« Terre rouge, terre de lumière », une chanson détournée par les anthroposophes pour endoctriner les élèves à l’anthroposophie dans les écoles Steiner-Waldorf

Vous connaissez peut-être la chanson « Terre rouge ». Elle n’a pas été écrite par les anthroposophes et elle est chantée également dans d’autres cercles que les écoles Steiner-Waldorf, notamment par les Scouts de France.

Pourtant, on la chante très souvent dans les écoles Steiner-Waldorf, notamment à la Saint-Jean, en ronde devant le feu crépitant dans la nuit, mais également à certaines occasions comme les voyages de classe, ou le matin lors des « parties rythmiques ». On la chante en canon, crescendo puis de decrescendo.

Pourquoi cette chanson est-elle autant chantée dans les écoles Steiner-Waldorf, au point qu’elle devienne une sorte de réflexe pavlovien émotionnel des anciens élèves de ces écoles ? Il suffit en effet bien souvent de fredonner l’air de cette chanson devant un ancien élève Steiner-Waldorf pour que les larmes lui montent aux yeux.

Quand on connaît la doctrine anthroposophique, on s’aperçoit que les anthroposophes se sont emparés de cette chanson et la font chanter aux élèves de manière répétitive, parce qu’elle exprime, de manière extrêmement comprimée, un aspect essentiel de leur doctrine ésotérique.

Considérons ces paroles avec attention :

Terre rouge,

Terre de feu,

Terre rouge,

Terre de lumière,

Terre rouge,

Sous un ciel bleu ! »

La connaissance de la doctrine anthroposophique permet de comprendre ce que les pédagogues des écoles Steiner-Waldorf glissent subrepticement comme contenu ésotérique dans les paroles de cette chanson, afin d’endoctriner leurs élèves.

En effet, selon l’anthroposophie, la Terre est la quatrième incarnation de notre système solaire, dans lequel se produit la phase de développement du « Moi » chez les êtres humains. Sur l’Ancienne Lune, précédente incarnation du système solaire, ce sont les Anges qui avaient développés leurs « Mois ». Mais le Moi humain a été infecté par Lucifer, ou les entités luciferiennes, des entités angéliques qui se sont coupées de l’évolution normale et dont le Moi est comme possédé par un feu dévorant (la couleur rousse de la chevelure de Lucifer dans les « Jeux de Noël » des écoles Steiner-Waldorf symbolise ce feu maléfique). Heureusement, pour les anthroposophes, la sublime entité du Christ Solaire, qui jusque là vivait dans la sphère creuse du Soleil, ce contre-espace négatif aspirant, est descendue sur la Terre, s’est incarnée dans le corps de Jésus de Nazareth à 33 ans et son esprit divin est ensuite passé dans l’être de la Terre, après la Crucifixion. Grâce à cela, les êtres humains peuvent purifier leur sang et se laver de l’influence luciferienne. Cette purification a aussi un effet sur la planète Terre elle-même, qui retrouve son lien avec le cosmos et le monde suprasensible.

On retrouve, si l’on regarde bien, ce contenu dans cette chanson chantée par les élèves des écoles Steiner-Waldorf :

La Terre est la planète de l’incarnation du Moi humain avec un sang qui devient rouge :

« Terre rouge »

Le moi humain est malheureusement infecté par Lucifer, le démon du feu :

« Terre de feu »

Mais le Christ solaire s’est incarné sur la Terre pour sauver les êtres humains de l’influence de Lucifer et transformer le feu en lumière :

« Terre de lumière »

Ainsi la Terre pourra de nouveau se connecter à la sphère céleste, c’est-à-dire au monde suprasensible :

« Sous un ciel bleu »

Les anthroposophes sont habiles. Ils savent détourner ce qui existe déjà pour y glisser leurs propres contenus. C’est ce qu’ils ont fait avec la messe catholique, réécrite par Rudolf Steiner, donnant le rituel de la Communauté des Chrétiens. Ici, point besoin de réécriture : le texte en l’état est respecté, on y glisse juste subrepticement les contenus de la doctrine ésotérique de Rudolf Steiner.

En faisant chanter ce chant continuellement aux enfants dans les écoles Steiner-Waldorf, puis en glissant – lors d’appartés savamment distillés – aux élèves des éléments d’explication de sa signification occulte, on endoctrine les élèves à l’un des éléments centraux de la doctrine anthroposophique, sans même qu’ils ne s’en rendent compte.

A propos gperra

Professeur de Philosophie
Cet article a été publié dans Des spécificités "pédagogiques" ?. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s