe, puisque le lendemain, nous ne pourrons pas, nous rendrons visite aux XXX… Karine nous dit que mercredi 7 janvier, c’était l’anniversaire de sa maman. Mercredi 7 janvier, c’était l’anniversaire de Nathalie. C’était un anniversaire bien triste, nous dit elle, car c’est le jour où les dessinateurs de Charlie… Je l’arrête et demande qui est au courant : ils sont 16 sur 19 enfants à savoir ! 2 sur les 16 n’en ont pas parlé avec leurs parents. Nous racontons donc avec des mots choisis l’actualité de la semaine dernière. Je réponds aux questions des enfants qui n’ont pas bien compris ou font des amalgames (!). Et nous n’avons pas parlé du départ de Karine… La XXX du jeudi n’a pas pour vocation d’être un journal polémique, politique, ni même anthroposophique. Il s’agit juste de vous informer de ce que vivent les enfants dans nos classes. Or, notre actualité à tous paraît rejoindre aussi celle des enfants.
Comme dans n’importe quelle école, nous vivons des moments de belles rencontres et des moments de conflits. Nous tentons d’épargner aux enfants les mauvais moments, de partager les belles rencontres, même si, nous le savons bien, ils ne sont pas dupes. Je vous raconterai dans la prochaine XXX nos aventures mathématiques mais en attendant, sachez que vos enfants apprennent, apprennent en classe, apprennent de leurs amis, apprennent de nous tous, et comme vous, je m’émerveille d’avoir la chance d’apprendre avec eux. » Revenons sur les mots de XXX. La lettre recommandée a été adressée à la directrice de l’école et non aux enfants, ni aux parents. Le mail du parent (« Vous me haïrez… ») a été adressé au secrétariat et non aux enfants, ni aux parents. La XXX du jeudi est le journal de l’école. Il s’adresse aux parents et aux enfants. « Chaque enseignant y écrit un pétale où des éléments sur la vie de la classe vous sont communiqués « . (description issue de la fiche des engagements de l’école). C’est le lieu du récit de la vie des enfants à l’école, de la pédagogie. Elle ne doit pas être utilisée pour faire état des conflits entre membres, qui plus est de façon unilatérale et donc déloyale. C’est XXX qui a mal vécu le courrier et le mail, non les enfants. Utiliser l’argument que les enfants ne sont pas dupes de tout ce qui se passe pour dire toutes ces choses dans la XXX, c’est ignorer l’intérêt des enfants. C’est même pire, cela revient à les instrumentaliser : puisque certains parents se comportent ainsi, vos enfants ne seront pas épargnés. Rappelons que lorsque M. D. disait qu’il y avait urgence à repenser l’organisation de l’école, le CE rejetait sa proposition en utilisant les enfants dans l’autre sens : « nous ne ressentons pas cet état d’urgence dans notre quotidien avec les enfants. » Oui, le CE instrumentalisent les enfants pour assouvir ses désirs.

Ecrire que « La XXX du jeudi n’a pas pour vocation d’être un journal polémique, politique, ni même anthroposophique. Il s’agit juste de vous informer de ce que vivent les enfants dans nos classes » est d’une hypocrisie sans nom. Utiliser les enfants comme alibi est immoral. XXX projette ses propres états d’âme sur ceux des enfants. Elle fait passer ses intérêts avant ceux des enfants et de leurs parents. Elle a bel et bien utilisé la XXX du jeudi comme sa tribune personnelle. Or, même si les enfants se rendent compte de certaines choses, il faut les préserver le plus possible. Les parents qui ont pour habitude de lire la XXX avec leurs enfants, vont devoir ne pas le faire ou bien les mettre au fait de certaines choses. Est-ce cela, préserver les enfants ?

Les parents qui ont demandé à ce que leurs messageries soient épargnées de ces débats conflictuels, se retrouvent à nouveau pris à témoin. Qui plus est, dans une des rares communications de l’école qui restait toute entière vouée aux enfants et à la pédagogie et où jusqu’alors ne résonnaient pas les conflits internes. D’ailleurs, cette violation du dernier hâvre de paix ne gêne aucunement le CA, lui, grand défenseur de la « liberté individuelle de chacun » (mail commun CA/CE du 21 janvier) contre l’ « effet forum ». C’est le signe qu’il y a bien deux poids et deux mesures dans la gestion de cette école. Enfin, dans cette XXX du jeudi, XXX ne fait état ni du départ de Romane (fin décembre), ni de l’arrivée d’Isabelle (rentrée de janvier), alors que cela touche les enfants de beaucoup plus près que le recommandé et le mail, tous deux adressés à l’école. Tout ceci constitue une succession de fautes. Si XXX avait un patron, il serait en devoir de la rappeler à l’ordre. Il est certain que le CA n’y trouve rien à redire. Il ne joue pas son rôle.

Conclusion

La gestion de l’école par le CA actuel, avec le soutien inconditionnel du CE, vise à maintenir son pouvoir à n’importe quel prix, sans considération pour le bien collectif. Les moyens utilisés sont l’entrave des initiatives, la réduction de toute forme de contre-pouvoir, la recherche de la soumission et de l’obéissance, le blocage des moyens de communication, le contrôle à priori et la censure a posteriori. Et lorsque cela ne suffit pas, alors le CA n’hésite pas à réprimer et à être coercitif. Or, un régime dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu’aucune loi ou institution ne les limite, s’appelle une dictature. Un régime, qui par divers moyens (propagande, encadrement des individus, répression), cherche la soumission et l’obéissance de la société, est un régime autoritaire. Rappelons également que les limitations de la liberté d’expression peuvent s’exercer par l’autorisation préalable et la censure a posteriori. Elles peuvent aussi s’exercer par des moyens qui empêcheraient cette liberté de se concrétiser comme le blocage ou la destruction de moyens de communication ou le blocage des circuits de diffusion de la pensée. La liberté d’expression est un droit défini dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. La liberté d’expression est bafouée par le CA de l’école XXX. Consulté au sujet de la modification in-extremis du règlement intérieur par le CA et le CE pour invalider rétro-activement les candidatures indésirables, M. XXX du CRVA, après examen, répond que « les statuts ont été respectés, ainsi que le règlement intérieur. Mais effectivement nous pouvons nous interroger sur le fonctionnement de cette association, puisque, au regard des nombreux appels et demandes que j’ai reçus, différents faits semblent poser questions sur le fonctionnement démocratique. L’Ecole Steiner deviendrait-elle une secte ? Seul un tribunal peut avoir un avis tranché sur la validité des décisions. » La question est posée.

Comment a-t-on pu en arriver là ? Il est possible que les conflits d’intérêts mis en évidence dans ce document, y soient pour quelque chose. Un conflit d’intérêts apparaît chez une personne ayant à accomplir une fonction d’intérêt général et dont les intérêts personnels sont en concurrence avec la mission qui lui est confiée par son administration. Ces conflits d’intérêts se retrouvent accrus par l’existence de liens pernicieux entre membres du CA et membres du CE. Ainsi XXX, présidente de l’association et membre du CA, et XXX, directrice de l’école et enseignante, sont colocataires. XXX, membre du CA jusqu’en novembre, est le frère de XXX, jardinière jusqu’à son départ en congé maternité à la même période. Le cas de XXX est une autre figure du conflit d’intérêts. En effet, il est membre du CA et a été trésorier de l’association pendant des années. Durant cette même période, sa société de travaux fournissait et facturait des services à l’école, qu’il payait en rédigeant lui-même les chèques avec le chéquier de l’école. On a peine à y croire. Une autre explication est l’attrait du pouvoir. Cette dérive parfaitement humaine et qui amène peu à peu n’importe quel groupe de personnes vers l’autoritarisme si aucun contre-pouvoir n’existe. Aujourd’hui, même l’AG n’est plus ce lieu de contre pouvoir tellement le CA l’a mise en coupe réglée. Nous, parents signataires, avons tenté de prendre une part active dans l’administration de l’école de XXX. Avec bienveillance, nous avons donné de notre temps et de notre argent. Avec espoir nous avons confié à cette école ce que nous avons de plus cher en ce monde. Certains d’entre nous ont changé de région pour inscrire leurs enfants dans une école Steiner Waldorf. Mais nous nous sommes trouvé confrontés à un groupe de personnes tellement accrochées à leur pouvoir, que nous avons échoué à rendre la gestion de l’école plus à l’écoute, humaine et bienveillante. Cependant nous restons avec la certitude que la pédagogie Steiner Waldorf est très profitable aux enfants, et qu’elle est très mal servie dans cette école. Bien sûr, nous sommes à votre disposition pour toute demande d’information supplémentaire que vous jugerez nécessaire. Si, à la lumière de ce dossier et des renseignements que vous prendriez par ailleurs, vous veniez à conclure que cette gestion est conforme à l’esprit de la pédagogie Steiner Waldorf, alors nous en prendrions acte et nous donnerions de la publicité à vos conclusions afin que d’autres parents ne se fourvoient pas comme nous l’aurons fait. Du reste, comme vous l’aurez compris à la lecture de ce dossier, il est possible que des suites judiciaires soient données à certains épisodes. Dès lors, la publicité donnée à l’école et par elle, à la pédagogie et à l’anthroposophie, ne serait plus de notre ressort.

En revanche, si vos conclusions vous conduisaient à condamner ces faits, alors nous saurons que nous partageons avec vous une haute opinion de cette pédagogie et de l’apport qu’elle constitue pour la jeunesse. Dans ce cas, la seule décision qui s’impose est le retrait de l’agrément Steiner à cette association, en attendant qu’elle revienne à des pratiques acceptables.

Mme R. M. L.
M. R. Mme L.
Mme T. Mme S.
M. D. M. C.
Mme D. Mme C.

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