Le Stockmeyer : les garçons n’ont pas le droit de participer aux cours de Secourisme

Poursuivons notre lecture du Stockmeyer, le livre de base très secret de la pédagogie Steiner-Waldorf. A la page 249, dans le cadre des indications générales concernant l’enseignement de la Physique et de la Chimie dans les écoles Steiner-Waldorf, Rudolf Steiner explique à ses disciples pédagogues que les garçons ne peuvent participer aux premiers secours qu’en tant qu’observateurs. Seules les filles peuvent apprendre les premiers soins :

« En 10e classe, deux fois 6 heures en 2 semaines, l’après-midi. J’ai eu seulement connaissance pour cette matière de ce que Steiner dit le 17 juin 1921 lors de l’ouverture de la première 10e : «Pour l’étude de la santé et de la maladie, les pansements simples, à peu près ce que l’on appelle premiers secours en cas d’accident. Laisser les garçons y assister. Avec délicatesse et attention, cela se passera bien. Il ne s’agit pas qu’ils s’imaginent savoir faire cela; ils suffit qu’ils aient quelques notions. Une heure par semaine pendant la moitié d’une année. Il faut veiller que les filles regardent ce qui concerne les garçons et les garçons ce qui concerne les filles. Les garçons ne devraient pas faire eux-mêmes, il devraient s’habituer –c’est précisément très bien– à une simple participation. S’entretenir un peu pour dire quelle fille a le mieux réussi.» On voit que la réalisation pratique de l’emploi du temps a donné un autre horaire pour le secourisme que celui qui été fixé comme idéal lors de la première esquisse de plan scolaire pour la 10e le 17 juin 1921. » page 249

Les anthroposophes disent volontiers que Rudolf Steiner transcendait son époque par sa capacité à recevoir des intuitions spirituelles. C’est la raison pour laquelle ils clament que la pédagogie Steiner-Waldorf est l’avenir de l’humanité (et même de la planète Terre).

Ici, nous voyons un exemple du fait que la séparation des activités par genres était bien présente dans son esprit. Sa secrétaire personnelle raconte également, dans les « Documents de Barr », la colère monumentale qu’il avait piqué en découvrant que des rôles d’hommes avaient été joués par des femmes à l’occasion des Jeux de Noël, pendant la Première guerre mondiale, quand les soldats étaient aux front. Dans l’une de ses conférences dont la revue Triades avait produit un extrait (Cheveux courts, cheveux longs), Steiner avait également déclaré que lorsque les filles se coupaient les cheveux trop court cela développait chez elles une agressivité contraire à leur sexe.

La pensée de Rudolf Steiner – sur ce plan là également – était totalement patriarcale et réactionnaire.

NB : Les commentaires que nous faisons ici n’engagent que notre propre opinion, nourri de notre propre vécu et de nos réflexions sur les écoles Steiner-Waldorf : ils ne prétendent pas enoncer des vérités absolus.

La publication de larges extraits du Stockmeyer est rendu nécessaire par le fait que ce texte pourtant fondamental de la pédagogie Steiner-Waldorf est très peu connu alors que ce devrait être un droit des parents qui souhaitent mettre ou qui ont mis leurs enfants dans une école Steiner-Waldorf d’y avoir accès pour que leur choix puisse être éclairé. Il est également nécessaire d’en publier de longs passages en raison de fait que les représentants des écoles Steiner-Waldorf accusent facilement et à tort, y compris par le biais de procédures judiciaires ou lors de celles-ci, de decontextualiser ou de déformer les citations que nous faisons des écrits de Rudolf Steiner : de larges extraits montreront clairement toute la pensée de Steiner et tout le contexte dans laquelle certaines de ses affirmations plus que problématiques se déploient.

Nos écrits ne visent nullement à porter tort à qui que ce soit, ni aux personnes qui appartiennent au mouvement anthroposophique, ni aux professeurs qui enseignent dans les écoles Steiner-Waldorf, ni aux enfants et aux parents d’élèves de celles-ci. Ils visent faire toute la lumière sur des pratiques pédagogiques dont les fondements sont méconnus car cachés au grand public et dont les effets nous semblent relever de la dérive sectaire.

Les écoles Steiner-Waldorf et leurs représentants disposent de larges moyens de communication pour vanter les mérites de leurs pratiques ou pour contester leurs détracteurs, voire même pour les calomnier et les diffamer quand elles sont à cours d’arguments, comme c’est le cas actuellement pour moi, et comme ce fut le cas pour d’autres personnes dans le monde. Ce phénomène n’est pas nouveau et ne fait que révéler la nature de ceux qui ont recours à ces méthodes honteuses. Dans l’intérêt du public, nous entendons néanmoins faire-valoir notre droit à émettre notre opinion et à la liberté d’expression.

A propos gperra

Professeur de Philosophie
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