À propos

Sur ce blog, le lecteur pourra trouver tous les renseignements nécessaires lui permettant de se forger un avis éclairé au sujet des écoles Steiner-Waldorf, souvent présentées à tort comme une alternative pédagogique, au même titre que celles des écoles Freinet ou Montessori.

En réalité, les écoles Steiner-Waldorf sont étroitement associées à une doctrine ésotérique et mystique nommée Anthroposophie, ainsi que la mouvance sectaire qui est chargée de sa promotion (lien).

Quelle est la réelle fonction de ces écoles ? Promouvoir insidieusement une nouvelle religion nommée Anthroposophie, syncrétisme mélangeant divers éléments de l’Hindouisme, du Christianisme et du Bouddhisme, associé à un discours pseudo philosophique, pseudo épistémologique et pseudo humaniste sorti tout droit du cerveau de Rudolf Steiner.

Qu’est-ce que l’Anthroposophie ? Une religion qui se dissimule et se travestit en pseudo-science ? Une doctrine qui se présente comme une philosophie humaniste d’émancipation de l’individu, alors qu’il s’agit d’un fourre-tout de croyances telles que le fait que le Christ est descendu du Soleil, que le Bouddha s’est réincarné sur Mars, que cette planète est une planète liquide, que la Lune est faîte de corne vitrifiée, que le cosmos s’arrête à Saturne, que ce sont les Gnomes qui font pousser les plantes, que la Résurrection du Fils de Dieu aurait engendré le phénomène de la radioactivité, que l’Atlantide n’est pas un mythe, mais un continent où les hommes avaient des corps cartilagineux capables de s’étendre à volonté, que les Blonds ont une intelligence cosmique, qu’une femme blanche qui lit un « roman nègre » alors qu’elle est enceinte pourra avoir un enfant tout gris, que ceux qui ont beaucoup de taches de rousseur étaient des imbéciles dans leur précédente incarnation, que les Dinosaures étaient en fait des Dragons cracheurs de feu, que les Africains pensent avec leur cerveau-arrière, que l’organe sexuel du futur sera le larynx, que tricoter développe de bonnes dents, que le cerveau est comme un tas de fumier, que les hommes et même la Terre se réincarnent, que ce sont les Dieux qui ont révélé à Steiner les principes de la pédagogie Waldorf ? (lien).

Oui, mais hélas pas seulement. Si le seul problème avec l’Anthroposophie était sa tendance à la dissimulation, il suffirait qu’un travail de communication publique et de rectification des apparences soit opéré pour qu’il soit résolu. Ce serait certes prodigieusement nouveau – et inattendu – de la part des instances concernées, qui pour l’heure préfèrent de loin le masque qui les cache et leur permet de tromper ceux qui s’en approchent. Mais ce serait toutefois encore insuffisant. Car l’Anthroposophie n’est pas seulement une religion masquée ! C’est une aliénation. Qu’est-ce à dire ?

Une religion est selon moi une chose respectable, au même titre que la raison, malgré les combats que l’une et l’autre peuvent se mener. L’Anthroposophie contient des éléments religieux. Mais il s’agit aussi d’une dérive sectaire, c’est-à-dire un édifice intellectuel et une structure sociale qui, progressivement, enferment l’esprit de ses adeptes (lien), les coupent d’eux-mêmes, des autres et de la société, par le biais d’attitudes de défiance et d’hostilité profondes, en vue de former un monde à part, foncièrement pathogène (lien). Il s’agit aussi d’une pensée fumeuse, nébuleuse, qui obscurcit les esprits de ceux qui s’y plongent et les conduit peu à peu à perdre contact avec la réalité, c’est-à-dire à des formes de délires (lien). Enfin, il s’agit d’une corruption très profonde des individus (intellectuelle, morale et comportementale), les transformant peu à peu, selon les dispositions, en menteurs, en tricheurs, en dissimulateurs, en manipulateurs, favorisant même parfois certaines formes de perversions légalement répréhensibles. L’Anthroposophie est donc une aliénation dans les deux sens de ce terme : une folie et une atteinte à la liberté.

Par ailleurs, l’Anthroposophie est un projet visant à créer une nouvelle civilisation. De même qu’il existe aujourd’hui une civilisation islamique, il pourrait un jour exister une civilisation anthroposophique ! Elle cherche à atteindre son objectif par deux biais :

– La substitution progressive de toutes les activités humaines existantes par d’autres portant sa marque : son programme politique (la « TRIPARTITION SOCIALE »), son agriculture (la « BIODYNAMIE« , « DEMETER« , « LES JARDINS D’ALTAÏR », etc.), sa médecine, ses médicaments et sa cosmétique (« WELEDA », « WALA », « DOCTEUR HAUSCHKA »), ses arts (« EURYTHMIE », « ART DE LA PAROLE », « Chant WERBECK », etc.), sa gymnastique (« BOTHMER »), sa littérature, son architecture, ses banques (« La NEF », « TRIODOS », « GLS », « BAS »), ses écoles (« STEINER-WALDORF »), ses centres d’accueil et de soins pour les enfants et les adolescents handicapés (« CAMPHILLS » , « LES ALLAGOUTES »), sa « pédagogie curative », ses maisons de retraites (« MAISON OBERLIN »), ses fêtes, ses sacrements (« La COMMUNAUTÉ DES CHRÉTIENS » ), ses prières, son astrologie, sa psychologie, ses loisirs, ses colonies de vacances (« IONA »), sa cuisine, ses vêtements, son esthétique, ses instruments de musique, ses crayons de cire (« STOCKMAR »), ses jouets pour enfants, ses pratiques sexuelles, etc., et même son langage, le jargon des anthroposophes ! (lien) ;

– La captation et la fédération de tout le tissus alternatif, écologique, solidaire, coopératif, alter-mondialiste, anti-spéculatif, spiritualiste, etc., ainsi que de toutes les composantes du New-Age (lien).

Ce qui rapproche davantage l’Anthroposophie et ses institutions dérivées d’une secte plutôt que d’une religion ? Tout simplement leur volonté systématique de dissimulation, leur art centenaire de la tromperie et du mensonge afin de duper ou de séduire ceux qui s’en approchent, ainsi que le processus d’aliénation mentale et sociale dont elles sont vectrices !

Quel est l’impact du lien viscéral entre l’Anthroposophie et les écoles Steiner-Waldorf ? Henri Dahan, Délégué Général de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France, n’a-t-il pas déclaré sous serment le 5 avril 2013 que « l’Anthroposophie est la source dont s’inspire les écoles Steiner-Waldorf » ? (lien)

Le problème qui en résulte pour cette « pédagogie » est qu’elle constitue nécessairement une atteinte profonde au libre-arbitre des élèves, dont la plupart seront sensibilisés à des idées « new-age », tandis que certains seront repérés et enrôlés par les anthroposophes ! Et que l’on use pour cela de techniques de manipulations mentales aussi subtiles que bien rôdées ! (lien). Le problème est que tout ceci s’appuie sur une tromperie organisée à l’égard des parents et des institutions, séduits par des discours sur la promotion de la créativité, la pratique des activités artistiques, une pédagogie aux apparences plus douce, moins coercitive et normative que celle des établissements ordinaires ! Le problème est enfin qu’il s’agit d’institutions scolaires où peuvent facilement se produire, sans que cela ne soucie personne, de graves dérives, comme l’instauration de rapports de disciples à gourous entre élèves et professeurs, professeurs et parents (lien), du harcèlement moral (lien), des actes de violence (lien), des relations incestuelles et incestueuses (lien), des stratégies de dissimulation de faits délictueux à l’égard des autorités compétentes (lien), des violations systématiques de la loi, pouvant mettre en péril l’intégrité des élèves, tant psychique que physique.

Ce qui me permet de l’affirmer ? Avoir été moi-même élève dans ces écoles, puis y avoir été enseignant, tout en ayant été un anthroposophe impliqué dans les plus hautes sphères de cette mouvance internationale (lien). Avoir réussi à percer l’endoctrinement insidieux que j’avais moi-même subi et pratiqué et l’avoir dénoncé publiquement (lien). Avoir de ce fait écrit et publié sur le site de l’UNADFI un article qui dévoile l’entière vérité au sujet des ces institutions : L’endoctrinement des élèves à l’Anthroposophie dans les écoles Steiner-Waldorf. Avoir été pour cela assigné en diffamation par la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France, avoir vécu un procès à l’issue duquel la Justice a reconnu sans équivoque ma bonne foi et la légitimité de mon propos !

« Loin d’être le fruit d’une « haine féroce », il résulte que le témoignage rédigé par Grégoire Perra, publié sur le site de l’UNADFI, est le fruit d’une réflexion philosophique sur l’anthroposophie elle-même et ses modes de propagation, notamment au sein des écoles Steiner-Waldorf. »

Dès lors c’est également vainement que la partie civile soutient que l’UNADFI serait mue par une animosité personnelle, caractérisée par le fait qu’elle a reproduit les propos, sans aucune réserve, de Grégoire Perra, puisqu’aucune animosité n’est retenue à l’encontre de celui-ci. » (Extrait du Jugement du 24 mai 2013 de la XVIIe chambre correctionnelle de Paris) (lien).

Ce blog republie la plupart des articles concernant les écoles Steiner-Waldorf et l’Anthroposophie qui avaient déjà été édités sur mon blog (blog de Grégoire Perra), restituant à ce dernier la fonction plus personnelle qui était originellement la sienne. Dans le même temps, il propose une organisation et des entrées thématiques plus claires, qui permettront au lecteur de mieux s’orienter. Des liens subsisteront néanmoins entre les deux blogs, ainsi que des publications conjointes et simultanées lorsque viendront de nouvelles parutions.

Ce blog était une nécessité pour le lectorat de langue française, désireux de s’informer vraiment sur ces « écoles » et cette « pédagogie ». Il s’inscrit donc dans les pas du remarquable travail réalisé par d’autres, comme le site de Roger Rawlings et celui de Dan Dugan aux États-Unis, celui de Pete Karaiskos en Angleterre, celui de Yves Casgrain au Canada ou celui de Alicia Hamberg en Suède, dont nous donnons plus bas les liens.

Percer à jour la mauvaise foi et la logique de dissimulation de l’Anthroposophie par les écoles Steiner-Waldorf n’est pourtant pas une entreprise si difficile. Il suffit par exemple de remarquer comment le site de la Fédération des Écoles Steiner-Waldorf en France présente Rudolf Steiner en tant que philosophe et humaniste (lien), sans jamais faire mention de ce pour quoi il est connu, à savoir son occultisme ésotérique. Ou encore de lire les Conseils de Rudolf Steiner aux professeurs de la première école Waldorf (lien), pour se rendre compte que le but conscient du fondateur de ces institutions était la promotion de l’Anthroposophie elle-même, et non une pédagogie proprement dite. Ces documents sont publics ! Un jour, on se demandera sans doute comment il a été possible si longtemps que les autorités compétentes des différents pays n’aient pas perçu – ou voulu percevoir – cette connexion et cette stratégie, pourtant évidentes.

La vérité au sujet de la pédagogie Steiner-Waldorf est en marche. Certes, elle n’est encore portée et assumée que par un petit nombre d’individus de par le monde. Ceux-ci doivent souvent en payer le prix, sous forme d’insultes quotidiennes et de tentatives de diabolisation émanant de partisans refusant farouchement toute remise en question. La férocité de leur haine est à l’image de l’obscurcissement de l’esprit et de la perte du sens des réalités qu’ils ont subis. A moins que, comme certains dirigeants, ils ne sachent exactement de quoi il retourne, mais choisissent de tout faire pour préserver les intérêts en jeu en tentant coûte que coûte d’empêcher que la lumière ne se fasse. Le procès que m’a intenté la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France fut, à mon sens, un calcul de cet ordre.

Les écoles Steiner-Waldorf et l’Anthroposophie, ainsi que leurs alliés, sont des entités puissantes, tant sur le plan culturel que social, politique et économique. Songeons par exemple au poids financier de la firme WELEDA, qui inonde parfois d’affiches publicitaires les métropoles européennes. Ou à la NEF, en passe de devenir une banque de premier plan (lien). Elles peuvent donc tenter de faire taire leurs détracteurs, comme elles ont voulu le faire avec moi, ou avec l’UNADFI, qui avait publié mon témoignage. Elles ont également les moyens de faire paraître régulièrement des articles dithyrambiques dans tel ou tel grand organe de presse, peu soucieux de mener une enquête approfondie. Ou parfois tout simplement complices.

Cependant, la nuit du mensonge ne règne plus totalement en maître, comme elle l’avait fait depuis des décennies. Des voix s’élèvent et sont désormais entendues. Nul ne peut prédire qui sortira vainqueur de ce combat dont la racine est, en réalité, morale.

Je ne suis pas un idéaliste naïf. Il se peut bien que, sur le long terme, les écoles Steiner-Waldorf triomphent et se répandent un peu partout dans le monde, profitant de la paresse des institutions des pays développés. Ou de la faiblesse de ceux qui sont en voie de développement, ainsi que de la plus grande crédulité de leurs populations en matière de dérives sectaires (lien). Sans parler des insuffisances pédagogiques de nos sociétés. Qui pourra bientôt se dresser face à une telle puissance ?

Mais il se peut aussi que la voie qui semblait dégagée pour les écoles Steiner-Waldorf s’avère plus difficile et semée d’obstacles qu’il n’y paraissait, à mesure que des consciences s’éveilleront. Parfois, ce sont des grains de sable parfaitement insignifiants qui font dérailler une lourde machinerie. Mon témoignage fut un premier événement inattendu de ce genre. Qui, en effet, aurait pu prévoir qu’une personne aussi profondément impliquée que je l’avais été dans les hautes instances de l’Anthroposophie pourrait un jour faire le travail réflexif et moral permettant un tel dévoilement ?! Certainement pas moi, ni non plus les dirigeants des écoles Steiner-Waldorf, qui n’ont dû réaliser qu’au moment du procès du 5 avril 2013 le processus intérieur qui avait été le mien. Bien sûr, elles ne l’admettront jamais publiquement et préféreront parler de rancœur personnelle, alors même que la Justice a pu établir en toute impartialité que mon témoignage « est le fruit d’une réflexion philosophique sur l’Anthroposophie elle-même et ses modes de diffusion, notamment à travers les écoles Steiner-Waldorf »

Peu importe leurs médisances : pour la santé mentale et le libre-arbitre de l’humanité, menacée par l’aliénation de l’Anthroposophie, pour la sauvegarde des enfants placés dans les écoles qui en sont issues, au nom du droit des parents et de tout citoyen d’être correctement informé, il est important de contribuer à ce que la vérité sur les écoles Steiner-Waldorf et l’Anthroposophie soit faite.

Grégoire Perra

Complément d’information du 22/11/2022 :

Depuis fin 2018, les anthroposophes ont tenté de nouveau de me museler par voie de justice à travers pas moins de trois procédures-baillons, une civile et deux pénales :

– une plainte au pénal de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France contre mon article intitulé Mon expérience de la médecine anthroposophique : ils ont été deboutés le 1er septembre 2019, ont fait appel puis se sont désistés quelques mois plus tard ;

– une plainte au pénal de Madame Virginie Macé, professeur à l’école Steiner-Waldorf de Verrières le Buisson, ancienne collaboratrice du dangereux Pierre Lassale, pour mon article intitulé Le voyage de classe dans les écoles Steiner-Waldorf : un moment propice à l’endoctrinement des éleves : elle a été debouté le 1er septembre 2019 également, a fait appel puis s’est désisté quelques mois plus tard ;

– une plainte au civil de la CNP MEP SMA, association des médecins anthroposophes en France, pour mon article intitulé Mon expérience de la médecine anthroposophique : ils ont été déboutés et condamnés pour procédure abusive à la lourde somme de 25 000 Euros de dommage et intérêts. Le tribunal, dans ses attendus, a dénoncé les méthodes de harcèlement des anthroposophes à mon encontre, ainsi que les moyens humains et financiers dont use ce mouvement multinational contre un homme seul, animé par le simple « devoir de vérité ».

Les trois procédures était menées par le même avocat : Maître Grégory Thuan, dit Dieudonné.

Pour faire face aux nombreuses dépenses et frais d’avocat liés à ces procédures, j’ai créé des collectes, aujourd’hui fermées, qui furent mes uniques sources de financement, mon blog de générant aucun revenu publicitaire. C’est grâce à ces dons que j’ai pu payer mon avocat et les nombreux frais de Justice générés par ces cinq procédures. Je remercie chaleureusement tous ceux qui m’ont aidé et rendues ces victoires possibles !

Parallèlement à ces procédures judiciaires, les anthroposophes ont activé leurs réseaux pour se livrer à une véritable campagne de harcèlement en bande organisée contre moi. Ce harcèlement a consisté en injures, diffamation, doxxing (divugation de mes lieux de résidence personnelle ou professionnelle, ce qui est un délit puni par la loi), menaces d’agressions physiques et menaces de mort.

Il y a eu de nombreuses tentatives de piratage de mes messageries personnelles, ainsi que de mes comptes Twitter et Facebook. Des signalements en masse ont restreint la possibilité de partager les articles de mes blogs sur les réseaux sociaux. Des sites internet ou de chaînes YouTube, spécialement consacrées à me diffamer, ont été créées, notamment par Pierre Bercut, Sylvain Leser et Alexandre Walnier. Des articles contre moi ont été publiés sur les sites anthroposophes, notamment sur le site officiel de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf (signé par Guy Chaudon, son Président) et sur celui de la Société Anthroposophique en France. Il y a eu, au sein des écoles Steiner-Waldorf, des séances consacrées à me diffamer auprès des élèves, pendant les heures de cours (deux anciennes secrétaires d’écoles Steiner-Waldorf m’en ont fait le récit détaillé). Il y a eu des démarches pour me diffamer dans ma vie professionnelle : Nicolas Tavernier, Président de l’ANPAPS (association nationale pour la promotion et l’avenir de la pédagogie Steiner-Waldorf) est venu personnellement me diffamer auprès de la Présidente de mon syndicat enseignant ; le secrétaire-comptable de l’école Steiner-Waldorf de Verrières-le-Buisson a écrit publiquement aux collègues du lycée où j’enseignais pour me diffamer, etc. Des membres de ma famille ont été contacté pour me diffamer auprès d’eux. Il y a eu des menaces d’agressions physiques et des menaces de mort : un anthroposophe a menaçé de me frapper s’il me croisait dans la rue, puis s’est s’adressé à moi dans une vidéo en brandissant une hache. Enfin, une dénonciation calomnieuse a conduit à ma mise en garde à vue injustement, comme cela a été relaté dans la presse. J’ai consigné une partie de ces actes de harcèlement dans un article intitulé 10 ans de harcèlement par les anthroposophes. Le coordinateur de cette campagne de harcèlement en bande organisée était Louis Defèche, chargé de communication de la Société Anthroposophique Universelle.

Le point d’orgue de cette campagne de harcèlement et de diffamation a consisté, pour les anthroposophes, à planifier un lynchage médiatique, avec la complicité de plusieurs journalistes du quotidien Le Monde. Ainsi, en juin 2021, j’ai reçu une invitation du journaliste Auréliano Tonet, qui faisait mine de vouloir m’interviewer dans les colonnes de son journal, dans le cadre de la publication d’une série d’été sur Rudolf Steiner. Il pretendait vouloir réaliser une enquête impartiale, mais je me suis mefié car plusieurs de ses propos sonnaient faux. En réalité, il cherchait à me piéger en me faisant dire des choses qu’il aurait pu sortir de son contexte et retourner ensuite contre moi. L’entretien a eu lieu en compagnie de deux autres journalistes, Virginie Larousse et Violaine Morin, également complices des anthroposophes. Ayant percé à jour leurs fourbes intentions, je leur ai interdit, par lettre recommandée avec AR, de me citer. Ils m’ont néanmoins diffamé dans leurs articles, comme cela était prévu à l’avance. Toutefois, ces publications furent une telle apologie de l’anthroposophie qu’elles ont suscité un veritable tollé, dans l’opinion comme dans d’autres journaux, déclenchant meme une enquête de Arrêt sur image, le média qui enquête sur les médias. Grâce à une indiscrétion de l’une des journalistes qui a participé à ce publi-reportage en faveur de l’anthroposophie, Ophélie Neiman, le site de debunkage Fact and Furious a pu établir, preuves à l’appui, que ces publications du Monde suivaient, quasiment à la virgule près, un dossier qui avait été préparé en amont par Louis Defèche, le chargé de communication de la Société Anthroposophique Universelle, également coordinateur de la campagne de harcèlement contre moi. Le commanditaire direct de cette série d’articles était Jérôme Fénoglio, rédacteur en chef du Monde, agissant probablement lui-même sous ordre.

Cette série d’articles, parue en juillet 2021, explique sans doute le fait que les anthroposophes se soient désistés de leurs procédures judiciaires en appel quelques semaines auparavant : sentant qu’ils risquaient de perdre lourdement devant la Justice, ils ont préféré tout miser sur une campagne de diffamation médiatique de grande ampleur par le biais d’un média national.

Conjointement à ces procès et à cette campagne de harcèlement, les anthroposophes ont fait publier, par un pseudo-journaliste suisse (en réalité un ancien élève Steiner-Waldorf devenu anthroposophe, rédacteur d’une boîte de communication que les anthroposophes ont rémunéré pour ses services) un article infâme affirmant que j’aurais commis une agression sexuelle sur une élève mineure lorsque j’étais professeur à l’école Perceval de Chatou en 2007, alléguant que ma dénonciation de l’anthroposophie et des écoles Steiner-Waldorf serait motivée par un esprit de revanche suite à cette évènement. Le tribunal de Strasbourg, dans ses attendus du 7 octobre 2021, a donné tort à cet article, qui avait été versé au dossier de l’accusation, et précisé explicitement que mon combat est animé par le seul devoir de vérité.

Publié dans un premier temps sur le « blog de Médiapart » (et non sur Médiapart lui-même), cet article en a été retiré quelques jours après, car ce média a jugé qu’il enfreignait ses règles et se livrait à une entreprise de diffamation coupable. Médiapart savait qu’il aurait pu être condamné pour cela. C’est pourquoi l’auteur a été contraint de le republier sur le blog de sa propre boîte de communication.

Le procédé utilisé ici par les anthroposophes est commun à d’autres sectes et porte un nom : la propagande noire. Celle-ci consiste à salir, par tous les moyens, la réputation d’une personne, afin que nul ne l’écoute. Il est assez efficace, car peu identifié du grand public. On ne peut répondre à cette propagande, car elle semble émaner d’une source neutre et se propage sous forme de rumeurs. Elle a pour fonction d’empêcher que les proches du mouvement sectaire, comme les anciens élèves Steiner-Waldorf, ne se mettent à douter. Elle a aussi comme rôle d’introduire un doute, dans l’esprit de l’opinion et des journalistes, au sujet du lanceur d’alerte qui dénonce la secte.

Je vais en dire quelques mots :

– L’article en question a été écrit sans respect du contradictoire, qui est une base élémentaire du droit de la presse. De plus, il a été publié sur un site domicilié en Suisse, pour échapper aux poursuites judiciaires en France. Enfin, l’auteur est connu pour ses articles conspirationistes et complotistes, notamment au sujet du 11 septembre. Il s’agit d’un ancien élève Steiner-Waldorf, proche des anthroposophes et/ou anthroposophe lui-même, qui déclare vouloir « remettre l’Église au centre du village », c’est-à-dire abolir les acquis des Lumières. Il n’est pas journaliste, mais communiquant.

– La loi fait obligation à tout établissement scolaire où un élève se plaindrait d’attouchements de faire immédiatement un signalement auprès des services de Police. Dans l’affaire qui me concerne, l’ecole Perceval de Chatou n’a fait aucun signalement. S’il y a eu plainte d’une élève – ce qui n’est même pas certain – l’école Perceval de Chatou aurait donc dû procéder à un signalement en bonne et dûe forme. Elle ne l’a pas fait. Ce qui signifie que – s’il y a eu plainte d’une élève et que l’école n’a délibérément pas fait de signalement – Madame Danièle Burlotte, alors directrice de l’établissement, s’expose (ou s’exposait) à de lourdes sanctions pénales. Cela confirmerait en outre l’un des aspects que je dénonce depuis longtemps au sujet des écoles Steiner-Waldorf : elles ignorent les lois et les règles élémentaires du droit et cherchent avant tout à protéger leurs réputations plutôt que leurs élèves.

Agir ainsi est particulièrement grave pour l’élève, s’il a été victime. Mais cela l’est aussi pour le professeur, si celui-ci est innocent. Car en refusant que la Justice s’immisce dans ses affaires internes, l’école ne permet pas que la vérité soit faite. Pour se protéger, elle lèse ainsi au moins un parti, sinon les deux, puisque personne ne poura connaître ce qui s’est réellement passé, faute de confrontation et d’investigation quand il aurait fallu le faire, c’est-à-dire au moment des faits.

Pour ma part, je démens catégoriquement ces accusations d’attouchements. J’ai de nombreuses choses à me reprocher en tant qu’ancien professeur Steiner-Waldorf, comme d’avoir endoctriné mes élèves à l’anthroposophie, ou contribuer à dissimuler des faits qui auraient dû être porté à la connaissance des autorités, comme le faisaient également mes autres collègues, sans exception. Ou encore le manque d’empathie et de savoir-vivre dont je faisais preuve à l’époque. Car, au cours de ma scolarité, j’avais été éduqué pour devenir un gourou de l’anthroposophie. Au sein de ce système dans lequel j’avais grandi et pour lequel j’avais été formaté, je n’étais pas l’auteur d’une grande partie de mes propres actes : j’étais sous emprise. Cela n’abolit bien sûr pas ma responsabilité personnelle, mais cela l’atténue et la contextualise.

J’ai ainsi commis des actes dont je ne suis aujourd’hui pas fier, mais qui ne me paraissaient absolument pas répréhensibles à l’époque, car j’avais vu mes professeurs les faire lorsque j’étais moi-même élève, et je voyais également mes collègues les accomplir, eux-aussi, lorsque j’étais professeur des écoles Steiner-Waldorf. Entré à l’age de neuf ans à l’école Steiner-Waldorf, j’avais en effet été éduqué dans un univers où de nombreux actes illegaux étaient considérés comme normaux. Par exemple, il était parfaitement normal et admis, dans les écoles Steiner-Waldorf, que des professeurs draguent, sortent, couchent et même aient une vie commune, sous le même toit, avec certain(e)s de leurs élèves. J’indique le féminin ET le masculin dans la phrase qui précède, car ces professeurs avaient aussi bien des relations homosexuelles qu’hétérosexuelles avec leurs élèves ; et les professeur(e)s qui couchaient avec leurs élèves étaient autant des hommes que des femmes. Tous ne le faisaient pas, mais tous savaient que certains le faisaient. Parmi ces professeur(e)s que j’ai connu(e)s, certain(e)s sont encore en fonction, ou n’ont jamais été inquieté(e)s ni dénoncé(e)s après leurs départs en catimini des écoles Steiner-Waldorf, quand le scandale menaçait d’éclater. Beaucoup de ces enseignant(e)s ont tout simplement migré d’une école Steiner-Waldorf à une autre, là où leurs réputations ne les avaient pas encore précédées, avec la bénédiction de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf. Cela fait partie du « folklore » bien connu (en interne) de ces écoles. Je fais état de cette réalité car je peux assumer ce que j’ai fait, mais je n’ai pas à m’accuser d’actes que je n’ai pas commis et à accepter une accusation d’attouchements mensongère. D’ailleurs, aucune plainte n’a été déposée contre moi : la présomption d’innocence s’impose.

A l’appui de ces accusations, les anthroposophes et le rédacteur anthroposophe suisse ont produit une lettre, adressée à une de mes anciennes élèves, dans laquelle je semble reconnaître des faits d’agression envers elle. Je me suis expliqué sur ce courrier dès décembre 2018 – c’est-à-dire avant la parution de cet article publiant la lettre en question, le 11 juillet 2019 – dans le podcast de Méta de Choc (paru en avril 2019), en relatant comment ces « aveux » m’ont été extorqués par mon ancienne compagne de l’époque, Cécile Acremant, qui menaçait de me quitter si je n’écrivais pas ce qu’elle m’avait dicté, agissant elle-même sous les ordres des professeurs de l’école Perceval de Chatou dont son père, Joël Acremant, était un membre dirigeant. Cela survenait dans un contexte très conflictuel entre moi et la direction de cette école, à laquelle je ne cessais de faire des reproches et qui me détestait pour cela. C’est d’ailleurs ma compagne qui a communiqué ultérieurement cette lettre – dont elle avait exigé un exemplaire pour elle-même lorsque nous étions ensembles – à la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France.

Certains journalistes se sont senti en droit de mentionner cette affaire sans évoquer le contexte dans lequel elle s’est produite, ni les explications que j’ai donné à ce sujet. Les uns l’ont fait dans une intention délibérée de me nuire, comme la journaliste du Monde Virginie Larousse, proche des anthroposophes. Mais d’autres l’ont fait en croyant obéir à leur devoir d’impartialité, comme Géo Bauvraud, du journal Rue 89 Strasbourg. C’était, à mon sens, ne pas tenir compte du devoir journalistique complémentaire de rendre compte du contexte permettant de comprendre ce qui s’est réellement passé lorsqu’on relate un fait grave. Or, ce contexte était celui d’une secte dans laquelle j’étais sous emprise, parce que j’y avais été élevé durant toute mon enfance, loin des repères normaux du légal et de l’illégal, du Bien et du Mal, conditionné notamment à m’auto-accuser en permanence.

Je suis bien conscient que je vais devoir vivre le reste de mon existence avec cette rumeur, qui a déja eu d’importantes répercussions sur ma vie personnelle. J’ai fait le choix de l’assumer dès 2011, lorsque mon premier article dénonçant les écoles Steiner-Waldorf eut paru sur le site de l’UNADFI, car je savais que mon témoignage aiderait des victimes, passées, présentes et futures. Et les faits m’ont donné raison. De nombreux autres témoignages corroborant le mien sont venus peu à peu. D’autres viendront encore. Ils ne sont certes que la pointe emergée de l’iceberg de souffrances et de crimes que cachent les écoles Steiner-Waldorf, derrière leur devanture de pédagogie alternative respectueuse du développement de l’enfant. Mais ils sont suffisamment nombreux et significatifs pour se faire une idée de ce qui s’y passe réellement.

Le 3 novemvre 2022, le rapport de la Miviludes de 2021 a d’ailleurs corroboré et longuement cité mon témoignage, qualifié à cette occasion par cette instance interministérielle d’ « extrêmement précieux ». Les saisines de cet organisme au sujet des écoles Steiner-Waldorf se sont en effet multipliées depuis la libération de la parole que j’ai rendu possible en France. La nécessité, pour les victimes, de comprendre ce qui leur est arrivé, est grande : mes écrits répondent à cette demande.

J’ai décidé de ne pas me défendre par voie de Justice contre ces accusations, en portant plainte pour diffamation contre ceux qui diffusent sciemment cette rumeur contre moi. En effet, je sors de dix années de ma vie pendant lesquelles j’ai subi, de la part des anthroposophes, pas moins de six procédures judiciaires. Je sais donc, mieux que quiconque, à quel point vivre avec des procès en cours est extrêmement éprouvant, coûteux et au final ingrat, même quand la Justice vous donne raison et vous dédommage, comme ce fût mon cas. Car rien ne vous dédommage vraiment de vivre plusieurs années de vôtre vie sous l’épée de Damoclès de procédures judicaires. Il est donc hors de question pour moi, après 30 ans dans une secte et déjà 10 ans de procès, que je me rajoute encore, de mon propre fait, des années de galère. Car j’ai aussi une vie à vivre, et même à bâtir, ne sortant pas indemne de ces années passées dans cette secte, ni du harcèlement que j’ai subi. Par ailleurs, je suis un simple professeur de l’Education Nationale et la Justice française est clairement hors de portée de mes moyens : par égard pour ceux qui me soutiennent, je ne souhaite pas multiplier les appels aux dons.

Comme on ne se défend pas d’une accusation de crime ailleurs que devant un tribunal et qu’il n’y a jamais eu aucune plainte à mon encontre à ce sujet, je refuserais de répondre aux questions qui me seront posées concernant cette accusation, qu’elles viennent de journalistes ou d’ailleurs. Car toute réponse de ma part serait le meilleur moyen d’alimenter une rumeur déjà instrumentalisée par les anthroposophes. Si je dois un jour donner des précisions supplémentaires, ce sera dans un cadre que j’aurais choisi et qui me permettra d’exposer posément l’ensemble du contexte, ce que ne peuvent pas faire des journalistes, pressés par le temps ou par le peu d’espace d’écriture qui leur est alloué, sans parler du fait qu’ils sont généralement peu formés aux mécanismes subtils d’emprise des sectes.

Je suis bien conscient également que je dois désormais vivre le reste de ma vie espionné par les anthroposophes, qui ont mobilisé d’importants moyens à cet effet. J’ai ainsi la certitude que des membres d’une école Steiner-Waldorf sont venus m’attendre en bas de chez moi pour me suivre dans mes allées et venues, notamment pour localiser l’établissement où j’enseigne afin de pouvoir m’y diffamer auprès de mes collègues. Je pense aussi qu’un détective privé a été engagé pour surveiller mes faits et gestes et a enquêté sur mon passé. Je crois également qu’il est tout-à-fait dans les options des anthroposophes de manigancer des coups montés, avec de faux témoignages, visant à me discréditer publiquement, comme le fait volontiers la Scientologie : si cela arrive, je ne pourrais que m’en remettre qu’à la sagacité des journalistes et de l’opinion publique. Mais je ne conseille pas aux anthroposophes de s’y essayer : leurs manœuvres commencent à être connues et je leur prédis que cela se retournera contre eux, comme toutes les attaques qu’ils ont lancées contre moi jusqu’ici. Enfin, je n’exclue pas un jour être victime d’un acte de violence qui aura été encouragé et/ou commandité par les hautes instances de l’anthroposophie, que celles-ci soient identifiées par la suite ou non, car ce sont aussi les méthodes de cette secte. Ou d’un accident, voire d’un suicide déguisé : je les connais assez pour être en droit de penser qu’ils en sont capables, compte tenu des enjeux financiers et de leur fanatisme – et je n’oublie pas l’étrange fin d’Helen Saunders, à Stroud. Je vivrais donc prudemment, mais pas dans la peur. Là encore, je déconseille aux anthroposophes de tenter cette funeste entreprise : la vérité se fera d’elle-même après ma mort !

Je tiens à préciser une dernière chose, que parfois les journalistes qui m’interrogent ont tendance à oublier : je suis moi-même une victime, pas un militant. J’ai moi-même été victime de l’endoctrinement des écoles Steiner-Waldorf. J’ai moi-même été violenté physiquement et psychologiquement dans ces établissements. J’ai moi-même été séparé de ma famille lors de mon enfance et mon adolescence par les professeurs des écoles Steiner-Waldorf où j’ai fait ma scolarité, lesquels se sont employés à couper les ponts entre moi et mes proches. J’ai moi-même subi cette destruction de ma personnalité véritable pour devenir ce proto-anthroposophe que les professeurs Steiner-Waldorf ont voulu faire de moi. J’ai moi-même eté privé d’une éducation qui m’aurait permis d’apprendre bien plus tôt à aller vers les autres et comment se comporter avec eux. J’ai moi-même subi cette perte de chances dans mon parcours universitaire et professionnel en raison de la déficience de ma scolarité Steiner-Waldorf, qui ne m’a volontairement pas transmis les connaissances ni développées les compétences auxquelles j’aurais pu accéder dans un système scolaire normal.

Et ce n’est pas parce que, par un effort colossale de la pensée, j’ai pu me désendoctriner, ni parce que je n’ai jamais fléchi un seul genoux à terre malgré les procès et le harcèlement qu’ils m’ont fait subir pour me faire taire, que je ne suis pas une victime des anthroposophes. Je suis resté debout et j’ai tenu bon, mais je suis une victime des écoles Steiner-Waldorf et de l’Anthroposophie ! Et c’est en tant que victime que je parle.

Le combat continue. De nombreuses autres personnes ont pris le relais de mon travail de dénonciation de l’anthroposophie et des écoles Steiner-Waldorf. Certaines le font avec une rigueur qui force mon admiration. Je m’en réjouis, car je sais que cela fait avancer cette cause, dont je ne me sens nullement propriétaire, et me permet, à titre personnel, de prendre moins sur mes épaules, ou de passer à autre chose si je le souhaite.

Mon combat est désormais partagé. Et il se poursuivra quand je ne serais plus là pour le mener. Quelle qu’en soit l’issue, il montre chaque jour un peu plus le vrai visage des anthroposophes !

Grégoire Perra

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